Publié dans Société

Parc de l’Isalo - Six randonneurs meurent dans une inondation

Publié le dimanche, 20 mars 2022

La randonnée, à laquelle ont participé six randonneurs, s’est transformée en un vrai cauchemar, vendredi dernier en début d’après-midi, dans le parc national de l’Isalo. De fortes précipitations suivies d’une subite et grave inondation survenue dans un canyon du circuit dit Namaza, ont surpris le petit groupe, qui n’a eu aucune chance de s’en tirer vivant tant les éléments se déchaînaient à une vitesse incroyable.

C’était dans ces pires circonstances que les victimes composées d’une famille de touristes dont un Français, son épouse malagasy, la grand-mère de celle-ci, un beau-frère du Français, enfin leur guide ont tous effroyablement péri.  Le plus déplorable dans ce drame, c’est que le bébé de deux ans du couple figure aussi dans la liste des victimes. Et que son corps n’a pu être retrouvé que le samedi suivant, du moins selon des guides sur place ayant effectué les recherches. 

Et pourtant, et comme le ministre du Tourisme et de la Météo le confirme, tout s’était bien passé, du moins à l’aller. C’était donc durant le trajet du retour, via toujours ce canyon, que les victimes ont été rapidement rattrapées par la mort, du fait de cette calamité naturelle inattendue. A propos, les avis d’une résidente française de 31 ans, et qui était partie en randonnée avec deux amies venues de France dans le canyon le jour du drame, corroboraient avec les dires du ministre concernant cette imprévisibilité, sinon l’implacabilité des précipitations accompagnées de cette fulgurante montée du niveau de l’eau, atteignant les deux mètres en quelques minutes, constituant ainsi un piège mortel pour les six victimes. 

La trentenaire explique avoir croisé ces dernières à la piscine naturelle, à la fin de la randonnée. Et qu’elles se préparaient à repartir avec leur guide. Et notre interlocutrice de préciser que le petit groupe au sein duquel elle se trouvait, à la différence de celui des victimes, a décidé de faire demi-tour car il commençait à pleuvoir, et du moins sur le conseil du guide. Pour décrire la panique liée à la volonté de son petit groupe à s’échapper à tout prix du terrible piège, cette Française résidente compare donc le son de l’énorme vague qui déferlait derrière eux, à celui d’un dragon. 

La description du phénomène lié à la montée de l’eau émane d’un guide de 50 ans. Ce dernier ajoute que ce phénomène est plutôt rare, c’est-à-dire l’arrivée de pluie à une telle heure de la journée : “ La pluie est tombée d'un coup, vers 13h, ce qui n'arrive jamais. J'ai raccompagné mes clientes au parking, puis je suis retourné chercher la famille et mon collègue. C'est là que j'ai vu les corps du couple flotter à l'entrée du canyon."

Au ministre du Tourisme d’expliquer que, sitôt informée du drame, l’ambassade de France s’est immédiatement mobilisée en vue du transfert des dépouilles de ses concitoyens dans la Capitale. Quant à celles de l’épouse du Français ainsi que celles des proches de la mère de famille, c’est le ministère qui a pris en main leur rapatriement à Betafo- Antsirabe, d’où est originaire les victimes.

Franck R.

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Editorial

  • De la honte et du gâchis
    La messe est dite ! Tel un couperet, le verdict irrévocable et définitif est tombé. Les autorités suprêmes du football africain, la CAF, confirment la sentence : le Stade Barea n’est pas homologué. Le vin est tiré, il faut le boire ! Les Barea joueront ailleurs. La Fédération malagasy du football (FMF) doit choisir et soumettre incessamment aux instances continentales les stades où l’équipe nationale jouera ses prochains matchs.De la honte ! Du coup, le sentiment de souveraineté et de fierté autour du grand Stade Barea s’écroule comme un château de sable. Quelle a été la fierté de tous les Malagasy notamment les amoureux du ballon rond quand le pays s’est offert de ce « bijoux » sinon de ce « trésor ». Les épris du sport-roi de l’océan Indien à même du continent africain enviaient certainement le privilège des malagasy. Nos amis les Comoriens, les Seychellois, les Mauriciens et…

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