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L’autre pandémie !

Publié le jeudi, 09 juillet 2020

La pandémie de Covid-19 sème la terreur et plonge le pays dans le désarroi. A Antananarivo, le nouvel épicentre du fléau, on est partagé entre l’angoisse et l’impuissance. Bien que les données statistiques des dernières soixante-douze heures affichent un semblant d’éclaircie, on est encore loin  de l’orée. La guerre bat toujours son plein ! Selon des experts, voix autorisée, en la matière, la Ville des Mille est infestée de cet indésirable virus. La lutte se corse dans la mesure où les Tananariviens rechignent ouvertement à se plier au respect des consignes à même les plus élémentaires. Le geste barrière, la distanciation d’un mètre, la mesure la plus simple mais également la voie la plus facile au Covid-19 pour sévir est ignorée par l’ensemble de la population. Est-ce réellement par ignorance ou  par une volonté délibérée d’enfreindre la loi, comme d’habitude. Le respect du confinement total subit la résistance des gens.
Avec la recrudescence de la pandémie notamment à Antananarivo, le Gouvernement décide de durcir le ton. Toutes les dispositions relatives au confinement à 100 % reprennent de nouveau.  Mais, la population manifeste un caractère rebelle. En ville, le jeu-poursuite entre le chat et la souris impliquant les Forces de l’ordre et les marchands informels amuse la galerie. Une image devenue classique par la force du temps. Les autorités en charge de faire appliquer les consignes devraient faire preuve davantage d’ingéniosité afin de dénicher une autre formule beaucoup plus convaincante car à la longue, le classique tableau frise le ridicule. 
Seulement, un autre type de pandémie, plutôt virtuelle, mais aussi redoutable que celle du nouveau coronavirus se fait inviter sur le plateau. Comme si la tourmente du peuple  causée par la pandémie réelle du Covid-19 ne suffit pas que voilà une autre sème la pagaille. Cette « autre pandémie » se présente sous la forme d’intox, de désinformation. En effet, de folles  rumeurs se déchainent sur la place publique. Des « fake news » véhiculées à travers les réseaux sociaux polluent l’atmosphère politique et sociale, déjà tendue en soi, du pays. Les tenants du régime sont les cibles privilégiées des balles de ces intox. Le Chef de l’Etat Rajoelina et sa famille se trouvent au centre des tirs croisés. On balance gratuitement des infos démentielles selon lesquelles le Président aurait contracté le virus du Covid. Une publication sans fondement aucun. Un autre pavé dans la mare, un remaniement se concocterait-il là-haut dans le Palais d’Iavoloha ou sur la colline d’Ambohitsorohitra ! Sans nul doute, les ténors de l’opposition, entre autres les grosses têtes du RMDM, sautant sur l’occasion d’une apparente impasse du moment, profitent pour semer des mensonges. Le but inavoué consiste à attirer l’attention du locataire d’Iavoloha sur la nécessité à apporter certain changement des membres du Gouvernement. Et ils sont intéressés ! Le remaniement en France semble leur susurrer l’idée à l’oreille. Seulement, malheur pour eux, une telle éventualité ne figure pas, du moins pour le moment, dans l’agenda du numéro Un du pays. La priorité et l’urgence sont ailleurs. Ils doivent s’en mordre les doigts et s’armer beaucoup plus de patience.
Le poids du combat contre la pandémie du Covid-19 pèse lourdement au pays. L’autre pandémie, l’affluence des intox, complique la bataille et rend incertaine la célérité de la victoire.
Ndrianaivo


