Publié dans Société

Ramassage d’ordures à Antananarivo - Les prestataires du SAMVA refusent de coopérer

Publié le mardi, 15 mai 2018

Dépité. Le Service autonome pour la maintenance de la ville d’Antananarivo (SAMVA) a fait face à un grand problème de ramassage d’ordures, la semaine dernière. En fait, la plupart des bacs à ordures ont débordé, faute d’une collecte régulière. A cela s’ajoutaient les montagnes de déchets ménagers qui se sont formés dans certains coins de la ville des mille. Cette perturbation du ramassage d’ordures s’explique par le refus des propriétaires des camions à poursuivre leurs prestations après la fin de leur contrat, au début du mois. « Ces prestataires ont décliné l’« avenant » pour l’utilisation de leurs camions, en attendant le renouvellement du contrat », confirme Lantoniaina Rasoloelison, ministre de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures (MEEH). Les prestataires refusaient de coopérer à cause des dettes qui ne cessent de s’accumuler ces derniers temps. « Les arriérés de location des camions prestataires s’élèvent actuellement à 9 milliards d’ariary. Puisque leurs locations coûtent entre 500 et 600 millions d’ariary par mois, ces dettes équivalent ainsi à 2 ans d’impayés, d’où les conflits », ajoute le ministre de tutelle. Face à la suspension de la prestation, au détriment de l’assainissement de la Capitale, le SAMVA a dû chercher une solution provisoire, dont le déploiement de camions et pelleteuses pour collecter le maximum d’ordures. Une alternative effective jusqu’au lancement de l’appel d’offres sur les prestations, le 15 mai.

 

Des équipements modernes en vue

Pour une meilleure transparence de la gestion administrative et financière. Le SAMVA envisage de mettre en place des équipements modernes pour l’enregistrement des camions prestataires et de leurs services en matière de collecte d’ordures. « Parmi ces équipements figurent des caméras de surveillance et d’enregistrement couplés avec des ordinateurs. Il y aura également un pesage au sol et un flashage des camions, comme c’est le cas dans les pays développés. Cet enregistrement permettra d’identifier les camions et la quantité d’ordures transportées, outre les horaires. Du coup, la somme à décaisser sortira facilement des calculs », avance le numéro Un du MEEH. D’après toujours le ministre, cette modernisation évitera les fausses déclarations ou autres cas de tricherie, d’autant plus qu’il n’y aura plus aucune intervention de personnes. De plus, elle permettra de faire des économies.

A titre de rappel, le SAMVA loue un camion à 8 000 ariary par tonne par jour puisque les 2 seuls véhicules à sa disposition ne sont plus fonctionnels. Le nombre de véhicules mobilisés dépend pourtant de la quantité des ordures à collecter, ainsi que des autres missions à accomplir. Cet effectif ne dépasse pourtant pas les 50 camions. Les agents dudit service arrivent à ramasser plus de 2 000 tonnes d’ordures par jour. Le MEEH contribue à la régularisation de la situation du SAMVA à travers le paiement en tranche des arriérés, afin d’éviter toute manifestation ou interruption des prestations.

Patricia Ramavonirina

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Editorial

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