Publié dans Société

Peste - Peur dans les villes !

Publié le mercredi, 13 septembre 2017

L’état d’alerte se propage dans les autres villes.  Analamanga, Vakinankaratra, Alaotra Mangoro, Atsinanana, Sava et Boeny sont déclarés foyers pesteux par le ministère de la Santé publique (Msp), dans son communiqué de mardi dernier. L’affolement des habitants suite aux cas  « suspects » de peste pulmonaire s’intensifie non seulement à Toamasina mais aussi à Antananarivo, Moramanga, Sambava, Vohémar, entre autres. La preuve, la ruée vers les pharmacies et vendeurs de médicaments pour acheter du « Cotrim » s’enchaîne dans ces localités.

Du coup, le prix d’une plaquette contenant 10 comprimés de ce médicament générique a grimpé jusqu’à 10 000 ariary, hier dans la ville du Grand port. Tandis qu’à Sambava, ce médicament tant recherché a disparu des étagères des pharmacies locales.  Mais malgré cette hausse vertigineuse, certaines pharmacies ont eu une rupture du stock, comme quelques- unes à Antananarivo qui ont proposé la plaquette entre 1 600 à 2 000 ariary. « J’ai fait le tour des pharmacies depuis Ampasampito jusqu’à Analakely, en passant par Besarety et Antanimena, pour acheter des plaquettes de « Cotrim », ce matin (Ndlr hier), mais elles n’en avaient plus vers 10h. Par contre, les pharmaciens ont demandé aux clients, paniqués, de revenir dans l’après-midi tout en annonçant une hausse de prix », témoigne Perle, mère de famille habitant à Mahazo. Bref, l’automédication a pris le dessus, une des précautions adoptées par les habitants. Ces derniers ne se sentent pas rassurés alors que le Msp tente bien que mal d’apaiser l’inquiétude généralisée. Outre la prise de médicaments, les activités d’assainissement et  de dératisation se sont multipliées depuis hier. Forte mobilisation  des autorités locales Depuis l’annonce des cas suspects de peste pulmonaire dans diverses localités, les autorités et responsables sanitaires se sont dépêchés d’intervenir. A Toamasina, des agents de santé effectuent actuellement des  descentes auprès des Fokontany pour mener des sensibilisations et rassurer les habitants, dans l’angoisse. Les activités de prise en charge des patients suspectés se multiplient dans les centres de santé, tout comme la distribution de médicaments ou encore les désinsectisations, etc. A Vohémar, les 11 patients présentant des cas suspects sont actuellement hospitalisés dans le centre hospitalier local. Il en est de même pour le frère du défunt étudiant de Toamasina, originaire  de ce District et qui y est enterré depuis la semaine dernière. Outre les sensibilisations à travers le porte-à- porte, une barrière sanitaire a également été mise en place dans 3 localités, afin de surveiller de près les déplacements. En outre, le Directeur régional de la santé (Drs) d’Atsinanana, le Dr Raymond Rakotoarimanana, a finalement brisé le silence après les rumeurs sur le nombre de morts et de malades de la peste pulmonaire entrainant une panique généralisée à Toamasina. « Deux personnes sont décédées de la maladie. L’une était un étudiant en 3e année de l’université de Barikadimy qui habitait à Mangarano. L’autre était un père de famille résidant à Salazamay. Leurs décès étaient survenus respectivement les 2 et 3 septembre  derniers », a-t-il avoué lors d’une rencontre avec la presse locale, hier matin. Depuis, les 349 personnes qui étaient en contact avec les défunts ont tous fait l’objet de « chimioprophylaxie », axé sur un traitement médicamenteux. D’après les autorités sanitaires locales, la peste pulmonaire se serait propagée dans cette localité à cause de la mort subite d’un homme à Moramanga, dans un taxi-brousse reliant Toamasina et Antananarivo. Dans tous les cas, la vigilance reste de rigueur quoique les responsables aient avancé la maîtrise des
risques de contamination.
Recueillis par  Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • L’effondrement !
    L’anéantissement du régime, en place, serait-il proche ? Des signes précurseurs semblent l’annoncer. Essoufflement, fatigues ou sueurs froides, des symptômes réels d’une maladie grave  et qui apparaissent au moindre effort physique. On dirait qu’il ne reste plus au « malade » que quelque temps ! Sous une autre forme, l’édifice du parti au pouvoir, le HVM (Hery vaovaon’ny Madagasikara) dont la « construction » ne datait que de 2013, semble déjà menacé par l’apparition, ici et là, sur la façade principale, des « fissures  béantes ». Pour les spécialistes en bâtiment, l’effondrement de la bâtisse ne serait plus qu’une question de temps à moins que de sérieuses réparations ne soient pas effectuées, surtout en cette période de fortes pluies.

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