Publié dans Société

Assassinat d'une stagiaire à Ambositra - Les 4 suspects jetés en prison

Publié le mercredi, 06 décembre 2017

Que justice soit faite ! C'est ce que l'opinion clame face à l'assassinat barbare de Tsiory (24 ans), survenu la nuit du 23 novembre, cette universitaire originaire de la Capitale mais qui faisait son stage dans un hôtel à Ambositra. Après leur audition qui s'est prolongée jusque très tard mardi soir, les 4 suspects impliqués dans l'affaire, furent provisoirement placés en détention à la Maison centrale d'Ambositra.

Parmi les incriminés, on peut citer un membre de la famille du propriétaire du Motel en question. Son soudain et inexplicable empressement pour regagner la Capitale au lendemain du meurtre de la victime, ravivait le soupçon sur sa personne. Selon une précision émanant d'une source proche de l'enquête, l'homme est du genre  « tête brûlée »  avec une habitude à se comporter parfois avec violence, autant de points qui ont amené à porter le soupçon sur lui. Un employé de l'hôtel serait également dans le coup, selon toujours l'information.
Le réceptionniste titulaire, lequel avait été justement remplacé par Tsiory dans la nuit du drame, a étonné les enquêteurs par son absence inexpliquée de son poste, toujours au cours de  la nuit des faits. « Le soir du 23 novembre, l'homme n'était pas à son poste alors qu'il aurait dû y être justement ! », confie-t-on de source informée.
Mais un second salarié de l'établissement hôtelier a été également fortement soupçonné à cause de quelques indices le concernant. En effet, c'était cet autre employé, les vêtements en sang, qui aurait alarmé en premier, la même nuit,  tous ceux qui se trouvaient à l'intérieur sur le drame qui était en train de se dérouler sous ses yeux à l'extérieur, selon toujours l'information.
« Outre le fait que ses habits étaient curieusement souillés de sang, la première chose qu'il a faite, c'est de demander aux autres si le réceptionniste était à son poste ou non. Que signifiait donc sa question concernant particulièrement son collègue réceptionniste ? », a-t-on argué du côté de la Gendarmerie.
Enfin, le gardien est le quatrième suspect potentiel. Comme ses deux autres collègues, il est inconcevable aux yeux des enquêteurs que le premier n'ait pas été à son poste de garde. Bref, tout ce qu'on peut considérer comme de la complicité de sa part malgré sa tentative pour se justifier. En effet, les enquêteurs sont intrigués par sa présence inexpliquée dans la salle de karaoke alors que la victime était en train d'être agressée et surtout se faire violer.
Pour tenter de retracer brièvement le déroulement de l'agression, gageons que la victime aurait été entraînée de force à l'extérieur de l'hôtel où son ou ses agresseurs l'ont violée et attaquée avec un couteau jusqu'à ce que mort s'ensuive. Dire que la malheureuse n'était arrivée à Ambositra pour son stage qu'à peine deux semaines avant son assassinat. Depuis, la Gendarmerie n'a pas lâché ses investigations  entre Ambositra et la Capitale, et ce, malgré le fait que les suspects aient affirmé n'avoir rien vu, ni entendu, du moins dans un premier temps qui a succédé à l'ouverture de l'enquête.
Franck R.

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Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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