Publié dans Société

Passage du cyclone «Ava » - Les hébergés de l’Ans rentrent chez eux

Publié le vendredi, 12 janvier 2018

Vers un retour à la normale pour des milliers de sinistrés d’Antananarivo. Les centaines de familles hébergées au gymnase de l’Ans d’Ampefiloha ont quitté les lieux depuis la soirée de jeudi dernier. Ils y ont été abrités pendant quelques jours, car leurs foyers respectifs ont été envahis par les eaux. La plupart de ces personnes abritées se composent de mères de famille et des enfants.

Les chefs de famille ont dû rester dans leurs maisons pour s’assurer de la sécurité, malgré la présence des éléments des Forces de l’Ordre dans les parages. Avant leur départ, un assainissement général accompagné d’une désinfection se sont tenus sur place, à travers les travaux de haute intensité de main-d’œuvre. Les ouvriers mobilisés pour ce faire ont reçu des vivres en contrepartie des quelques heures de travail entrepris. Rappelons que ces personnes déplacées ont déjà reçu des vivres de la part du Gouvernement, au lendemain de leur arrivée sur le site. Une mésentente a cependant eu lieu lors de la distribution, avec l’intrusion des personnes en dehors du site mais qui vivent dans les quartiers environnants, ayant réclamé leur part de vivres.
Par ailleurs, le dernier bilan provisoire émanant du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (Bngrc), en date d’hier, fait état de 44 décès et 26 personnes portées disparues. La région de Haute Matsiatra enregistre le plus de morts (17) tandis que celle de Menabe compte le plus de disparus (9). Le nombre de sinistrés s’élève actuellement à 159 687, dont 40 593 à Analamanga et 32 677 dans l’Atsinanana. Sur les 53 535 personnes déplacées cumulées, 18 069 sont encore dans les sites d’hébergement. D’un autre côté, l’alerte jaune indiquant la menace de danger est maintenue pour quelques Communes longeant les rivières de Sisaony, Ikopa et Mamba. Néanmoins, le niveau des eaux est en baisse sur les échelles de mesure. Aussi, quelques routes nationales comme la Rn3, Rn4, Rn6 et Rnt12 sont désormais ouvertes à la circulation, après quelques jours de coupure suite au passage d’Ava. Notons que les activités de survol s’enchaîneront ce week-end, tout comme l’opération pilote de recensement des sans-abri en vue d’établir une base de données des populations vulnérables dans l’Atsimondrano.
Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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