Publié dans Politique

Loi sur la communication médiatisée - Les consultations régionales achevées

Publié le lundi, 22 juillet 2019

La boucle bouclée. Les modifications à apporter au Code de la communication médiatisée sont désormais connues. Le tour de Madagascar effectué par l'Ordre des journalistes de Madagascar et les membres du ministère de la Communication et de la Culture (MCC) s'est achevé vendredi dernier à Toliary. Après Mahajanga, Toamasina, Antsiranana, Antsirabe, Fianarantsoa, c'est au tour des journalistes et des gens de la communication du Sud de faire entendre leur voix sur ce qu'ils comptent modifier dans ce Code de la communication médiatisée, fortement critiqué par les acteurs dans le secteur des médias.

En effet, le précédent régime a fait le forcing pour passer au niveau de l'Assemblée nationale un Code fortement remanié qui s'est écarté définitivement de l'esprit avec lequel il a été conçu en 2016 par les journalistes et les communicateurs à Antsirabe, sous l'égide du PNUD. Et malgré le tollé général autour du Code « nettoyé » par le ministre Andrianjato et consorts, les députés de l'ancienne législature ont voté pour son application. Le Mouvement pour la Liberté d'Expression (MLE), dirigé par Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, a décrié ce Code voté par une minorité de parlementaires qui, en aucun cas, n'a pas voulu écouter les doléances des journalistes.
De ces paramètres, c'est tout à fait normal que l'ancienne dirigeante du mouvement des journalistes, devenue ministre de la Communication, a inscrit dans son contrat-programme la modification de ce Code. Les réunions successives avec les partenaires et le face-à-face avec les patrons de presse de la Capitale terminés, l'équipe du MCC dirigée par le Dg de la communication, Fanahimana Tiaray et celle de l'OJM - menée par Rakotonirina Gérard - ont commencé leur périple à travers la Grande île pour consulter les journalistes sur place et d'écouter leurs avis et désidératas. La consultation tourne autour de 7 points majeurs, à savoir le toilettage légistique, la réintégration des droits des journalistes, la promotion du métier de journaliste, l'encadrement du métier, les désengagements de l'Etat envers l'OJM, le rééquilibrage de la composition de l'ANRMC et la reconnaissance de la couverture nationale sous réserve du basculement vers le TNT.
Après ces consultations, le MCC affine les doléances des journalistes et procédera à la restitution du Code de la communication médiatisée, désormais sous l'appellation de « Loi sur la communication médiatisée » le mois prochain. Le dossier bien ficelé suivra ensuite les différentes étapes pour son adoption, à savoir le Conseil du Gouvernement, le Conseil des ministres et l'Assemblée nationale.
L.R.

Fil infos

  • Période de pré-remaniement - Ambiance malsaine dans l’air
  • Saisine de la HCC par le Sénat - Des sénateurs fustigent Rivo Rakotovao
  • Mairie d’Antananarivo - Les dix ennemis de Naina Andriantsitohaina
  • Fonction publique - 23 437 agents de l’Etat dans une situation délicate
  • Rencontres multiples avec le président de la CENI - Démenti du Chef de l’Etat
  • Gestion de la Commune urbaine d'Antananarivo - La Fermeté du maire souhaitée par les Tananariviens
  • Ny Rado Rafalimanana - Le cynique mystificateur est de retour
  • Postes de haut responsable - L’Etat veut créer sa base de données
  • Rivo Rakotovao - L’hypocrisie à son summum !
  • Loi sur les violences basées sur le genre - Feu vert de la Haute Cour constitutionnelle

Editorial

  • Défi titanesque
    Le Chef de l’Etat Rajoelina Andry Nirina donnera demain 19 janvier le coup d’envoi du reboisement national d’une envergure pharaonique jamais atteinte depuis 1960. Un travail de titan dont l’objectif vise à mettre en terre 19 millions de plants à travers tout le pays. Madagasikara doit, à la fin du premier mandat de l’actuel Président, retrouver son espace national recouvert d’arbres comme ce fut le cas auparavant. Il s’agit d’une priorité vitale pour le pays. Jadis une Ile verte avant d’être surnommée ironiquement  « l’Ile rouge » suite à la disparition inquiétante de la forêt, Madagasikara doit impérieusement retrouver son identité naturelle. Selon « Global Forest Watch », en 2017, Madagasikara est classé 4ème pays en termes de déforestation, et ce, avec 510.000 ha détruits en une année. Dans le même ordre d’idée, un rapport datant de septembre 2019 fait état d’une remarque sans appel selon quoi la déforestation à Madagasikara se trouve parmi les…

A bout portant

AutoDiff