Publié dans Société

Antsakaviro - Un jeune informaticien sauvagement assassiné

Publié le dimanche, 11 juin 2017

Spectacle effarant et découverte macabre, samedi vers 6h30 du matin dans une ruelle située en contrebas de la voie principale en pente et en pavés à Antsakaviro. Le corps sans vie et souillé de sang de Gabin Ferdinand (27 ans), de son vivant informaticien, gisait dans un passage peu fréquenté et bordé par quelques habitations privées.

Plus près, la vue des plaies sur la victime fait peur : une qui est la plus béante et faite comme par un sabre est observée au niveau de son thorax, juste non loin du cœur tandis qu’une autre, plus vilaine que la précédente marque sa tête. Une trace de morsure (humaine) a été également remarquée sur le haut de sa poitrine. Le malheureux avait encore les poings fermés, probable preuve qu’il aurait voulu se battre contre son ou ses agresseurs.  « Il était karatéka et il n’était pas du genre à se laisser faire », apprend-on du côté de ses proches.   Sur la victime, les limiers de la Brigade criminelle qui supposent une attaque de bandits, ont trouvé la somme de 50 000 ariary. Cet argent serait-il ce qui devait rester sur le malheureux après qu’on lui a volé le gros lot ? Nul ne le sait vraiment.  Quant aux deux ordinateurs portables qu’il a transportés dans un sac à dos, plus aucune trace. « J’étais sortie pour aller chercher de l’eau lorsque ma sœur est venue me prévenir qu’un cadavre se trouvait juste près de notre maison», déclare une jeune ménagère qui habite à deux pas du point où le cadavre a été retrouvé. Mais que devait-il se passer au juste ?  Une heure à peine après les premiers émois, trois personnes dont une jeune femme, l’air affolé, étaient venues sur place. Elles semblent avoir un mauvais pressentiment. Au fur et à mesure que les nouveaux venus s’enquièrent de la description physique de la victime et surtout les habits qu’elle portait, leur inquiétude s’avérait fondée. Lorsqu’une maîtresse de maison leur a expliqué que le défunt a porté un capuchon gris et des bottines marron, la jeune femme a éclaté en sanglots en reconnaissant que c’est bien celui qu’ils sont venus s’enquérir qui a été tué. « C’est bien lui ! Vers 21h, il s’est séparé de nous après avoir téléchargé des jeux vidéos avant de rejoindre son domicile », déclare-t-elle toujours en larmes. De son côté, la fiancée de la victime a été également effondrée par cet arrachement brutal d’un être cher. Les riverains directs affirment tous n’avoir rien vu, ni entendu de suspect au cours de la nuit où l’assassinat a été censé se produire. « Et pourtant, j’occupe l’angle d’une fenêtre où on est censé tout entendre comme bruit venant de l’extérieur », explique de son côté un jeune locataire d’une maison près de laquelle passe le chemin où la dépouille du malheureux a été vue. Une source policière avance que la victime aurait pu être tuée ailleurs et non à l’endroit où son corps a été découvert. A preuve, aucune trace de lutte et encore moins de sang n’a été trouvée aux alentours du cadavre.  Dès samedi soir même, la dépouille a été rapatriée à Ambilobe, sa ville natale. L’enquête suit son cours. 

Franck Roland

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Editorial

  • Point de droit
    Aristote (384-322), un philosophe de la Grèce antique, l'auteur de la célèbre pensée « l'homme est un animal politique », dans son exposé thématique sur la vertu, prônait le concept du « juste milieu ». Il invitait toujours l'homme à chercher la médiane entre un « par défaut » et un « excès ».Une philosophie qui avait largement contribué ou influencé à la conception de la pensée occidentale. Une sagesse que le monde de l'Ouest, par la voie du dialogue, tente de prioriser autant que possible. La recherche du consensus marque les progrès dans toute démarche de règlement de conflit. On bannit toute tentative au fanatisme et à l'intégrisme.

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