Publié dans Politique

Lalao Ravalomanana à la tête de la mairie - La plus grosse déception des Tananariviens

Publié le vendredi, 16 novembre 2018

Désillusion totale pour les électeurs de la Capitale qui ont élu Lalao Ravalomanana à la mairie. Dans son fief, la première magistrate de la ville des mille déçoit profondément. La candidate à la municipalité s'était engagée à améliorer le quotidien des Tananariviens.  A moins d'un an de la fin de son mandat de maire, rien n'a véritablement changé. Outre les box commerciaux qui fleurissent à chaque coin de rue dans le centre ville, les défauts de la Capitale sont toujours les mêmes. La situation s'est même empirée. Des signaux montrant qu'elle n'est pas une bonne gestionnaire. « Les gens savaient que ce serait compliqué. Mais ils sont déçus. Y compris dans le camp Ravalomanana », opine un citoyen lambda. Le manque de technicité de Lalao Ravalomanana est pointé du doigt par la plupart de ses concitoyens.

« Même du temps des Présidents de délégation spéciale, Michèle Ratsivalaka et Edgard Razafindravahy, la Capitale était largement mieux gérée », renchérissent certains tananariviens. Pour un certain nombre d'observateurs, Lalao Ravalomanana a été candidate juste pour que le TIM puisse prendre sa revanche sur le HVM. La gestion de la Capitale n'est visiblement pas la priorité de l'élue. D'autant plus qu'elle est complètement sous l'influence de conseiller spécial de mari.
Gabegie et magouilles
 En outre, les magouilles fleurissent à l'instar des terrains domaniaux vendus sans appels d'offres, certains terrains communaux seraient également tombés dans les mains de privés, souvent des ressortissants indopakistanais. La construction et la cession des nouveaux pavillons sur l'esplanade d'Analakely, constituent toujours un mystère jusqu'ici. En parlant de ces nouveaux pavillons, quid également de  l'éternel problème des marchands de rue ? Ces derniers s'amassent de plus en plus sur les trottoirs du centre ville. Depuis la fin de
l'année dernière, les autorités municipales d'Antananarivo s'abstiennent de réprimer ces commerçants et ne mènent que ponctuellement des activités de répression. Une mesure qui, pour beaucoup, cachait des visées électorales…
Dès le départ, l'édile de la Capitale a connu un départ catastrophique. Elle a été incapable de se constituer une équipe.  Ses collaborateurs ont changé à de multiples reprises. Les habitants de nombreux quartiers de la ville vivent quotidiennement auprès des montagnes d'ordures. Le manque de coopération du SAMVA était le prétexte avancé par la CUA pour expliquer la saleté dans la Capitale. Actuellement, cela ne peut plus servir d'excuses étant donné que le ministre de l'Eau, qui chapeaute le SAMVA, est du même parti politique que la maire… Les automobilistes, quant à eux, se plaignent de l'état de certaines routes et des embouteillages monstres aussi bien aux sorties de la Capitale et en plein centre ville. La gestion des parkings, cédée à Easy park, continue d'alimenter les débats notamment sur les réseaux sociaux. 
Coquille vide
Les observateurs se rappellent aujourd'hui l'empressement de Lalao Ravalomanana à prendre ses nouvelles fonctions et à ses propos selon lesquels elle était pressée de redresser la Capitale, etc. Un discours qui s'avère finalement être une coquille vide. Eu égard aux conditions dans lesquelles les Tananariviens risquent de passer les fêtes de fin d'année, beaucoup sont enclins à croire que la première magistrate de la Ville des Mille est incapable de gérer la ville d'Antananarivo. Il est vrai que le régime actuel ne cesse de mettre des bâtons dans les roues de l'ex-première dame. Cependant, l'équipe de la mairie ne peut pas se cacher derrière ce problème pour expliquer les défaillances dans la gestion actuelle de la Capitale. Lalao Ravalomanana aurait déjà dû s'y préparer en se lançant dans la course à la mairie. En tout cas, la maire et son conseiller spécial devraient revoir leur copie afin de mener une politique productive avant que l'irréparable ne se produise.  D'autant plus que les électeurs ne se prêteront plus à leur jeu pour la 2nde fois !
La Rédaction

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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