Publié dans Politique

Transport par câble à Antananarivo - Un député français défend le projet “Téléphérique”

Publié le vendredi, 28 janvier 2022



Le député français Patrice Anato prend la défense du projet d'installation d'un réseau de transport par câble à Antananarivo. Dans une question écrite, publiée le 25 janvier 2022 sur le site de l'Assemblée nationale française,  à l'intention de son ministre de l'Europe et des affaires étrangères, le parlementaire indique que "Pour la capitale de Madagascar, ce nouveau réseau de transport en commun représente la création de plusieurs nouvelles zones commerciales, ainsi que de 600 emplois".
Le député de Seine-Saint-Denis (3ème) poursuit en indiquant que la mise en place de ce transport en commun "est également une participation directe au développement d'une ville plus verte et plus moderne, un enjeu majeur pour les capitales d'un continent dont la population devrait doubler d'ici à 2050 et dont le développement démographique est parfois exponentiel".
 Il note que "Antananarivo rejoindra ainsi d'autres grandes villes africaines qui ont fait le choix de ce mode de transport innovant : Alger, Le Cap, Lagos, ou encore Mombasa". Pour rappel, ce projet d'installation du  transport par câble fait suite à un accord de financement signé par la France avec le Gouvernement malgache. Raison pour laquelle le député parle de ce sujet.
Fludification de la circulation
Par ailleurs, ce réseau de transport par câble, ou téléphérique, sera installé par les acteurs privés français Colas et POMA d'ici à 2023 sur deux axes de circulation majeurs de la capitale de l'île. “Il permettra de fluidifier la circulation dans la ville, actuellement très embouteillée, grâce à une capacité d'accueil de 40 000 passagers par jour”, opine l’élu du parti au pouvoir en France.
Dans un communiqué, relayé sur les réseaux sociaux, le député Anato, qui est également co-président du Groupe d'études Diplomatie économique avec l'Afrique, note par ailleurs que "ce projet de 150 millions d'euros participera à un nouvel aménagement du territoire, en désengorgeant le trafic urbain dans une ville qui compte près de 3 millions d'habitants".
Pour lui ce projet répond "à la problématique écologique qui constitue l'une des priorités de l'île, souvent en proie au dérèglement climatique . Considéré comme le mode de transport le moins polluant , le moins bruyant et surtout ne contribuant que très peu a l'artificialisation des sols, le téléphérique s'impose comme un exemple de mobilité verte".
Diplomatie économique
Dans sa question écrite, le député dit en outre que "la mise en œuvre de ce projet incarne la diplomatie économique renouvelée que l'on met en place avec l'Afrique et notamment avec l'Afrique francophone : soutien de projets innovants, vectrice de dynamisme économique, respectueuse des enjeux environnementaux et mettant à l'honneur l'expertise des entreprises françaises dans des partenariats avec l'Afrique".
Plus encore, renchérit-il, ce projet "correspond en cela à l'avenir du lien entre l'Afrique et la France, engagées dans une collaboration gagnant-gagnant, sur un pied d'égalité. Les entreprises françaises peuvent développer des nouveaux segments de croissance à l'international". Le député demande ainsi au ministre des Affaires étrangères quelles mesures de soutien au gouvernement de Madagascar sont prises pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace de ce projet. Et il s'interroge également sur quels autres projets de ce type sont et seront soutenus par le Trésor français à Madagascar et plus généralement en Afrique de l'Est et du Sud.

Recueillis par Lalaina A.

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Editorial

  • Eclipsée !
    Par les temps qui courent, la ferveur du « 13 mai 1972 » s’éteint. Cinquante-deux ans après, la mémoire d’un peuple s’évanouit ! Il ne reste qu’un vague souvenir dans l’esprit des aînés encore vivants à ce jour, des témoins oculaires qui ont vécu en chair et en os l’historique et douloureux évènement. En effet, le temps passe, il ne reste plus grand-chose ! Eclipsée par les mille et une difficultés que chacun doit affronter quotidiennement, la bataille de la campagne électorale troublant, la mémoire des chaudes journées sur la Place du Treize mai disparait au fil des ans. Aucun programme de cérémonie officielle du cinquante-deuxième anniversaire du 13 mai n’a été prévu dans la journée d’hier. On craint toujours de la réminiscence du concept que « Treize mai » véhiculait. Les dirigeants en place se méfiaient d’un « come back » imprévisible sur cette Place maudite pour les uns…

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