Le premier semestre de l’année 2020 vient de toucher à sa fin. Pour Madagascar en particulier, les six premiers mois de cette année auraient dû être décisifs et festifs. Le remaniement du Gouvernement en début d’année aurait dû apporter un nouvel élan dans la réalisation des velirano du Président de la République. Un élan vite coupé par la pandémie de coronavirus.  La réhabilitation du Stade Barea de Mahamasina ou encore la modernisation du Rovan’Antananarivo dont les inaugurations étaient initialement prévues avoir lieu avant la fête nationale, ont été retardées, en grande partie, à cause de la pandémie, qui a débarqué dans la Grande île à la mi-mars. Victimes collatérales de la pandémie, les négociations autour de la restitution des îles éparses ont été également mises en stand-by. Toujours à cause du coronavirus, l’ancienne ministre de l’Education nationale a également été démise de ses fonctions suite à une polémique autour de bonbons sucettes. Le premier semestre à Madagascar a, comme partout ailleurs dans le monde, été marqué par la pandémie de coronavirus. Depuis son apparition à la fin de l’année dernière, le virus a fait près de 500 000 décès dans le monde et plus de 10 millions de cas confirmés de contamination. A la date d’hier, Madagascar compte 33 décès et plus de 2400 cas de contamination avérés.
Si le premier semestre restera marqué par les nombreuses semaines de confinement qui ont mis le pays sur pause, à fin juin, le bilan n’est pas totalement négatif. Durant ce premier semestre, les scientifiques malagasy ont réussi à mettre au point le remède traditionnel amélioré Covid-Organics (CVO), destiné à lutter contre le coronavirus. Victime d’un acharnement de la part notamment des médias occidentaux, le tambavy à base d’artemisia, dont les vertus curatives contre le coronavirus sont aujourd’hui reconnues, a rapidement révélé un élan de solidarité et de soutien en faveur de Madagascar, notamment sur le continent africain. Les pays africains qui ont d’ailleurs été nombreux à recevoir des dons de Covid-Organics de la part de Madagascar.  Durant cette période sombre, l’Etat malagasy a également mis au point un plan d’urgence social en faveur des victimes de la crise du Covid-19 et les mesures de confinement prises en vue d’enrayer sa propagation, pour ne citer que le Tosika Fameno, le Vatsy  Tsinjo, et prochainement les Tsena Mora. Pour lutter contre la propagation de la pandémie, l’Etat a également mis en place une stratégie pour augmenter le nombre de tests. Dans ce cadre, des laboratoires d’analyses médicales ont été réhabilités, et un autre a vu le jour. Toujours dans ce contexte, une usine pharmaceutique, en l’occurrence la Pharmalagasy, doit voir le jour dans les prochaines semaines. Dans le cadre de la relance économique du pays, Gasycar, une marque de véhicules malagasy vient de sortir.
La rédaction

Mise au point. La porte-parole du Gouvernement et non moins ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo a répondu hier à la polémique autour du détournement d’une somme de 193 millions de dollars de la Banque mondiale vers des paradis fiscaux que certains détracteurs attribuent au régime actuel. Au cours d’une interview en marge de la distribution de CVO à l’Académie nationale des sports à Ampefiloha hier dans la matinée, la porte-parole du Gouvernement a remis les pendules à l’heure.
« L’étude qui fait mention de ces fonds existe bel et bien », explique-t-elle de prime abord, expliquant cependant que les dates durant lesquelles les enquêtes ont été menées par la Banque mondiale sont claires : « Elles se situent entre 1990 et 2010 ». « D’une part donc, ces faits n’ont pas été commis durant l’actuel régime, ni encore durant la période transitoire dans le pays, mais bien avant. Et nous connaissons tous qui ont été à la tête du pays durant ces périodes. Les deux anciens Chefs de l’Etat qui en parlent actuellement sont  les principaux concernés », affirme la porte-parole du Gouvernement en réplique aux accusations portées à l’encontre de l’actuel Exécutif.
Lors de leurs dernières interventions médiatiques respectives, deux anciens Présidents, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka, ont réclamé la transparence sur la gestion des fonds reçus par Madagascar pour combattre le coronavirus. Ces deux ex-locataires d’Iavoloha ont évoqué l’existence de fonds qui ont été transférés dans les paradis fiscaux.
La lutte contre la corruption, la lutte contre les fraudes financières ainsi que la bonne  gouvernance sont des priorités de l’actuel pouvoir, précise la porte-parole du Gouvernement. Dans ce cadre, l’Etat malagasy affirme sa volonté de collaborer avec la Banque mondiale pour le rapatriement de ces fonds à Madagascar. « Des étapes ont été faites par l’Etat. Des échanges avec la Banque mondiale ont été faits. L’Etat malagasy est prêt à aider cette institution financière à rapatrier ces fonds. Ces 193 pourraient aider la population malagasy à travers la construction d’infrastructures et bien d’autres choses. Il est donc inacceptable que ces fonds soient dans des paradis fiscaux. L’Etat et le Président de la République affirment leur volonté d’aider au rapatriement de ces fonds », précise Lalatiana Andriatongarivo.
La rédaction

