Publié dans Politique

Conseil du Fampihavanana Malagasy - Perte de crédibilité confirmée !

Publié le jeudi, 04 octobre 2018

D’un échec à l’autre. Depuis son opérationnalisation l’année dernière, le Conseil pour le Fampihavanana Malagasy peine à assurer ses missions. A commencer par l’initiation d’une rencontre au sommet au CCI Ivato au début du mois de juin dernier et qui a complètement capoté. Une rencontre qui devait déboucher sur des résolutions voire un accord politique censé résoudre la crise politique qui est née du mouvement des 72 députés pour le changement au mois d’avril sur la place du 13 mai. Au lieu de déboucher sur un accord, l’ambiance avait pourtant dégénéré en un affrontement physique entre les politiciens. Pire, certains d’entre eux ont même pointé du doigt l’organe de réconciliation comme voulant engager un processus de report des élections et de mise en place d’une nouvelle transition. Bref, un plan malsain de partage de sièges. Après cet épisode honteux, l’équipe du CFM s’est faite discrète jusqu’à récemment en annonçant, cette fois – ci, l’élaboration d’une charte de bonne conduite destinée aux candidats à la présidentielle.



Des formalités lassantes

Avant – hier, le CFM est donc passé à l’action en initiant la signature dudit code de bonne conduite en sollicitant les concurrents dans la course à la magistrature suprême. Une démarche qui a récolté un nouvel échec car seuls une dizaine de candidats ont répondu présent au bureau du ministère des Affaires étrangères. Lieu où devait se tenir la cérémonie de signature de la charte. Mais encore, sur les 10 candidats présents ou représentés, seuls 6 ont adhéré à la charte en apposant leurs signatures. Pire, la séance s’est encore transformée  et certains candidats se sont même levés pour affirmer qu’ils n’étaient pas inscrits dans la liste électorale ou qui ont dénoncé des irrégularités. Un des candidats présents sur les lieux mais non signataire a même qualifié la démarche  du CFM d’hypocrisie étant donné qu’aucune mesure restrictive ni contraignante n’est appliquée aux candidats qui violent les règles du jeu. Bref, les démarches du CFM serviraient donc davantage à soigner les apparences et feraient office de formalité plutôt que d’apporter des réels changements de fond à cette présidentielle. Une série d’échec qui donne à réfléchir sur la crédibilité du CFM, dont le budget de fonctionnement vient d’ailleurs des caisses de l’Etat.
La Rédaction

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Editorial

  • Attention !!
    Ressaisissons-nous tous ! Le pays glisse sans crier gare vers l'imparable. Tous les indicateurs broient du noir sinon voient rouge. La publication des résultats provisoires au niveau de la CENI nous plonge dans un état d'urgence voire critique. L'Instance d'Alarobia persiste à afficher des chiffres non seulement erronés mais aussi porteurs d'anomalies flagrantes. De l'autre côté, la population vit dans des conditions inacceptables que l'on a tendance à ignorer. On dirait qu'on profite bien du cafouillage qui prévaut pour tordre le cou au bas-peuple.

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