Publié dans Société

Kidnapping de Kalidas - Un autre ravisseur à Tsiafahy

Publié le mercredi, 11 avril 2018

L’enquête concernant l’enlèvement du propriétaire de la bijouterie Kalidas en janvier dernier à Antanimena, connaît un récent développement. Vers 7h du matin, le 10 avril dernier, Zo, le second acteur de ce rapt, a été arrêté par des limiers de la Brigade criminelle à Analakely. Ce dernier n’est autre que le gardien de la bijouterie. Après son audition, le concerné était directement placé sous mandat de dépôt à la maison de force à Tsiafahy.

 

On peut dire que son interpellation a découlé d’un piège monté par la Police. Depuis qu’elle eut identifié le ravisseur, celle-ci n’a pas cessé de le surveiller et le prendre en filature jusqu’à ce que ses limiers n’aient pu mettre la main sur lui. Lors d’une perquisition à son domicile à Ambohimalaza, la Police découvre et procède à la saisie d’objets compromettants dont une matraque électrique et un poignard.

Rappelons qu’un premier auteur impliqué dans ce même enlèvement fut arrêté un mois à peine après les faits. Il s’agit de ce bandit qui était tombé de la moto qui l’a transporté à cause de la grande précipitation du pilote sitôt le bijoutier entre les mains du gang. Trahi par ses cicatrices occasionnées par sa chute, il n’avait aucune chance pour se soustraire des griffes des enquêteurs. D’ailleurs, c’est lui qui aurait refilé le tuyau à la Police pour qu’elle puisse finalement remonter la piste de Zo. 

Le propriétaire de la bijouterie Kalidas a été enlevé le 17 janvier pendant un embouteillage près de la villa Pradon à Antanimena. Les ravisseurs s’étaient emparés de la victime alors au volant de sa berline Hyundai et sous les yeux de ses « bodyguards »,  tous des membres des Forces de l’ordre à la retraite. Les bandits les ont désarmés et les ont fait s’agenouiller près de la voiture de la victime, offrant une scène inédite pour les passants, éberlués et paniqués. Ses ravisseurs ont relâché le bijoutier le 5 février.  Mais les circonstances de sa libération restent toujours une énigme dans la mesure où sa famille n’a rien voulu dire. La Communauté française d’origine indienne à Madagascar (CFOIM) suit de près toutes les affaires d’enlèvement commises dans ce pays.

Franck Roland

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Editorial

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    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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