la une du 10 juillet 2020

Publié le jeudi, 09 juillet 2020

L’heure est grave. La hausse du nombre de nouveaux cas de contamination au Covid-19 se trouve au cœur des préoccupations aussi bien chez les simples citoyens que chez les dirigeants. Le sujet a, d’ailleurs, à l’ordre du jour lors du Conseil des ministres, toujours par visioconférence, démarré avant – hier en présence du Président Andry Rajoelina. Il a surtout été question d’améliorer la capacité de prise en charge des patients atteints de la pandémie à Madagascar et notamment pour la Région d’Analamanga qui est devenue le nouveau foyer de contamination.
L’Etat a ainsi décidé d’enclencher la vitesse supérieure à travers la mise en place de plusieurs centres de traitement du Covid-19. Des centres dont la capacité d’accueil sera d’au moins 200 malades chacun et ces centres  compteront environ 25 jusqu’à 55 professionnels de la santé (médecins et paramédicaux). Le premier centre du genre ouvrira officiellement ses portes ce jour au niveau du Centre de commandement opérationnel (CCO) sis à Ivato. En cours d’aménagement depuis le début de cette semaine, le Lycée technique professionnel d’Alarobia sera inauguré ce jour. Une partie du Village Voara sera également aménagée.
Ces endroits seront destinés à accueillir les patients qui présentent des symptômes plus ou moins importants et ne peuvent pas subir des traitements à domicile pour diverses raisons. Le regroupement des agents de santé à un même endroit vise à pallier l’insuffisance du nombre de spécialistes dans le traitement de la pandémie.
Chaque centre sera pourvu de lits ainsi que de places spéciaux pour les formes graves. Les cas asymptomatiques sont, quant à eux, encouragés à rester chez eux en respectant toutes les mesures nécessaires pour éviter la contamination d’autres personnes. En outre, de nouvelles dispositions seront prises pour accueillir les malades dans les Centres de santé de base (CSB II). Ces centres de proximité seront approvisionnés en médicaments et Covid Organics pour faciliter le traitement des malades.

La Rédaction


« Vous êtes un journaliste et vous êtes censé être au courant de l’information. Toutes les activités s’arrêtent à partir de midi, la presse ne fait pas exception ». C’est ainsi que s’est exprimé, avant-hier mercredi à 19h15, un des militaires préposés au barrage érigé au niveau de la RM1 (Andohan’Analakely) lorsque nous lui avons décliné notre fonction ainsi que la raison de notre déplacement à cette heure de la soirée. Et l’on aura beau essayer de lui faire entendre raison, rien n’y fit. L’homme en uniforme, d’un ton sec, nous somma d’aller voir ailleurs avant de tourner talon.
Les instructions émanant des hiérarchies auraient-elles été mal répercutées aux hommes sur terrain, ou serait-on en présence  d’excès de zèle ou d’abus d’autorité de la part de ces derniers ? Nul ne le sait. Toujours est-il que de telles situations sont loin d’être isolées et s’observent dans différents quartiers de la Capitale et à différentes périodes de la journée.
Et certaines scènes en viennent même à être cocasses, tant elles dépassent parfois l’entendement. Personne, par exemple, n’a compris pourquoi, à un moment de la journée où la circulation automobile est encore autorisée,  l’accès direct au rond-point devant le Sénat (en venant d’Andrefanambohijanahary) a été obstrué par un engin blindé et les automobilistes invités à monter sur le trottoir pour revenir dans la chaussée juste après avoir contourné ledit  véhicule militaire (!). De même, beaucoup ont été surpris, le premier jour du retour du confinement, par le barrage érigé au beau milieu de la matinée à Ampitatafika (un quartier périphérique, mais toujours dans la Région d’Analamanga), provoquant ainsi un embouteillage monstre de véhicules en tous genres et ce, alors que tout rassemblement, même de moins de 50 personnes, venait d’être de nouveau interdit.
D’une manière générale, dès le début de l’après-midi, de tels barrages se rencontrent dans le quotidien ici et là à Antananarivo (Ronds-points d’Ambohidahy et d’Antanimena, pour ne citer que ceux-là) et tout semble laisser croire qu’ils ont pour unique objectif de jouer sur les nerfs des usagers de la route, ceux-là mêmes qui, pourtant, sont encore autorisés à circuler.  Ces derniers sont en effet contraints d’effectuer de longs et tortueux détours inutiles pour arriver à destination, alors que celle-ci, dans certains cas, n’est qu’à quelques centaines, voire dizaines de mètres du blocage. Détail significatif, dans bon nombre de cas, ce sont  les militaires eux-mêmes qui indiquent la déviation à prendre pour contourner leur propre barricade. C’est pour dire que la finalité est seulement de rendre la vie difficile aux malheureux automobilistes, pour ne pas dire d’… énerver ceux-ci. Ce qui, il faut bien le reconnaître, n’est pas pour contribuer à détendre une atmosphère déjà stressant pour tout le monde.
A signaler cependant un rayon de soleil dans ce tableau obscur des barrages de la Capitale.  Celui offert par un militaire posté à Ambalavao Isotry qui, au vu du macaron officiel « Presse » dont est estampillé notre véhicule, ainsi que de notre carte professionnelle de journaliste, nous adressa un salut cordial gratifié d’un « Omen-dàlana am-panajàna ianao ». C’était également avant-hier mercredi à 15h30.
La Rédaction

