Publié dans Politique

Ambilobe - Deux attaques à main armée en l’espace de 24 h

Publié le mercredi, 17 avril 2019

De l’audace, les bandits qui opèrent dans la ville d’Ambilobe ces derniers temps en ont. En effet, en l’espace de 24 h deux attaques à main armée ont eu lieu dans ladite ville. La première est survenue dans le fokontany Anoronala, lundi dernier vers 18h10mn, au cours de laquelle les bandits au nombre de 6 ont pris pour cible un hôtel et emporté avec eux la somme de 50 millions d’ariary et des bijoux après avoir blessé par balles le propriétaire de l’hôtel en question et rouer de coups la femme de ce dernier. La deuxième date de mardi dernier et a eu lieu dans le fokontany Antafiakatsaka où 5 bandits ont également fait parler les armes en leur possession vers 19h. Cette fois, c’est le domicile du propriétaire d’un magasin qui vend des téléphones et autres articles haut de gamme qui étaient leur cible. La dame en question était absente des lieux et sa mère était seule dans la maison au moment où les bandits ont fait leur apparition. Selon nos sources, comme le portail de la propriété était fermé, les bandits voulaient forcer la serrure quand l’un des fils de la mère qui rentrait d’un voyage est apparu au même moment. La mère n’avait donc d’autres alternatives que d’ouvrir le portail de peur que les bandits tirent sur son fils. Mais auparavant, elle a appelé le commissaire de police Ricardo lequel aussitôt a donné l’ordre à ses éléments qui patrouillaient dans les quartiers de la ville de rappliquer. Une fois dans l’enceinte de la propriété, les bandits ont roué de coups et menacé la première et son fils. Ils exigeaient la somme de 400 000 000 ariary. Deux des bandits opéraient à l’intérieur de la maison tandis que deux autres postés à l’extérieur n’arrêtaient pas de tirer des coups de feu en l’air pour dissuader ceux qui sont tentés de voler au secours des victimes.


 Les premiers  sur les lieux
 Le commissaire de police Ricardo et le chef de district ainsi qu’un journaliste de la localité furent les premiers à se trouver sur les lieux de l’attaque. Le commissaire pensait que ses hommes étaient déjà sur place mais malheureusement ce ne fut pas le cas. Les bandits ont ouvert le feu sur lui en premier puisqu’il était armé et l’ont blessé à la jambe gauche. Mais le commissaire ne s’est pas laissé faire en dépit de sa blessure et un échange de tirs s’ensuivit. Il était seul contre ces malfrats. C’est alors que des éléments de la Gendarmerie sont intervenus à leur tour. Peu de temps après, les policiers ont fait leur apparition. Ayant senti l’étau se resserrer autour d’eux, les bandits ont sauté sur les toits des maisons avoisinantes et disparurent  dans la nature. Dans leur hâte, l’un d’entre eux a laissé tomber son téléphone portable. Par ailleurs, grièvement blessées, les victimes ont été transportées d’urgence à l’hôpital ainsi que le commissaire Ricardo dont le courage est salué par la population d’Ambilobe. Quant aux hommes de ce dernier, les observateurs ne s’expliquent pas la raison de leur retard dans leur intervention alors qu’ils étaient les premiers à être informés de l’attaque. Pour l’heure, nous ignorons le montant du butin des bandits.
 Complicité
 Une telle opération nécessite la plupart de temps la complicité d’un ou de plusieurs éléments venant de l’intérieur. En tout cas, dans cette attaque à main armée de mardi dernier, le gardien du magasin de la victime reste le premier suspect. Les Forces de l’ordre sont en possession des éléments qui le prouvent. Le gardien de la propriété pris pour cible par les bandits aux yeux des observateurs de la ville d’Ambilobe y serait également pour quelque chose. Des raiamandreny de la localité trouvent en effet louche que les bandits n’ont pas touché à un seul cheveu du premier.
 Renfort
 Sans perdre de temps, des éléments de la FIP (Force d’intervention de police) conduits par le directeur régional de Police, Christian Tombohasy,  sont venus prêter main-forte aux Forces de l’ordre d’Ambilobe. En finir avec les auteurs de cette série d’attaques, tel est le mot d’ordre et le défi lancé par les Forces de l’ordre. La population d’Ambilobe est disposée à collaborer étroitement avec ces dernières dans l’accomplissement de leurs lourdes tâches. L'enquête est en cours. Attendons de connaître la suite des tristes épisodes survenus à Ambilobe ces derniers temps.
  A.Lepêcheur

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Editorial

  • Servir et non se faire servir !
    En tant que présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, magistrate et députée d'Ambatofinandrahana, pour un second mandat de son état, mit le point sur le « i » dès l'entame de la mandature des nouveaux élus à Tsimbazaza. Face aux comportements qui frisent l'indélicatesse de certains élu(e)s et qui défrayent la chronique, Mme Razanamahasoa tient à préciser qu'un député en tant que représentant(e) du peuple a été élu pour servir les intérêts du « vahoaka » qu'il est censée représenter et non se faire servir comme un prince.

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