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Troisième édition. L’Organisation de la jeunesse africaine, en collaboration avec la Banque mondiale et l’université de Wharton en Pennsylvanie (Etats-Unis), lance un appel à la participation des entrepreneurs malagasy dans le cadre du concours international « Ideas for Action Africa » (I4A). Il s’agit d’un financement de projet dans le cadre des objectifs de développement durable. Le rôle de la jeunesse et des femmes dans l’atteinte de l’Agenda 2030 sera le thème de cette année. Une présentation s’est d’ailleurs tenue samedi dernier au siège de la Banque mondiale à Anosy. « Nous avons réuni les entrepreneurs malagasy dans l’espoir de trouver le meilleur projet cette année. La Grande île n’est pas en reste puisqu’elle figurait déjà dans le top 3 en 2019. Plus précisément, Madagascar se trouvait à la deuxième place. On espère qu’il en sera de même pour cette troisieme édition », explique Diana Styvanley, responsable en communication au sein de la Banque mondiale à Madagascar.
Avantages

Les finalistes et les gagnants seront sélectionnés par un panel d’universitaires et de professionnels expérimentés en matière de développement, issus d’institutions publiques et privées. Ils auront par la suite la possibilité de présenter leurs idées durant les assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, tout en recevant le soutien d’un incubateur de projets à la « Wharton School ». Les lauréats bénéficieront également d’opportunités uniques de développement des capacités et de réseautage avec des experts du développement international, du monde universitaire et du secteur privé. Il faut noter que ce concours international s’ouvre aux étudiants et jeunes professionnels âgés entre 18 et 35 ans.  L’inscription sera clôturée le 29 février.

Recueillis par Solange Heriniaina

L’image des Barea a failli être écornée par les comportements d’un ex  membre du staff de l’équipe nationale. Celui-ci, un Malagasy, avait été introduit par le Comité de normalisation dans les Barea pour  occuper le poste d’adjoint de l’intendant et responsable vidéo durant les matchs de qualification à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Le prénommé O.B.S n’était resté que trois jours en poste, car il avait été limogé pour incompétence. C’est durant son séjour avec les Barea de Madagascar au Sénégal lors du match retour des éliminatoires de la CAN 2019 qu’il avait pris contact avec les dirigeants d’un club sénégalais.
 

Placé sous mandat de dépôt la semaine dernière, il  est poursuivi pour des faits de pédophilie, actes contre nature et harcèlement sur mineurs. Responsable de la cellule performante de Dakar Sacré- cœur, O.B.S. est soupçonné d’avoir abusé sexuellement  des jeunes joueurs âgés entre 13 et 15 ans évoluant au centre de formation de Dakar Sacré-Cœur.

Il a été déféré au Parquet du Tribunal de Grande instance par la sûreté urbaine de Dakar. En attendant une audition sur le fond, les victimes avec qui il aurait entretenu des relations sexuelles ont livré des témoignages à charge. Une série d’accusations et des témoignages qui enfoncent O.B.S dont les démentis n’auront pas convaincu le doyen des juges qui l’a placé sous mandat de dépôt pour les crimes de pédophilie et de viol.

La presse sénégalaise indique que O.B.S. n’a pas reconnu les faits d’abus sexuels sur des footballeurs mineurs durant ses différentes auditions sous le régime de la garde à vue. « Je nie les faits qu’on me reproche, dans le cadre de cette enquкte, concernant des attouchements sexuels que j’aurais eu avec eux. Je peux vous assurer que je ne l’ai jamais fait. Mais, par contre, je peux vous confier, en toute franchise, que j’ai eu а m’adonner, avec des jeunes enfants du club, а des sйances de massages poussйs », a-t-il dit. 
« Quand les enquкteurs lui ont posй la question de savoir s’il en avait pas le droit, car il y a un kinйsithйrapeute et un infirmier dans le centre, il a йtй dans l’impossibilitй de rйpondre », rapporte la presse dakaroise. « Je n’ai jamais eu а faire des attouchements sur ces personnes mineures. Je vous le rйpиte. J’avais de bonnes relations avec tous les enfants. Je les adore trop. Entre nous, il y avait une grande complicitй », a poursuivi le mis en cause.