La ministre de la Communication et de la Culture Lalatiana Rakotondrazafy a rassuré hier qu’aucun membre de l’Exécutif n’est atteint ou malade du coronavirus. Elle a également affirmé que le député Lucien Rakotomalala n’est pas mort du coronavirus.

« Ni le Président de la République ni aucun membre du Gouvernement n’est infecté ou malade du coronavirus ». Ce sont les propos hier de la ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Rakotondrazafy. Des explications en réponse aux fausses nouvelles qui circulent sur la toile et dans le microcosme politique.
Tous les membres de l’Exécutif se portent donc bien et sont aptes à poursuivre leurs activités pour remplir les missions qui leur sont assignées. La ministre répond également que « certains avancent qu’il y a une femme ministre malade ». Elle a rétorqué que « ce n’est pas vrai ». Les propos véhiculés par l’opposition ne sont que de fausses nouvelles.
Pour ce qui est de la tenue de la visioconférence, la ministre a avancé que « la tenue des rencontres ou des conseils par visioconférence est une pratique courante dans le monde entier ». Il ne s’agit nullement d’une preuve que certains membres de l’Exécutif sont infectés ou malades du coronavirus. Il s’agit tout simplement d’utiliser les nouvelles technologies au service des actions de développement.
En outre, la ministre a apporté de l’éclaircissement concernant le décès du député élu à Morombe, Rakotomalala Lucien.  Elle a expliqué que « les symptômes qu’il présentait s’apparentaient au coronavirus, mais lorsqu’il a fait un test PCR, celui-ci était négatif ».
Par ailleurs, il n’a donc pas été comptabilisé parmi les morts du coronavirus. « Pour le CCO, seuls les malades et les morts du coronavirus sont comptabilisés. Il n’a donc pas été comptabilisé parmi les morts du coronavirus ou parmi les personnes infectées », a ajouté la ministre. Des explications appuyées par la porte-parole du Centre de commandement opérationnel Covid -19 Ivato, le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle lors de son allocution quotidienne sur les ondes nationales hier.
La lutte contre la pandémie de coronavirus se poursuit. Les autorités appellent tout un chacun à ne pas baisser la garde. Il est impératif que les citoyens, notamment les habitants de la Région d’Analamanga, restent chez eux et font des gestes barrières une bonne habitude.
La rédaction



