Publié dans Société

Travail - Le non-respect des droits persiste

Publié le jeudi, 18 mai 2017

Les conditions de travail des employés malagasy demeurent précaires jusqu’à présent. Des entreprises surexploitent leurs travailleurs en les faisant travailler pour un salaire de misère. Selon le ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et des Lois sociales, Jean de Dieu Maharante, il y a encore ceux qui sont payés avec un salaire de moins de 100 000 ariary.

Et les infractions ne concernent pas seulement la valeur des rémunérations, mais également la protection sociale et les cotisations sociales non respectées.  Il considère cela comme une atteinte aux droits du travail à laquelle il faut remédier. En effet, ce ministère reçoit sans cesse des plaintes concernant les mauvaises conditions de travail auxquelles les travailleurs sont confrontés. Vis-à-vis de ces dénonciations, le ministère de tutelle prévoit aujourd’hui une descente pour faire des vérifications au sein de différentes entreprises. Le ministre a aussi ajouté que ces violations ne s’arrêtent pas aux frontières de la Capitale mais s’élargissent au niveau des différentes régions et qu’il reste toujours à la disposition des employés en cas de problèmes de droit. 

La méconnaissance  des droits

La plupart des employés malagasy ont des lacunes de connaissances concernant leurs droits. Il est vrai que, d’un côté, dans certaines catégories d’emplois, le contrat demeure verbal, ce qui fait que les employés ne peuvent pas porter plainte si leurs employeurs viennent à ne pas honorer les conditions de travail posées au départ par manque de preuves. Et d’un autre côté, il y a ceux qui signent des contrats, dans lesquels certains points ne sont toutefois pas respectés. Alors, de peur d’être renvoyés (surtout qu’ils ont eu du mal à obtenir le travail), ils ne se plaignent pas et endurent toutes les conditions précaires. Il faut préciser que le Code de travail n’est pas une matière qui s’apprend à l’école. Par conséquent, les personnes qui entrent dans la vie active mais qui n’ont pas dépassé l’école primaire ont beaucoup de mal avec la conception de ce qu’elles peuvent ou ne peuvent pas faire. Cette méconnaissance est encore un obstacle pour avoir un travail décent à Madagascar.  

Rova R.

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