Cette affaire est devenue un scandale national au Sénégal. O.B.S. aurait confié, lors de son interrogatoire, que c’est la première fois qu’il a maille à partir avec la justice, faisant de lui un délinquant primaire. Né à Madagascar, O.B.S, 33 ans a débarqué en France à l’âge de 15 ans. Il a joué dans plusieurs clubs de France en National 1 avant d’obtenir son diplôme de préparateur physique. Il est spécialisé dans la ré-athlétisation des sportifs.
La Rédaction

La une du 17 février 2020

Publié le dimanche, 16 février 2020

Les investigations dans le cadre de l’affaire de remise en liberté du député Ludovic Raveloson alias « Leva » continuent. Après la suspension de deux magistrats, à savoir le procureur général et le substitut général auprès de la Cour d’appel de Toliara, le ministère de la Justice passe à une nouvelle étape. D’après le procureur général du Pôle anti – corruption (PAC), Razafindrakoto Solofohery hier, une équipe du conseil de disciplines issue de la direction promotion de l’intégrité au sein du ministère est actuellement à Toliara pour mener une enquête. « Cette descente vise à déterminer la responsabilité des magistrats, s’il y a eu faute ou pas, dans cette affaire », a déclaré le procureur général du PAC. 

Condamné par le Tribunal de Morondava pour une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme, le député Leva a insisté puis a finalement obtenu une liberté provisoire. Meurtre, exploitation et trafic de bois précieux, abus de pouvoir. Telles sont les charges qui pèsent sur le, désormais, ex – député. D’ailleurs, dans une déclaration en date du 11 février dernier, plusieurs organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de l’environnement, dont l’Alliance Voahary Gasy, se sont dit être consternées par la décision de la Justice de libérer ce parlementaire. La société civile a ainsi lancé un vibrant appel pour mettre fin à l’impunité en matière de délits et crimes environnementaux.
S.R.

Un cas suspect et 7 personnes sous surveillance médicale au centre hospitalier universitaire d’Anosiala pendant 14 jours. Telle est actuellement la statistique du ministère de la Santé publique, concernant la propagation de l’épidémie du coronavirus. D’après le docteur Manitra Rakotoarivony, jusqu’à aujourd’hui, aucun cas confirmé n’a été enregistré dans le pays. Pour le cas suspect, une analyse est encore en cours afin de connaître le statut de cet individu. Les 7 autres personnes sous surveillance ne présentent aucun symptôme, mais elles ont été seulement en contact avec les personnes venant de régions contaminées.

Pour tous les passagers venant des foyers du coronavirus, la mise en quarantaine durant une période de 14 jours est obligatoire. « Malgré les pressions ou interventions venant d’autres personnes ou proches d’eux, ces passagers doivent respecter ce délai. Toutes les personnes qui entrent dans le pays doivent suivre les mêmes procédures. Et ce, sans exception », explique-t-il. Ainsi, la surveillance au niveau des 14 ports et 9 aéroports de Madagascar a été renforcée. Ces précautions ont été prises puisqu’il y a encore des vols reliant la Chine et Madagascar. Dans son bilan quotidien, la Chine recense près de 1 400 décès dûs au Coronavirus et 63 851 patients. Un troisième mort hors de Chine continentale a été signalé jeudi, cette fois-ci au Japon.
Anatra R.

Une avancée dans la lutte anti – corruption. Les langues commencent à se délier pour dénoncer les faits de corruption au niveau des hautes sphères de l’administration. « Les citoyens sont de plus en plus enclins à dénoncer les cas de corruption qui impliquent les hauts fonctionnaires de l’Etat », a précisé le directeur de la branche territoriale du Bureau Indépendant anti – corruption (BIANCO), Tsiry Razafimandimby. Ce fut lors de la présentation du rapport annuel des activités réalisées par cette branche, hier à Ambohibao. Ce responsable du BIANCO de préciser que « depuis l’année 2019, les doléances contre les hauts responsables ont augmenté ».

Les faits de corruption dénoncés concernent notamment les détournements de fonds publics, les détournements dans les marchés publics. A cet effet, plusieurs directeurs au niveau des ministères ont été épinglés pour détournements. Les éminents responsables n’y sont pas épargnés puisque depuis l’année dernière, 13 dossiers sont en cours au niveau de la Haute Cour de Justice.

