Publié dans Société

Betroka - Un sergent-chef éliminé après sa mise en captivité

Publié le vendredi, 15 septembre 2017

Betroka connaît des cycles de violence à la mexicaine où des membres des Forces de l’ordre paient également le plus lourd tribut au forfait de dahalo à Betroka.
Un sergent-chef   du nom de Louis Arson Razafimamonjy et qui était de son vivant basé dans la 517e compagnie fut éliminé de sang-froid et dans des circonstances effroyables après sa mise en captivité par les assaillants.

Son corps a été retrouvé à 500 mètres au nord d’Ambaro après un ratissage des gendarmes et des militaires. Ce ratissage s’était également accompagné par l’arrestation de 14 personnes soupçonnées d’avoir été de mèche avec les tueurs. Dire que le sergent-chef a voulu se lancer dans la poursuite des dahalo qui ont volé les 28 zébus de son propre père. Aidé par le fokonolona, il a donc bravé la mort pour avoir tenté d’arracher le troupeau de son père des griffes des assaillants.
A la lumière du triste sort de ce militaire, on peut dire que rien ne va plus à Betroka. Les autorités locales sont totalement impuissantes à endiguer les assauts de dahalo. Mais sur place,  la très mauvaise organisation sociale  elle-même serait à l’origine de ces violences, qui n’épargnent plus, ni les Forces de l’ordre, encore moins la population civile. Récemment, un chef de groupe d’auto-défense locale (Andrimaso) a vivement interpellé les dirigeants du pays à ce qu’ils se réunissent autour d’une table avec les chefs de différents groupes d’auto-défense locaux.
« Nous exigeons de faire la carte sur table avec le Chef de l’Etat car les gros bonnets (lire dahalo ambony latabatra), seraient derrière toute cette violence », tonne l’un d’eux. Un artiste originaire de l’Ihorombe et qui s’est taillé la légende jusqu’à l’extérieur à cause de son talent, a pour sa part fustigé les devins ou « mpimasy ». « Les jeunes dahalo obtiennent cette sorte d’audace insolente pour commettre leurs méfaits après qu’ils s’étaient procurés de ces amulettes auprès de ces mpimasy », a-t-il lancé.
Mais ces chefs de groupes armés locaux ont aussi leurs griefs envers la Justice. Ils déplorent le fait que des dahalo condamnés recouvrent curieusement la liberté et récidivent. Enfin, la convention sociale ou « Dina » serait même facteur de division, voire de discrimination à Betroka. Beaucoup de gens en ont après le « Dinan’i Mangoky », qui excluent l’ethnie des Razafindravala. Du coup, toute tentative afin de réunir la force pour combattre les dahalo est rendue impossible.
Franck Roland

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