Publié dans Politique

Visite apostolique à Madagascar - Le Pape François venu pour tous les Malagasy

Publié le vendredi, 06 septembre 2019

« Bienvenida Papa Francesco ! » Tant attendu depuis plusieurs mois, le Pape François est enfin à Madagascar, après un détour au Mozambique. La Grande île sera alors le 46ème pays qu'il visite depuis qu'il a été élevé au rang de Saint-Père en 2013. 30 ans après la venue du Saint Pape Jean Paul II, les chrétiens attendent beaucoup de cette visite exceptionnelle.

 

15h50. L'avion, de la compagnie Linhas Areas de Moçambique, transportant le Pape François et sa délégation frôle déjà le sol malagasy. Une arrivée très en avance pour le plus grand plaisir de tout le peuple malagasy. Accompagné par le Nonce apostolique de Madagascar, Mgr Paolo Rocco Gualtierri, le Souverain Pontife sort de l'avion au rythme des cris de joie des enfants venus expressément sur place en cette visite exceptionnelle à Madagascar. Et le couple présidentiel est venu l'accueillir au bas des marche de l’avion, accompagné de deux jeunes enfants qui lui ont offert un bouquet de fleurs. Côte à côte, les deux Chefs d'Etat longent ensuite le tapis rouge pour entonner l'hymne national de la Cité du Vatican, suivi de celui de Madagascar.

Une fois les deux hymnes chantés, le Pape François serra la main de toutes les autorités présentes comme le Premier ministre, Ntsay Christian, le président de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, ainsi que quelques membres du Gouvernement. Le Président Andry Rajoelina, accompagné de son épouse, a fait de même avec la délégation papale. Après une minute d'entretien avec le Président de la République, le Pape François monte enfin dans la papamobile Karenjy, pour aller à la rencontre du peuple malagasy. A la sortie, une foule agitant le drapeau du Vatican attendait devant le portail, ainsi que tout au long des 13 kilomètres de Tsarasaotra. Les chrétiens étaient remplis de gratitude et d'allégresse pour le Saint-Père, et n'ont pas hésité à le lui montrer. Et le Pape le leur rendait bien avec le sourire.

Dans la paix…

Aucun débordement, aucun accident, aucun incident et aucun embouteillage persistant ! L'accueil du Pape François s'est fait dans la paix. Tous les chrétiens venus l'accueillir ont effectivement respecté toutes les consignes mises en place par les Forces de l'ordre pour l'occasion. En majorité, ils ne se sont pas déplacés sur Tsarasaotra. Ils ont tous attendu à la sortie de cette voie rapide et à Ivandry, plus particulièrement devant la Nonciature où le Souverain Pontife logera pour ses prochains jours dans la Capitale. « J'arrive tout juste d'arriver d'Anjeva, mais je tenais à venir ici pour accueillir le Pape François. Ce n'est pas tous les jours qu'il se déplace comme cela, alors je tiens à profiter de chaque minute de son séjour », s'enthousiasme une jeune scout. En tout cas, les 30 minutes imposées par la sécurité du Vatican, pour faire Ivato-Tsarasaotra ont bien été respectées.  

…et l'espoir

Après ce premier contact, le Pape François enchaînera les rencontres ce jour pour semer l'espoir auprès de tout le peuple malagasy. Il l'a bien annoncé dans sa lettre à destination du peuple malagasy, avant son arrivée dans le pays. Tout le monde attend et espère beaucoup de cette visite et ce, sur tous les plans, mais toujours avec une attention particulière pour le côté spirituel. « Pour nous, le Pape François est le représentant du Christ sur terre. C'est pourquoi cette visite est d'autant plus importante. Espérons qu'après son passage, nous aurons un nouveau souffle. Et que la paix règne dans notre pays », soutient Mgr Ludovic Rabenantoandro. En tout cas, tout le monde attend avec impatience la grand-messe de dimanche, au domaine diocésain de Soamandrakizay, fin prêt pour accueillir tout le monde, afin d'entendre le message du Pape à tout le peuple. Ce message devrait apporter une nouvelle inspiration dans le quotidien de tout un chacun. Pour aujourd'hui, le Saint-Père rencontrera les autorités locales, la société civile, mais aussi le corps diplomatique et les leaders religieux. Il clôturera sa journée avec une veillée avec les jeunes chrétiens.  

Rova Randria

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Editorial

  • Cette maudite maladie !
    En pleine guerre de 1914-1918, la « grippe espagnole » frappait les pays belligérants. Selon les experts, il s’agissait d’une grippe virulente et mortelle de souche H1N1 qui, partie d’un camp militaire de Funston (Kansas, Etats-Unis) le 3 mars 1918, se répandit à la vitesse de la lumière au reste du monde notamment vers les pays engagés dans la guerre. La grippe espagnole aurait fait 20 millions à 50 millions de morts dans le monde selon les rapports de l’Institut Pasteur. Certaines sources indiquèrent même 100 millions de victimes. Les pays les plus touchés étaient l’Inde (18,5 millions de morts), Chine (de 4 à 9,5 millions), Europe occidentale (2,5 millions) et les Etats-Unis (de 500 000 à 675 000). Dans le passé, on note la recrudescence d’épidémies de grave maladie contagieuse trois à quatre par siècle. De la « grippe espagnole » au nouveau coronavirus de Covid-19, il n’y a…

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