Publié dans Société

Entreprise franche à Ambohimangakely - Des milliers d'employés risquent le renvoi

Publié le mardi, 05 décembre 2017

Chômage technique ou non respect des droits des salariés ? Telle est la question qui se pose quant à la tension du côté d'Ambohimangakely, hier. En fait, environ 3000 employés d'une entreprise franche de cette localité seraient congédiés sans en être avertis au préalable. « Nous sommes venus ici pour travailler, mais grande fut notre surprise en voyant le portail fermé à double tour et les affiches annonçant notre renvoi.

Précisément, le patron nous a informé à travers ces affichages sans signature ni cachet que nous sommes licenciés après avoir participé à un arrêt de travail sans motif », témoigne une employée mise à la porte. « Effectivement, nous avons suspendu le travail hier (ndlr lundi dernier) pour réclamer nos droits, surtout en matière de congé. Outre la prise en charge médicale médiocre ou encore les salaires inférieurs à ceux inclus dans notre contrat de travail, nous n'avons pas encore droit à un congé et ce après plus d'un an de travail sans pause. Ceux qui en demandent reçoivent en retour des avertissements et menaces de licenciement, ce qui est totalement contraire au Code du travail. Pis, nous n'avons droit à aucune prime d'heures supplémentaires alors que nous travaillons plus de 8h par jour. Aucune pause n'est permise, sans oublier l'interdiction de prendre un appel téléphonique à l'usine. Bref, toutes ces illégalités nous ont poussées à nous manifester mais cela a fini par ce renvoi massif, si on peut l'appeler ainsi », ajoutent les employés, déçus et mécontents.
Problèmes résolus ?
Parmi les syndicats qui viennent en aide aux travailleurs, y compris ceux des entreprises franches, le Fisemare s'est aussitôt intervenu suite à cette affaire à Ambohimangakely. « Cette entreprise franche en question n'est pas la seule où les employés dénoncent des non droits et des conditions de travail déplorables. Nous faisons tout notre possible pour intervenir, notamment en sollicitant un dialogue tripartite, c'est-à-dire entre les employeurs, les représentants du personnel et les membres du syndicat et/ou les inspecteurs du travail. Après celui entamé ce matin (ndlr dans la matinée d'hier), les problèmes sont désormais résolus au sein de cette entreprise. Un procès verbal y afférent a été signé », a fait part le Secrétaire général dudit syndicat. Cette responsable reste persuadée que la tenue d'une telle discussion entre les concernés pourrait nettement résoudre les conflits et permettrait facilement de trouver un terrain d'entente. Toujours d'après ce Sg, lors d'une intervention à une chaîne de télévision privée de la Capitale dans la soirée d'hier, l'intervention de l'Inspection de travail pourrait être omise dans certains conflits et situations. Ceci d'autant plus que divers syndicats et employeurs déplorent les échecs d'intervention de cette institution.
Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Cas d'exception ?
    Le rideau est tombé sur les manifestations publiques initiées par les 73 députés pour le changement sur le Kianja, le parvis de l'Hôtel de Ville, à Analakely. Le MAPAR/TGV d'Andry Nirina Rajoelina quitta, le premier. En effet, la dissolution du Gouvernement Mahafaly Solonandrasana Olivier et la nomination d'un nouveau Premier ministre, Ntsay Christian, se trouve à l'origine de la décision conformément au verdict de la HCC du 25 mai 2018. Certes, la totalité des revendications sur la Place du 13 mai n'avait pas encore été  exaucée, mais, le fait d'avoir pu écarter le Gouvernement HVM constituait déjà un grand point d'acquis. D'autant que le Gouvernement de consensus publiait, sans tarder, le calendrier électoral anticipé. C'est une avancée non négligeable !

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