Publié dans Société

Affaire Bni Tsimbazaza - Le suspect serait toujours à Madagascar

Publié le dimanche, 10 septembre 2017

11 août-11 septembre. Cela fait déjà un mois que l’avis de recherche à l’encontre d’Yves Daniel Razakarivony Rivofanantenana, dit Yves (40 ans),  employé de la Bni à Tsimbazaza, est lancé par les Forces de l’ordre. Disparu avec les 445 millions d’ariary de la banque, il est fortement recherché par la Police nationale, mais les investigations de cette dernière demeurent infructueuses jusqu’ici. La Police a affirmé que le suspect est toujours à Madagascar et se terre quelque part. Elle se base sur les faits que « le concerné est blacklisté et que les contrôleurs de nos frontières ne manqueront pas de l’identifier si jamais il s’aviserait à prendre un vol dans les aéroports de Madagascar ou à embarquer dans un quelconque navire », explique-t-on du côté du service des renseignements de la Police nationale à Anosy.

Les patrons de la Brigade criminelle (Bc) sont aussi de même voix que leur homologue du précédent service.  Les enquêteurs de la Bc sont persuadés que le quadragénaire et ses complices auraient longuement fomenté leur sale coup. Malgré le fait qu’il se cache dans un ou des endroits insoupçonnés de la Grande île, Yves évite soigneusement de contacter ses proches, selon l’information.  Cependant, nul n’est sans savoir que nos frontières seraient justement poreuses. Personne, encore moins la Police ne pourrait garantir qu’il n’aurait pas pris un boutre dans l’un des nombreux petits ports de nos côtes pour quitter en cachette le pays. Des personnes recherchées parviennent toutefois à faufiler et se prélassent actuellement à l’étranger. Le cas d’une personnalité connue au sein de la Banque centrale et qui s’est évaporée avec des dizaines de milliards d’ariary en est la preuve. Recherché après avoir réalisé ce grand coup à la Banque centrale de Manakara, ce cadre supérieur a pu tout de même filer hors des frontières malagasy. Le peu de moyens à la disposition de la Police et de la Gendarmerie constitue un frein à un résultat rapide. Une personnalité controversée. C’est le moins qu’on puisse dire à propos du concerné. Une cliente se remémore surtout d’un homme assez gauche mais qui souriait toujours. Une autre s’est souvenue d’un banquier serviable et toujours à l’écoute de son interlocuteur.  Bref, un homme d’une apparence flegmatique voire inoffensive. Mais après son sale coup, le 10 août dernier, l’opinion s’était lourdement trompée sur son compte.
Ce jour-là, ayant profité de l’absence de ses collègues, alors partis casser la croûte, ce résident d’Anjomakely a transporté ces fonds jusque dans sa voiture, une Renault Clio immatriculée 9881 TBB garée près de la banque. Une partie de cette somme qui s’élève à 225 millions ariary a été prévue être versée dans le guichet automatique de banque (Gab) tandis que l’autre somme, évaluée à 215 millions d’ariary, se trouvait déjà dans la caisse. Puisque c’est lui qui détenait la clé du coffre, il lui était plus facile d’opérer à l’insu de ses collègues. Depuis, on ne l’a plus revu malgré l’avis de recherche émis à son encontre.
Franck Roland

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    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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