Publié dans Société

Epidémie de grippe - La Capitale malgache touchée de plein fouet

Publié le mardi, 13 février 2018

Des files d’attente auprès des dispensaires et des pharmacies. Madagascar vit actuellement dans une saison plus pénible que les années précédentes. En effet, beaucoup de cas de grippe se sont déclarés et le nombre des personnes affectées ne cesse de s’accroître. Et même les personnes qui ont adopté préalablement des mesures de prévention ne sont pas épargnées. 
« 80 à 90 % des patients qui consultent mon cabinet médical montrent tous des symptômes de grippe, à savoir les frissons, les douleurs diffuses, la fatigue. Ils présentent également des maux de tête et de gorge avec une toux sèche et des éternuements.

Des sueurs et de la fièvre s’y accompagnent.  Et ce sont notamment des enfants de moins de 5 ans et des femmes dont des mères de famille qui en sont les véritables victimes », explique un médecin généraliste opérant à Itaosy. D’après ses propos, la condition météorologique à Madagascar favorise la propagation des virus. A cela s’ajoute la dégradation de l’environnement qui se manifeste par une importante pollution de l’air. La présence des foins en cette période de moisson au niveau des zones rurales et les périphéries de la Capitale constitue aussi l’une des raisons. Les séquences climatiques n’ont pas permis à un séchage optimal. Elles causent des maladies respiratoires qui se répandent et se transforment en une grippe. Quant aux pharmacies localisées dans la Capitale, elles rencontrent des problèmes au niveau de la distribution des médicaments. « On est à court de stock de médicaments antigrippes et de la vitamine C, ainsi que de calcium », affirme un pharmacien.  La provision prévue pour les deux mois à venir ne même peut plus assurer jusqu’à la fin de ce mois, poursuit-il. Face à cette situation, les pharmacies de garde reçoivent constamment des clients le week-end et même la nuit.
Les remèdes de grand-mère s’imposent
Le pouvoir d’achat des ménages malagasy n’assure plus les dépenses imprévues. « L’on ne dispose plus de moyens financiers pour acheter les médicaments auprès des dépôts de médicaments du village. Depuis le début du mois de février, pour les deux consultations médicales de mes deux garçons, au moins une somme de 30 000 ariary a été dépensée. Pourtant, la totalité de notre rentrée d’argent à la fin du mois ne dépasse même pas les 400 000 ariary », indique un parent. A cela se résume la difficulté vécue dans certains ménages, mais il y a encore pire. « Aucune rentrée d’argent n’est possible. Etant donné qu’on développe une société familiale, la productivité diminue considérablement », explique une autre personne. Pour toutes ces raisons, beaucoup de gens optent pour des médicaments traditionnels. Ils se soignent ainsi par des infusions préparées à partir de reines des prés, miel, citron et tant d’autres produits naturels.  Des médecins les incitent également à réaliser des bains de vapeur à base de plantes médicinales. Cela élimine les impuretés de la peau tout en se débarrassant des virus et des bactéries. Il est à noter que Madagascar est actuellement au milieu de la saison grippale. Jusqu’au mois d’avril, cette épidémie va faire des effets. Cela implique le fait que le nombre de malades va nécessairement augmenter.
K.R.

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Editorial

  • Point de droit
    Aristote (384-322), un philosophe de la Grèce antique, l'auteur de la célèbre pensée « l'homme est un animal politique », dans son exposé thématique sur la vertu, prônait le concept du « juste milieu ». Il invitait toujours l'homme à chercher la médiane entre un « par défaut » et un « excès ».Une philosophie qui avait largement contribué ou influencé à la conception de la pensée occidentale. Une sagesse que le monde de l'Ouest, par la voie du dialogue, tente de prioriser autant que possible. La recherche du consensus marque les progrès dans toute démarche de règlement de conflit. On bannit toute tentative au fanatisme et à l'intégrisme.

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