Nouveau protocole de sortie. Depuis cette semaine, les critères de sortie des patients hospitalisés  pour Covid-19 et des personnes testées positives en  traitement à domicile ont été mis à jour. Désormais,  l’obtention de deux tests par PCR négatifs a au moins 24 heures d’intervalle en guise de confirmation de la rémission des patients atteints du  coronavirus révolus. Face aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 17 juin dernier, les autorités sanitaires  ont adopté de nouveaux critères pour lever l’isolement des patients atteints du Covid-19. Pour les patients symptomatiques, ils peuvent sortir 10 jours après l’apparition des symptômes, plus au moins trois jours d’absence de symptômes y compris la fièvre et les symptômes respiratoires. Quant aux  cas asymptomatiques, ils sont libérés après 10 jours du test de confirmation PCR positif.   Selon ces critères cliniques donc, les symptômes doivent avoir disparu depuis au moins trois jours avant que l’isolement du patient puisse être levé, la durée minimale de l’isolement étant de 13 jours à compter de l’apparition des symptômes «  Par exemple si un patient présente des symptômes pendant deux jours,  il peut être sorti de l’isolement après 13 jours à compter de la date d’apparition des symptômes. Pour un patient présentant des symptômes pendant 30 jours, il peut être libéré 33 jours après l’apparition des symptômes », explique le directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique, docteur Lamina Arthur.  

Selon l’OMS, le virus peut rarement être mis en culture à partir d’échantillons respiratoires après le neuvième jour suivant l’apparition des symptômes, en particulier chez les patients atteints d’une forme bénigne de la maladie. « Nous avons constaté que généralement à ce stade, il y a une augmentation du nombre d’anticorps neutralisants et la disparition des symptômes. Il semble qu’il n’y ait pas de risque à lever l’isolement des patients sur la base de critères cliniques exigeant un isolement d’au moins 13 jours, plutôt que sur la base de tests PCR répétés », souligne ladite organisation.

Selon  le professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle hier,  cette mesure a été prise en constatant que l’application de la recommandation initiale d’obtenir deux tests par RT-PCR négatifs à au moins 24 heures d’intervalle avait été extrêmement difficile à appliquer. Effectivement pour Madagascar, en dehors des établissements hospitaliers, en particulier le traitement à domicile, le  manque de fournitures, de matériel et de personnel de santé  est constaté. Des laboratoires  d’analyses n’existent pas  aussi dans plusieurs  zones où la transmission est intense. Il a fallu attendre des jours voire des semaines  après l’envoi des prélèvements avant d’obtenir les résultats  confirmant la guérison entre autres. 


K.R.


Les ravisseurs  ne cessent de perdre un homme dans leurs rangs, et toujours les gros gibiers ! Jointe hier, la Gendarmerie a confirmé l’élimination de Jasmin Randriamihantanirina, alias Man. Bien que notre source au niveau de cette Force semble n’être pas encore disposé à s’exprimer largement sur l’affaire, elle a pourtant confirmé la nouvelle de l’élimination du suspect à Ankadiefajoro, mardi matin dernier.
D’après une brève explication fournie par notre source, des gendarmes étaient dans la maison sise dans cette localité de banlieue de Tanà  où le  suspect a caché des armes. Mais Man a  voulu faire le malin et a cherché l’affrontement avec ses gardes.  Il a utilisé la ruse en annonçant l’impérieux besoin de se soulager dans les toilettes.  C’est là qu’il a pris discrètement une grenade dans le but d’attaquer ouvertement les gendarmes. « Il a jeté une grenade sur les gendarmes. En position de légitime défense, ces derniers ont dû répliquer par des tirs d’armes à feu sur le suspect. Le suspect fut mortellement touché par les projectiles des Forces de l’ordre », dixit cette source.
Le 4 juillet dernier, la Gendarmerie était déjà sur la piste de Man alors qu’il se trouvait encore à Mahajanga, chez ses amis. Par la suite,  les gendarmes ont pu l’arrêter grâce à un renseignement. Décision fut alors prise pour le faire regagner la Capitale pour la poursuite de l’enquête. C’était l’occasion pour Man de parler aux gendarmes de sa maison à Ankadiefajoro et des armes qu’il aurait cachées. Dans la liste des objets trouvés sur place, une kalachnikov, des chargeurs, au moins une dizaine, sans parler bien sûr des grenades. Effectivement, le renseignement fourni par le suspect semble s’avérer juste jusqu’au moment où ils l’ont donc abattu à cause de sa tentative pour s’échapper et résister par la force.
Man figure dans la liste des personnes activement recherchées depuis l’année 2 000 pour multiples affaires d’enlèvements survenus chez nous dont ceux de Navaz ou d’Anil Karim. Bien entendu, l’homme fut l’un des proches collaborateurs de Lamà, lui aussi éliminé au cours d’une mini-escarmouche liée à son arrestation avec les gendarmes, il y a quelques mois de cela à Analamahitsy. Ainsi du funeste trio activement recherché et formé de Lamà-Man et Rajim, il ne devait plus rester que des fantômes, s’il en existe. Notons que Rajim a été également abattu dans un quartier de la Capitale, il y a quelques semaines, et ce, après que la Gendarmerie l’eut piégé ainsi.
Sans doute, l’arrestation récente de Rôrô, un autre maillon de la chaîne en fut beaucoup pour l’élimination de Man. Le nommé   Rôrô qui  a été  finalement placé sous mandat de dépôt à la Maison de Force de Tsiafahy le 08 juin dernier, aurait probablement refilé le tuyau aux gendarmes pour que ces derniers puissent  trouver les traces de Man,  son acolyte.

