Publié dans Société

Université de Toliara - Les enseignants-chercheurs en grève !

Publié le lundi, 13 novembre 2017

Suspension des activités pédagogiques, des examens et des soutenances de fin d’études. Tel est le principal impact de la grève des enseignants-chercheurs regroupés au sein du Seces, section Toliara, effective depuis hier. Ce syndicat a pris ladite décision à l’issue d’une réunion qui s’est tenue hier, avec la participation d’une soixantaine d’enseignants.

Selon les informations recueillies, seuls 5 d’entre les participants ont proposé d’entamer une semaine de préavis de grève. Les autres ont uni leur voix pour passer directement à l’acte, à travers la suspension de toutes les activités. « Nous n’avons pas encore touché les indemnités des heures complémentaires depuis l’année universitaire 2015-2016. Pourtant, le calendrier universitaire de 2016-2017 touchera  à sa fin d’ici peu. Le cumul d’indemnités commence à peser sur les enseignants », fait part le Président du Seces section Toliara. « L’on a été informé que les enseignants-chercheurs des autres universités comme Fianarantsoa, Toamasina, Antsiranana ou encore Mahajanga ont déjà reçu leurs indemnités. D’un autre côté, l’engagement à faire auprès des Finances au titre de cette année serait clôturée à partir du 29 novembre prochain. Ceci pour dire que le paiement de nos dus pourrait encore être reporté pour 2018 si le ministère de tutelle ne se mobilise pas à temps », ajoute le premier responsable.
La grève du Seces de Toliara n’impacte pas sur la tenue des concours d’entrée en première année au sein de l’université de Maninday, lesquels s’y déroulent depuis hier. Le concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure, prévu pour le 27 novembre prochain, en sera également épargné. Toutefois, cette grève des enseignants-chercheurs pourrait retarder la sortie des résultats ou encore la rentrée de 2017-2018. Ceci d’autant plus que les vacances sont courtes, voire inexistantes, pour les étudiants locaux. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique devrait prendre au sérieux ce cas et y apporter des solutions afin que les étudiants n’en deviennent pas victimes. Affaire à suivre !
Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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