Publié dans Société

CAN 2019 - L'équipe des Barea inspire les commerçants

Publié le mardi, 09 juillet 2019

Les Barea sont partout et on ne parle plus que d'eux depuis maintenant quelques semaines. « Alefa Barea », c'est devenu un slogan dans tout le pays car tout le monde est actuellement dans l'esprit de la Coupe d'Afrique des Nations. Tous les Malagasy, résidents ou non dans la Grande île, soutiennent en effet l'équipe nationale qui arrive en quarts de finale de cette compétition sportive. Un engouement sans limite pour les supporteurs qui essaient d'afficher leur soutien pour l'équipe, notamment dans les réseaux sociaux - à travers les photos et publications -, ou en portant les maillots des Barea et bien d'autres gestes. Mais surtout, l'équipe de Madagascar inspire aujourd'hui les commerçants.

Plus précisément, des produits dérivés sur lesquels est inscrit le nom de la formation sont vendus partout. Et les producteurs n'ont pas pris du temps pour façonner divers objets aux couleurs des Barea. Briquets, colliers, housse pour téléphone, chargeur de téléphone et bien sûr divers t-shirts ont été conçus et commercialisés pour supporter l'équipe nationale. Et même les vernis à ongles sont aux couleurs des Barea, sans parler des menus dans les restaurants qui portent le nom de l'équipe : Burger spécial Barea, Menu spécial Barea et bien d'autres appellations. Effectivement, les commerçants profitent de cet engouement pour pouvoir vendre plus et gagner beaucoup d'argent.

« Depuis le début de la CAN, surtout quand l'équipe malagasy a gagné pour la première fois, porter des choses sur lesquelles est inscrit le nom Barea est devenu une mode. Maillots, survêtements, t-shirts et même des autocollants sont vendus partout. Dans notre petite entreprise, nous avons conçu une bonne centaine de maillots et heureusement, ils se vendent comme des petits pains. Nous fabriquons ces produits notamment pour ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter le vrai maillot des Barea. Il faut savoir qu'il n'est quand même pas à la portée de toutes les bourses », explique Rijamanitra, propriétaire d'une société de sérigraphie à Ankadimbahoaka.

Des maillots de toutes sortes

En effet, des « faux » maillots des Barea circulent partout et cela ne fait pas plaisir à tout le monde. Il faut noter que les vrais maillots des équipes nationales ou ligues coutent très « cher », notamment 100 euros dans les sites officiels des clubs. A Madagascar, un maillot « vrai » ne coûte même pas la moitié de son prix normal. Et pourtant, beaucoup se plaignent encore du prix. Effectivement, un maillot authentique est vendu à 85 000 ariary. Les faux, de leur côté, se vendent de 30 000 à 80 000 ariary l'unité pour les adultes et de 10 000 jusqu'à 30 000 ariary pour les enfants. Il existe également des maillots importés « made in Thaïland » et China qui sont vendus à des prix presque identiques à ceux des originaux. Cependant, leur qualité laisse toujours à désirer.

Toutefois, la moindre des choses est de faire un effort pour acheter un vrai maillot des Barea. C'est un geste de soutien pour l'équipe et le football malagasy. Par contre, les vêtements, à l'exception des faux maillots utilisant les logos Garman et Adidas, ne devraient pas être interdits car c'est aussi une forme de soutien pour l'équipe. Quoi qu'il en soit, l'effet « Alefa Barea » n'est pas prêt de s'atténuer. Dernièrement, un concours de gâteau « Alefa Barea » a été organisé par Thierry Food Solutions, un spécialiste en pâtisserie et en décorations de gâteaux, ingrédients, outils et accessoires. Des chefs d'œuvres réalisés par des pâtissiers ont ouvert l'appétit et l'inspiration des amoureux de la gastronomie.  

T.A.

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Editorial

  • Un challenger favori
    Maintenant c’est connu. L’IRD a choisi de placer en orbite un brillant opérateur économique de la place, Naina Andriantsitohaina, pour l’élection communale du 27 novembre à Antananarivo. En poste au ministère des Affaires étrangères en tant que ministre du Gouvernement Ntsay Christian II et III, Naina, pour les intimes, fait partie de la race des « entrepreneurs modernes » qui tentent de conjuguer la politique avec l’économie mais attention avec prudence. C’est un homme nouveau du microcosme politique local que la plateforme présidentielle mise pour rafler la cagnotte. Capitaine d’industrie, à la tête du Groupe Andriantsitohaina qu’il a hérité de son  grand-père, le patriarche Josoa Andriantsitohaina, et de son illustre père Jean-Charles Andraintsitohaina, Naina a pris la suite de l’empire en 2009 du vivant de son père. L’opérateur Naina Andriantsitohaina gère, à la fois quatre unités industrielles : l’imprimerie NIAG, l’usine de produits chimiques Prochimad, l’organe de presse Ultima-Média et la Banque BMOI…

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