Outre donc les éliminations du chef, sinon de Lamà et son frère, presque tous ses proches collaborateurs ont été donc faits. S’ils ne sont maintenant  derrière les barreaux, cas de deux gendarmes, une bonne partie est  déjà sous la tombe.
Franck R.



 


Pas à la portée de tous. Avec la propagation de la pandémie de coronavirus, un peu partout dans le monde, les vols de rapatriement se multiplient. Malheureusement, tous les pays n’ont pas les mêmes moyens financiers pour ramener leurs compatriotes. Entre affrètement d’avion et suspension des activités des compagnies aériennes, le retour au pays revient aujourd’hui plus cher que d’habitude. Lundi dernier, près de 500 ressortissants malagasy ont regagné le territoire via un vol de la compagnie Ethiopian Airlines. « Pour ce vol, nous avons en effet dû payer 1 500 dollars, alors qu’en temps normal, 500 dollars seulement suffisent pour payer un voyage de retour pour Madagascar. Nous sommes partis de Nairobi, au Kenya. Mais l’escale par Addis-Abeba reste un passage obligatoire », a témoigné un passager dudit vol. Avec cette hausse exorbitante du prix d’un billet d’avion, il ne faut pas s’étonner que les ressortissants malagasy rentrant au pays ne soient pas si nombreux. Les moyens sont limités. De plus, plus la destination est loin plus le billet est cher. Pour rentrer du Canada, une personne devra débourser près de 3 000 dollars pour s’acheter un billet, au lieu de 1 500 dollars.

Cette hausse des prix résulte notamment de plusieurs paramètres. Outre cette situation exceptionnelle, les compagnies aériennes visent un nombre de passagers pour éviter les pertes, surtout qu’elles se trouvent actuellement dans le rouge. « Avant de réaliser ce vol exceptionnel, Ethiopian Airlines a notamment effectué des enquêtes un peu partout dans les différents pays de l’Afrique. Il fallait que le nombre soit suffisant pour affréter un avion. La compagnie a ainsi enquêté auprès des représentations de notre pays pour recueillir le nombre de personnes souhaitant rentrer mais aussi leurs capacités financières. Si le nombre de personnes n’est pas atteint donc il n’y aura pas de vol. Ou du moins il y en aurait mais à des prix élevés. Et cette situation n’est pas isolée », explique un autre passager.

Ainsi, la question du rapatriement des 700 ressortissants restants est toujours à la recherche de réponses.

Rova Randria

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  • L’autre pandémie !
    La pandémie de Covid-19 sème la terreur et plonge le pays dans le désarroi. A Antananarivo, le nouvel épicentre du fléau, on est partagé entre l’angoisse et l’impuissance. Bien que les données statistiques des dernières soixante-douze heures affichent un semblant d’éclaircie, on est encore loin  de l’orée. La guerre bat toujours son plein ! Selon des experts, voix autorisée, en la matière, la Ville des Mille est infestée de cet indésirable virus. La lutte se corse dans la mesure où les Tananariviens rechignent ouvertement à se plier au respect des consignes à même les plus élémentaires. Le geste barrière, la distanciation d’un mètre, la mesure la plus simple mais également la voie la plus facile au Covid-19 pour sévir est ignorée par l’ensemble de la population. Est-ce réellement par ignorance ou  par une volonté délibérée d’enfreindre la loi, comme d’habitude. Le respect du confinement total subit la résistance des gens. Avec…

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