Publié dans Politique

Construction Illicite à Alarobia - Un actuel député débouté par le Conseil d’Etat

Publié le mercredi, 10 juillet 2019

Le Conseil d’Etat a tranché. Le chantier de construction « illicite » à Alarobia appartenant à un actuel député affirmant être très proche du régime actuel doit être fermé.  Pour comprendre l’histoire il faut remonter à la mi-avril dernier. La Police de l’Aménagement du territoire avait constaté une construction illicite à Alarobia, sur un terrain ayant appartenu  au ministère des Travaux publics d’avant. Le rapport de descente établi le 30 avril 2019 mentionne la constatation d’une construction « sans permis de construire dans l’enceinte dudit terrain ». De ce fait, il a été établi l’arrêté 036 – 2019 du 30 avril 2019 portant arrêt des travaux du chantier de la Construction à Alarobia pour cause d’infraction. « La décision d’arrêt de travaux est justifiée la constatation de construction illicite pour défaut de permis de construire. L’obtention du permis de construire a été refusée par la Commune urbaine d’Antananarivo car le terrain n’appartient pas à l’initiateur de la construction. Ledit terrain selon le dernier Certificat de situation juridique émis par les services des Domaines appartient à la Société GOTAM SIC », précise une voix autorisée.  Suite à la non-observation de cet arrêté, le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics a établi un nouvel arrêté, 11 251/2019 du 03 juin 2019, portant fermeture et scellage du chantier la construction à Alarobia, Commune Urbaine, selon les explications.

Le parlementaire propriétaire du chantier a de suite déposé auprès du Conseil d’Etat une requête de sursis à exécution et annulation de cet arrêté. Hier, le Conseil d’Etat, par son délibéré de l’audience, a décidé le rejet de ladite requête. Une décision du Conseil d’Etat qui est « irrévocable et sans recours par rapport à l’arrêté en question », précise notre source. Il est intéressant de noter que l’Etat dans cette affaire a été représenté par la direction de la législation et des contentieux de la Primature, appuyé par la direction des affaires juridiques du MAHTP. La vague de dénigrement actuel menée par le parlementaire en question, contre le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics, Hajo Andrianainarivelo, serait, pour beaucoup d’observateurs, causée par ce contentieux. Ce député élu à Antananarivo supporte visiblement mal la politique de fermeté du ministère contre toutes les irrégularités… Notons qu’une requête de réserve a été déposée au tribunal par le MAHTP le 02 juillet 2019 aux fins de bris de scellé. D’après certaines informations, un bris de scellés sur les lieux de la construction illicite aurait été constaté. Affaire à suivre.
La Rédaction

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Editorial

  • Un challenger favori
    Maintenant c’est connu. L’IRD a choisi de placer en orbite un brillant opérateur économique de la place, Naina Andriantsitohaina, pour l’élection communale du 27 novembre à Antananarivo. En poste au ministère des Affaires étrangères en tant que ministre du Gouvernement Ntsay Christian II et III, Naina, pour les intimes, fait partie de la race des « entrepreneurs modernes » qui tentent de conjuguer la politique avec l’économie mais attention avec prudence. C’est un homme nouveau du microcosme politique local que la plateforme présidentielle mise pour rafler la cagnotte. Capitaine d’industrie, à la tête du Groupe Andriantsitohaina qu’il a hérité de son  grand-père, le patriarche Josoa Andriantsitohaina, et de son illustre père Jean-Charles Andraintsitohaina, Naina a pris la suite de l’empire en 2009 du vivant de son père. L’opérateur Naina Andriantsitohaina gère, à la fois quatre unités industrielles : l’imprimerie NIAG, l’usine de produits chimiques Prochimad, l’organe de presse Ultima-Média et la Banque BMOI…

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