Publié dans Société

Enlèvement et séquestration - 7 ravisseurs arrêtés, la victime libérée

Publié le mardi, 02 janvier 2018

Après avoir été séquestrée pendant 4 jours par ses ravisseurs, une mère de famille a été libérée vers 21h30 le 31 décembre à Vondrozo. En effet, elle a pu retrouver sa famille saine et sauve. La Gendarmerie y est beaucoup pour quelque chose dans sa délivrance. Mieux, elle a arrêté les 7 ravisseurs et confisqué un 4x4 et un pistolet automatique de calibre 7,65 mm.

Pour la victime, le cauchemar a commencé le 28 décembre dernier à Ihosy. Elle y a rencontré ces bandits pour une affaire de transaction. Ces derniers prétendaient être des acheteurs de pierres précieuses et de mercure. Quant à la dame, elle était la démarcheuse. Il a été convenu qu’elle mènera les négociations d’achat de 6kg de mercure auprès des habitants des secteurs renfermant le métal rouge. Or, une fois que les parties concernées se retrouvent à Ihosy pour finaliser la transaction, le vendeur principal a pris subitement peur. Il n’a pas confiance à ces acheteurs avec leur comportement et allure suspecte. Du coup, il a pris la fuite, faisant tout tomber à l’eau.
Devant sa fuite, les 7 larrons étaient  frustrés et ils ont vu tellement rouge qu’ils ont décidé d’emmener la démarcheuse en otage avec eux vers la....Capitale, du moins selon leurs versions ! Le 30 décembre, ils ont contacté au téléphone le fils de la victime tout en l’avertissant sérieusement de ne pas informer les Forces de l’ordre sous peine de voir sa mère assassinée : « Tu ne retrouveras ta mère que lorsque nous aurons la marchandise ! », lui ont menacé les ravisseurs.  Dans la négociation, décision fut prise de payer la rançon à Vondrozo où la mère de famille était prévue être remise en liberté !
Pourtant, la menace des bandits n’a pas empêché les proches de l’otage de ne pas en parler à la Gendarmerie à Ihosy. Du coup, les gendarmes ont mis en branle leur plan en vue de délivrer la victime. La  nuit même du 31 décembre, ils ont retrouvé les traces des 7 ravisseurs et de leur otage dans un hôtel de Vondrozo où les premiers furent d’ailleurs arrêtés. Il faut noter que la collaboration entre le groupement de Gendarmerie du Sud-est et ceux de l’Ihorombe et de Haute-Matsiatra en matière de renseignements, a beaucoup joué dans le succès des recherches menées par les enquêteurs. A propos, l’affaire est maintenant entre les mains du groupe d’appui à la police judiciaire (Gapj) de Gendarmerie de Farafangana et de la section de recherche criminelle de cette même force à Fianarantsoa.
Franck Roland

Fil infos

  • Graves diffamations contre le Chef de l'Etat - L'immobilisme du Gouvernement fait jaser
  • Région Betsiboka - L’Etat renforce la lutte contre l’insécurité
  • Projets sociaux - Le Président Andry Rajoelina exige du concret
  • Diffamation sur internet - La France, base arrière pour des cybercriminels malagasy ?
  • Alain Ramaroson - Quel avenir politique pour lui 
  • Claudine Razaimamonjy - De nouveau devant la barre hier
  • Découverte de crânes humains à Toamasina - Les affirmations de la domestique s’avèrent fausses
  • Calendrier scolaire - Dérapage incontrôlé de la Société civile
  • Naufrage du cargo Viviano - Les passagers sains et saufs, les marchandises totalement perdues
  • Restriction budgétaire - Le Premier ministre recadre les sénateurs

La Une

Editorial

  • Servir et non se faire servir !
    En tant que présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, magistrate et députée d'Ambatofinandrahana, pour un second mandat de son état, mit le point sur le « i » dès l'entame de la mandature des nouveaux élus à Tsimbazaza. Face aux comportements qui frisent l'indélicatesse de certains élu(e)s et qui défrayent la chronique, Mme Razanamahasoa tient à préciser qu'un député en tant que représentant(e) du peuple a été élu pour servir les intérêts du « vahoaka » qu'il est censée représenter et non se faire servir comme un prince.

A bout portant

AutoDiff