Publié dans Politique

Affaire CEG d’Analamahitsy - Les zones d’ombre persistent

Publié le mardi, 10 juillet 2018

La sortie médiatique des responsables de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) concernant l’affaire du CEG d’Analamahitsy n’a pas apporté l’éclaircissement tant attendu. A titre de rappel, des bruits circulaient en début de semaine que ledit CEG aurait été vendu à un Indo-pakistanais par la CUA, propriétaire du terrain, et ce avec la bénédiction du ministère de l’Education nationale (MEN), propriétaire du bâtiment. C’est seulement hier que la CUA a décidé d’apporter ses versions en effectuant une visite sur place avec les journalistes.

D’après un responsable auprès de cette Commune, le terrain ne lui appartient pas mais à une tierce personne qui veut maintenant récupérer son bien. Or, le certificat de situation juridique publié sur les réseaux sociaux mentionne que c’est la CUA qui en est le propriétaire. Une version également confirmée par un responsable auprès du MEN interrogé hier. Ce département ministériel a été le premier à donner sa version en révélant l’existence d’une convention de partenariat entre la CUA, le MEN et un partenaire pour la construction d’un nouveau CEG à proximité de l’ancien et ce sur un terrain de la Commune. Interrogé sur l’identité de ce partenaire, le responsable auprès de la CUA ignore de qui il s’agit.
Plus d’un craint ainsi à un tour de passe-passe afin de masquer la vente du terrain en une convention de partenariat. D’ailleurs, le responsable auprès de la Commune, pressé par les journalistes, a fini par lâcher que le soi-disant propriétaire du terrain a l’intention de vendre son bien. A qui ? « That’s the question ». Peut-être au fameux  partenaire de la CUA et du MEN, dont personne ne veut dévoiler l’identité.
Un membre du Conseil municipal a affirmé avant-hier qu’il n’est pas au courant de cette nouvelle et précise que toute cessation d’un terrain, signature d’une convention ou partenariat avec des entités privées ou publiques, doit être présentée devant le Conseil municipal et avoir son autorisation. Or, selon ses dires, la vente de ce terrain du CEG d’Analamahitsy n’a jamais figuré dans la délibération du Conseil municipal.
Vente déguisée, convention de partenariat ? Ces questions restent jusqu’à maintenant sans réponse…
La Rédaction

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Editorial

  • Cœur en flammes !
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