Publié dans Politique

Mbola Rajaonah, le pestiféré - Sur les traces de Claudine Razaimamonjy

Publié le mercredi, 03 octobre 2018

Notre article intitulé « Mbola Rajaonah, en mode mercenaire de Marc Ravalomanana » (cf notre édition du mardi 03 Octobre dernier) semble ne pas avoir laissé indifférent Hery Rajaonarimampianina. Le double langage adopté par Mbola Rajaonah serait en effet resté en travers de la gorge du Président démissionnaire, à tel point qu’il aurait décidé de rompre définitivement le pont avec celui qui fut son homme de confiance. Une donne qui ne joue nullement en faveur, ni du candidat N°12, ni de celui pour qui ce dernier a été trahi, à savoir Marc Ravalomanana, encore moins du « traître » lui-même, bien au contraire.
Il serait en effet naïf de croire que, en se passant des services du sulfureux patron du transit Tafaray, Hery Rajaonarimampianina s’est débarrassé d’un poids encombrant, donnant ainsi plus d’allant à sa candidature. Car il va sans dire que, ce faisant, l’ex-locataire d’Iavoloha reconnaît qu’il a bien fait preuve de légèreté dans le choix de son entourage, tout en persistant dans l’erreur des années durant.


Mais il se trouve aussi que, en tournant le dos à Mbola Rajaonah, le candidat N°12 vient d’en faire un adversaire, pour ne pas dire un ennemi. Or, nul n’ignore que ce dernier a été de tous les coups -  y compris des plus tordus -  du HVM en général et de la Présidence en particulier, durant ces presque 5 premières années de la quatrième République. C’est pour dire que Mbola Tafaray ne va nullement se gêner afin de mettre à profit tout ce qui pourrait jouer en défaveur de son ex-patron, notamment les informations et autres secrets dont il a eu connaissance du temps où il était conseiller spécial auprès de la Présidence. Ce qui mettra encore plus du plomb dans l’aile du candidat du HVM.
Du côté de Marc Ravalomanana, le « recrutement » de Mbola Rajaonah, au lieu de le servir, risque au contraire de porter l’estocade à son capital sympathie auprès des militants TIM, déjà en courbe descendante, suite à sa récente rencontre nocturne avec les deux ténors du HVM, Rivo Rakotovao et Hery Rajaonarimampianina. Le fait avait été en effet très mal perçu par ses partisans, en ayant été interprété comme un manque de confiance à leur endroit, au point d’en arriver à les renforcer avec des éléments adverses. L’appel à un transfuge du HVM  - et non des moindres  - titillera encore plus la susceptibilité, déjà à fleur de peau,  d’une frange de l’électorat de l’ex-laitier, celle-là même dont le fanatisme à l’égard du patron de TIKO n’a d’égal que son aversion face à tout ce qui est de couleur bleue ou orange.Totalement en dehors du giron du HVM
Mbola Rajaonah, quant à lui, risque de tout perdre dans l’histoire. L’on sait en effet qu’une féroce guerre fratricide l’a opposé  -  et l’oppose encore  -  à l’actuel Président de la République par intérim, Rivo Rakotovao. Au jour d’aujourd’hui, en ayant été rejeté par Hery Rajaonarimampianina, il se retrouve donc totalement en dehors du giron du HVM, alors que son nouveau camp, le TIM, n’est nullement en mesure de lui garantir l’immunité et l’impunité dont il jouissait auparavant. Or,  nul n’ignore que la manière avec laquelle l’homme a bâti sa fortune l’expose particulièrement aux fourches caudines du BIANCO, celles-là même qui ont valu à une certaine Claudine Razaimamonjy de croupir à l’heure actuelle derrière les barreaux. L’avenir dira si le Conseiller spécial de l’ex-Président va suivre la trace de la confidente de l’ex-Première Dame.
Quid, enfin, des ministres issus du clan Mbola-Voahangy qui, en ayant été évincés du Gouvernement, ont été « casés » en tant que conseillers au sein de la Présidence par Hery Rajaonarimampianina juste avant sa démission. Et ce, bien même qu’ils ne soient pas  -  et pour cause  -  en odeur de sainteté avec le locataire actuel des lieux, Rivo Rakotovao ? Pour y rester, ils n’ont d’autres choix que de prendre leur distance vis-à-vis de leur ancien « protecteur », devenu désormais un pestiféré. C’est déjà chose faite, dit-on, pour certains d’entre eux.
 La Rédaction

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Editorial

  • Servir et non se faire servir !
    En tant que présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, magistrate et députée d'Ambatofinandrahana, pour un second mandat de son état, mit le point sur le « i » dès l'entame de la mandature des nouveaux élus à Tsimbazaza. Face aux comportements qui frisent l'indélicatesse de certains élu(e)s et qui défrayent la chronique, Mme Razanamahasoa tient à préciser qu'un député en tant que représentant(e) du peuple a été élu pour servir les intérêts du « vahoaka » qu'il est censée représenter et non se faire servir comme un prince.

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