Cette situation représente la concrétisation du principe de l’égalité des citoyens devant la loi quels que soient les fonctions. « Nul n’est au-dessus de la loi », a martelé le directeur général du BIANCO, Laza Andrianirina.
Dénonciation en ligne
La mise en place de la plate – forme « i – toroka » dédiée à la dénonciation anonyme et sécurisée des faits de corruption a permis d’encourager les citoyens à formuler des doléances. Ainsi, le nombre de doléances a considérablement augmenté en passant de 568 à 2158 doléances, selon toujours les chiffres du BIANCO Tana.

Concernant la corruption au quotidien, le foncier figure à la tête des secteurs les plus touchés par ce fléau avec 320 doléances reçues, de la Justice (265 doléances), les Collectivités décentralisées (159 doléances), la Gendarmerie nationale (147 doléances), et enfin l’éducation (98 doléances). Sur 246 dossiers traités, 132 ont été transmis entre les mains de la Justice. 361 personnes ont fait l’objet d’arrestation dont 72 ont été placées sous mandat de dépôt.

Rappelons qu’un mois après son arrivée au pouvoir, le Président Andry Rajoelina a crevé l’abcès concernant le fléau de la corruption au cours du Conseil des ministres au mois de février 2019. Le Chef de l’Etat a mis l’accent sur la « tolérance zéro » dans la lutte contre la corruption. A priori, l’application de sanctions exemplaires contre des « gros poissons », pris en flagrant délit de corruption, constitue une mesure drastique qui pourrait dissuader les contrevenants.
Sandra R.

« Je suis de près l’affaire Tahisy, laquelle est actuellement entre les mains de la Brigade féminine de proximité (BFP) ainsi que des acteurs dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ». Mialy Rajoelina, Première dame et non moins Ambassadrice de lutte contre les VBG, l’a publiée hier dans la page Facebook officielle de l’association Fitia. En fait, bon nombre d’internautes ont fait appel à la Première dame depuis que cette affaire sur le décès d’une jeune femme et de son bébé a été publiée sur les réseaux sociaux. « … son histoire est commune à beaucoup d’autres mais la sienne a été la plus médiatisée par les internautes. Vous qui êtes ambassadrice de notre combat VBG, je fais appel à vous pour porter notre voix et rendre justice à cette jeune fille ainsi qu’à toutes nos compatriotes qui sont violentées dans l’ombre. Non à la violence ». Cet appel d’une abonnée d’Instagram a été joint avec la publication de l’épouse du Président de la République. Ceci avec des captures d’écran de la conversation de la défunte Tahisy avec son ami, lui confiant ce qu’elle a enduré  quotidiennement. Pour sa part, la Police nationale à travers la Direction de la Police judiciaire, la Police des mœurs et protection des mineurs ainsi que la BFP mènent actuellement l’enquête sur cette affaire. « Vous serez informés ultérieurement des résultats de l’enquête, dont le lieu et les formes de violence subies par la victime, etc. », avance un responsable dans une vidéo publiée sur la page Facebook de la Police nationale. Les responsables de cette entité ne veulent livrer plus de détails à la presse, du moins pour le moment.
La loi sur la lutte contre la VBG à appliquer
Promulguée par le Président de la République, le 16 janvier dernier, après la validation de la Haute Cour constitutionnelle. La loi sur la lutte contre la VBG devra désormais être appliquée, d’après Mialy Rajoelina. « L’existence d’un Tribunal spécial pour le traitement des cas de VBG pourrait dévoiler la vérité sur l’affaire Tahisy », avance l’Ambassadrice de lutte. Rappelons qu’un pool de 34 magistrats devra assurer l’opérationnalisation de la chaîne spéciale de lutte contre les VBG auprès du Tribunal de première instance (TPI), de la Cour d’appel et de la Cour de cassation, lancée en 2019. « Aucune forme de violence entre les concitoyens n’est tolérable, que ce soit physique, psychologique ou autres. Je les dénonce ouvertement. Je vous encourage également à appeler les numéros verts 147 ou 813 si vous êtes victime ou témoin d’un cas de violence. Vous pouvez également consulter directement le centre spécialisé de prise en charge à Mahamasina, où des professionnels sont à votre écoute et vous donneront des conseils adéquats sur les procédures à suivre », communique la Première dame dans sa publication. Elle y a également mentionné que les témoins et victimes de VBG peuvent directement entrer en contact sur la page « Association Fitia officielle »…
Recueillis par Patricia Ramavonirina

