Publié dans Société

Transport communal à Anjozorobe - 16 Communes presque inaccessibles

Publié le vendredi, 09 juin 2017

Des localités productives mais quasi isolées. Seules 3 Communes sur les 19 existantes dans le District d’Anjozorobe, Région d’Analamanga, sont accessibles via des « taxis-brousse ». Or, ces véhicules de transport public n’y passent pas souvent. Les 16 autres Communes n’ont aucun moyen de transport digne des passagers. Ceux qui ont les moyens financiers prennent le taxi-moto, tandis que les autres se déplacent soit à pied, soit en charrette ou même en camion. Avec ce dernier moyen de transport, un accident mortel est survenu, rappelons-le, à la fin du mois de janvier dernier avec un bilan de 47 morts et des dizaines de blessés. Ce problème de mobilité de la population dans ce District, situé à une centaine de kilomètres de la Capitale, s’explique notamment par l’état piteux des routes. Celles-ci sont poussiéreuses et truffées de nids de poule durant la période sèche, avant de se transformer en chaussées glissantes et couvertes de boues épaisses pendant la saison des pluies. Pourtant, ces Communes assurent l’approvisionnement d’oignons, de riz, de manioc, d’haricots et de divers légumes vendus dans la ville d’Antananarivo. Les collecteurs en tirent le plus de profit puisqu’ils achètent les produits à moindre coût chez les agriculteurs locaux. Face à cette situation, l’Ong « Lalana » et l’Ong
« Green » viennent de lancer un projet de mise en place d’un plan communal de transport (Pct) au niveau dudit District, dans le but de promouvoir la mobilité de la population rurale et la circulation des biens pour assurer un développement durable. Cofinancé par l’Union européenne, ce projet de 3 ans touche 15 Communes locales. « Parmi les activités incluses dans le projet figure la formation sur la maîtrise d’ouvrage ou encore l’étude technique pour faciliter la circulation tout au long de l’année, outre l’appui à la demande de financement pour les travaux de construction et de réhabilitation des routes. Le Pct vise aussi à mener des plaidoyers pour l’adoption des arrêtés déterminant les routes communales et intercommunales. L’existence de cette loi évitera le barrage ou la clôture des routes par les exploitants ou opérateurs », avance Harinjato Ratsima, chef de projet auprès de l’Ong « Lalana ». A noter que ce plan communal de transport incite aussi l’implication des Communes à améliorer leurs ressources financières, tout en instaurant le dialogue entre les dirigeants et les citoyens à travers la mise en place de la structure locale de concertation.
 Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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