Publié dans Société

Antananarivo - Les routes réduites en mille…morceaux !

Publié le mardi, 13 février 2018

En piteux état, en ruine, en état de délabrement avancé ! Ces expressions sont faibles pour qualifier la situation des routes à Antananarivo et ses périphéries, en ce moment. Les regards et les reproches se tournent directement vers la commune urbaine d'Antananarivo (Cua) qui restent les bras croisés devant une telle désolation. Pourtant, certaines voies trouées sont juste sous les yeux de l'équipe de la mairie puisque  se trouvent à proximité de l'hôtel de ville à Analakely.

L'on peut citer l'exemple du tronçon de route situé à Ambodifilao derrière le bureau du 1er arrondissement. Une voie située en pleine  centre - ville mais qui est pourtant en passe de devenir une vulgaire route secondaire menant vers une zone enclavée.  Tout ce qui reste de la partie goudronnée n'est qu'une voie boueuse truffée de nids- de-poule voire des nids d'Autruche. A cela s'ajoutent les flaques d'eau qui s'accumulent en cette saison de pluies. Du coup, traverser cette partie du centre - ville prend près d'une quinzaine voire une vingtaine au lieu de 5 petites minutes. La situation peut - être pire durant les heures de pointe car ces trous béants créent des embouteillages monstres mais pourtant évitables.
Une autre voie située un peu plus loin fait également le malheur des usagers de la route. Il s'agit de l'axe du côté du marché de la petite vitesse. Délaissée depuis les travaux urgents d'avant Sommet de la Francophonie, cette route n'a toujours pas été réhabilitée. Les trous se sont même agrandis au grand dam des taxis - be qui accumulent les réparations chez le mécanicien.
Rejet de responsabilité malsain
La réalité est loin de la vision « Tanà, Ville moderne et agréable », prônée par l'équipe de Lalao Ravalomanana. Dans une ville qui, de surcroît, est la Capitale de Madagascar, une telle vision est alors vidée de son sens. Par définition, une Capitale est une ville où siègent les pouvoirs d'un pays. Par extension, il s'agit d'une ville qui reflète l'image de tout un pays entier. Mais  les étrangers qui sont de passage dans la Capitale  ne retiendront qu'une image répugnante de la Métropole malagasy. De leur côté, les citoyens, lassés de voir la Cua et le régime se rejeter la responsabilté, se résignent et s'y adaptent.
Par ailleurs, les observateurs notent une certaine mauvaise foi de la part de l'Etat central qui ne prend pas ses responsabilités devant l'inertie de la commune urbaine d'Antananarivo. Dernièrement, l'on ne peut s'empêcher de remarquer l'existence de travaux de réhabilitation dans certains axes « visibles » comme à Mahamasina, au rond point de Tsimbazaza, aux 67ha, à côté du Carlton Anosy, entre autres. Des ouvrages à côté desquels sont soigneusement placés des pancartes comportant la mention « Miasa ho anao ny fanjakana» (Ndlr : l'Etat à votre service). Un slogan qui laisse davantage penser à de la pure propagande qu'un véritable service public. En effet, force est de constater que les travaux sont uniquement effectués sur les axes les plus traversés par les cortèges officiels. Si la municipalité ne pouvait ou ne voulait pas réhabiliter les routes, l'Etat devrait au moins viser l'intérêt public (pour une fois) en réhabilitant tous les axes en ruine au lieu de procéder à des ouvrages sélectifs.
S.R.

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Editorial

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