Plusieurs versions…

Une martyre de l’amour. C’est ce que la majorité des internautes ont qualifié Tahisy, victime de violences perpétrées par son concubin alors qu’elle était enceinte. Les photos publiées par son copain, le week-end dernier, annonçant le décès de la jeune femme et de son bébé, ont été commentées et interprétées, jusqu’à faire le buzz sur les réseaux sociaux. Depuis, le jeune homme a été lynché virtuellement, en étant considéré comme un « meurtrier », un « démon », etc, sans parler des attaques personnelles. Des témoignages et captures d’écran des « connaissances » et « proches » de la victime ont fusé de toute part et ce jusqu’à maintenant. Lors d’une interview accordée à une chaîne télévision de la Capitale, jeudi dernier, le jeune homme ainsi que sa mère et la mère de la défunte ont donné d’autres versions. D’après leur dire, « Tahisy » n’a jamais été victime de violences mais aurait été bien traitée dans sa belle famille. Elle aurait perdu son bébé et sa vie suite à une maladie, et non à cause de la violence. Quant à sa photo partagée des milliers de fois, avec un visage couvert de bleus et un œil au beurre noir, sa « mère » a avancé que c’était suite à une attaque des bandits qu’elle aurait subie l’année dernière. Après ces révélations démentant les interprétations des internautes, d’autres ont révélé de nouvelles preuves accablantes, notamment sur ce que Tahisy et sa sœur jumelle auraient subies quand elles vivaient chez leur père et leur belle-mère. Dans tous les cas, l’enquête policière sur cette affaire est en cours afin de décerner la vérité malgré les plusieurs versions contradictoires. A suivre !

Pointés du doigt !

Médecin après la mort. Les connaissances et proches de la défunte Tahisy sont pointés du doigt par les internautes, notamment à cause de leur « irresponsabilité » et de la « non assistance à personne en danger ». « Ils ont toujours été au courant de l’enfer dans lequel vivait la jeune femme, mais ils n’ont fait aucune dénonciation. C’est seulement après le décès qu’ils réagissent et réclament justice alors qu’au vivant de la victime, ils restaient les mains croisés », se désolent des observateurs. Effectivement, la loi sur la lutte contre la VBG, dans son article 16, stipule que « toute personne, notamment les membres de la famille, les voisins, les amis, les autorités locales, les dignitaires religieux, les travailleurs sociaux, le personnel médical, ayant connaissance d’un cas de violence basée sur le genre, doit le signaler aux autorités administratives ou judiciaires compétentes sous peine des sanctions prévues par l’article 62 al.1 du Code pénal ». « Le signalement peut être fait verbalement ou par écrit. L’auteur du signalement peut garder l’anonymat s’il le désire. L’autorité́ saisie doit consigner la déclaration de signalement et y donner suite. Elle a l’obligation de la transmettre à la Police judiciaire et/ou au Tribunal compétent dans les meilleurs délais », poursuit l’article 17. Dans tous les cas, les responsabilités semblent partagées…

La première étape est maintenant achevée. La construction proprement dite des  buildings « mora » d’Ivato pourra désormais commencer.

Le vice-ministre en charge des Nouvelles villes et de l’Habitat, Zasy Angelo, accompagné du directeur général de l’Agence nationale d’appui au logement et à l’habitat (Analogh), a effectué une descente hier sur le site afin de constater l’avancement des travaux.

« Les délais impartis pour la réalisation de ce projet seront respectés », ont précisé les membres de l’équipe d’Analogh, qui est en charge du projet. D’ailleurs, la première étape, qui consistait au terrassement et à l’étude géologique du terrain, a été finalisée avant même le délai de trois mois imparti pour l’exécution des travaux. Ainsi, la construction proprement dite pourra débuter bientôt. « Des études plus techniques sur l’aménagement du reste du site seront également menées en parallèle », indique le vice-ministre Zasy Angelo, « pour assurer la viabilité de la zone ». L’objectif étant de construire un « habitat durable et des logements décents » pour la population.

Pour rappel, trente-huit immeubles R+4 vont être construits à Ivato, dans le cadre de la concrétisation du « Velirano N° 11 » du Président Andry Rajoelina qui consiste à offrir des logements décents pour tous. Plus précisément, le projet consiste à la construction de trente-huit immeubles de 4 étages chacun, et qui comprendront 608 appartements. Un projet qui est entièrement financé par l’Etat malagasy. Chaque appartement sera aménagé selon les normes d’une maison décente. Outre les espaces d’habitation, les immeubles du nouveau quartier d’Ivato seront équipés de parkings, de commerce de proximité, d’une aire de jeux et d’espaces verts. Chaque immeuble sera également alimenté par de l’énergie renouvelable, notamment des panneaux solaires. Il faut noter que l’objectif national est fixe à 10 000 logements par an.

