Publié dans Société

Manarintsoa-centre - Les riverains ont voulu vitrioler trois bandits

Publié le jeudi, 12 avril 2018

Au début de cette semaine, les limiers du commissariat du 4e  Arrondissement ont interpellé six individus    incriminés pour cambriolage. Les faits les plus récents remontent tôt le matin du 10 avril. Trois de ces bandits étaient sur le point de cambrioler une  maison dans le quartier de Manarintsoa-centre lorsque le fokonolona les a surpris. Une fois qu’ils ont neutralisé les trois larrons,  les riverains, très en colère,  ont voulu brûler leurs visages avec de l’acide. Heureusement pour ces bandits, des éléments dudit commissariat étaient arrivés à temps ! Ce qui a permis de sauver l’existence  aux trois suspects.

Quant aux trois autres bandits, ils étaient arrêtés le 8 avril pour avoir cambriolé chez un particulier, alors absent des lieux au moment des faits. Deux motopompes et un poste de soudure furent volés dans sa maison.  Il ne s’était pas aperçu de l’effraction que le lendemain matin, c’est-à-dire à son arrivée. Après la plainte qu’il a déposée, la Police a démarré les recherches. Un renseignement l’a menée sur la piste d’un certain Bolo et son compagnon Beda. Ce dernier fut interpellé le premier chez lui à Manarintsoa, le 10 avril. Il a dénoncé Bolo et Eric, ses acolytes. Ce dernier serait un receleur de vol.
Après leur déferrement au cours de la journée d’hier, les six malfrats ont été ensuite placés sous mandat de dépôt à Antanimora. La colère des riverains de Manarintsoa-centre, l’une des zones rouges de la Capitale en matière d’insécurité est compréhensible à certains égards. Ils sont à la fois lassés et terrorisés quand on sait qu’il se produit en moyenne une vingtaine de cas d’insécurité par semaine.  Depuis le début de l’année, et malgré les efforts de la Police pour traquer ces bandits, il se passe des choses horribles à Manarintsoa-centre. On y rencontre tous les aspects du banditisme allant des agressions visant des piétons ou des passagers de véhicules jusqu’aux attaques armées, les braquages meurtriers, sans oublier bien sûr les cambriolages, qui y sont particulièrement légion.
Franck Roland

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    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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