La Rédaction

La une du 15 février 2020

Publié le vendredi, 14 février 2020

Ny Rado Rafalimanana fait de nouvelles victimes. Dans la Commune de Tanambe, dans l'Alaotra Mangoro, les représentants de l'Organisation non gouvernementale Ny Fanahy no maha olona sont récemment montés au créneau. Ils s'estiment avoir été victimes de Ny Rado Rafalimanana, président de l'ONG.

Le dimanche 2 février dernier, une descente du président de Fanahy no maha olona pour remettre des dons aux sinistrés des intempéries ayant frappé durement cette Commune rurale était organisée. Dans les jours précédents cette descente, Ny Rado Rafalimanana aurait alors donné des consignes, par voie téléphonique, aux membres de son ONG pour préparer cette descente. L'homme aurait alors demandé aux membres de l'ONG à Tanambe d'avancer alors tous les frais qu'il rembourserait une fois sur place.

N’ayant aucun doute sur la sincérité de leur président, les petites gens ont alors déboursé tous les frais de leur poche pour accueillir comme il se doit la délégation de l’ancien candidat à l’élection présidentielle. Le dimanche 2 février, Ny Rado Rafalimanana est effectivement descendu à Tanambe, à la tête d'un cortège, constitué notamment d'un 4x4 et d'un Hummer. Durant son discours, il a affirmé que des camions transportant des dons devaient encore arriver à Tanambe, mais que le mauvais état des routes retardait l’arrivée de ces camions.

Expliquant ensuite qu'il devait partir et retourner à Antananarivo, celui qui est également président de Ny Rado Group affirme à la population que ce sera ses représentants qui se chargeront du dispatch des dons une fois que ces dons seront arrivés à Tanambe. Des dons que la population de Tanambe ne verra jamais. Personne ne sait d'ailleurs si cette cargaison existait vraiment.

En tout cas, en ne voyant les dons venir, la colère est montée du côté des sinistrés qui, en l’absence de Ny Rado Rafalimanana, ont pointé un doigt inquisiteur en direction des représentants de son ONG à Tanambe. D’un autre côté, avant de partir, Ny Rado Rafalimanana indiqua à ses représentants à Tanambe qu'il leur remboursera via un paiement par mobile banking depuis Moramanga. Aucun paiement n'aurait été fait jusqu’à récemment. Les représentants de l'ONG à Tanambe se sont ainsi retrouvés dans l'incapacité de payer les prestataires qui ont travaillé à l’accueil du président de l'ONG Fanahy no maha olona.

Acculés par la population, et endettés jusqu’au cou, les représentants de l’ONG à Tanambe ont  été obligés d'effectuer une déclaration pour annoncer qu'ils n'avaient reçu la  moindre somme  d’argent de la part du président de l'ONG pour tenter d’apaiser la situation, affirmant d’ailleurs que le président de l'ONG ne répondrait plus à aucun de leurs appels depuis la date de la descente à Tanambe.

Ce n’est en tout cas pas la première ni la dernière affaire d’escroquerie dans laquelle le nom de cet opérateur économique est cité. Ny Rado Rafalimanana est frappé par une mesure administrative d'Interdiction de sortie du territoire (IST) suite à une affaire dans le même genre.  Beaucoup ont encore en mémoire la promesse non tenue par Ny Rado Rafalimanana à une jeune femme atteinte d’une maladie  grave. Il avait, en effet, promis à Kareen Ramarojaona de prendre en charge son évacuation sanitaire en Inde pour une transplantation rénale. Mais depuis, «  le bienfaiteur » a complétement disparu de la circulation laissant Kareen et son frère dans la détresse.
La Rédaction

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Editorial

  • A plein régime
    Désormais, la Haute Cour de Justice (HCJ) fonctionne à plein régime. En effet, après la prestation de serment des députés désignés, le mardi 21 janvier 2020, les onze membres de la HCJ sont au grand complet et pourront effectivement entamer leur mission. D'emblée, il s'agit là d'un coup de poker du régime IEM de Rajoelina Andry Nirina. Le pari annoncé de vouloir éradiquer jusqu'à la racine l'impunité entre dans sa phase décisive.  

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