Publié dans Politique

Vie politique - La non-tenue de l’élection présidentielle est antidémocratique

Publié le vendredi, 06 juillet 2018

Le débat sur une hypothétique non tenue de l‘élection présidentielle programmée le 7 novembre a surgi dans l’actualité. Des politiciens proposent en effet ces derniers temps de procéder à la « refondation » du pays. Une initiative qui promeut par ailleurs la non tenue de la présidentielle de 2018. Une revendication qui serait tout simplement aller à l’encontre de démocratie en sus d’être totalement arbitraire.
Primo, la non-tenue de l’élection porterait en effet atteinte au droit de vote des Malagasy. Ce droit permet aux citoyens d’exprimer leur volonté, d’élire leur gouvernant et participer directement à la prise de décision politique. Ce droit est à la base de la démocratie.  Deuxio, ne pas tenir l’élection signifierait le maintien de l’actuel Chef de l’Etat à la tête du pays. Autrement dit, le pays ne se conformerait pas aux règles démocratiques qui garantissent ainsi l’alternance pacifique au pouvoir à Madagascar. En essayant d’entraver le processus électoral libre et équitable, ceux qui militent pour la non-tenue de l’élection ne respectent  donc pas le jeu démocratique. Tertio, une non-tenue de l’élection aurait pour conséquence de déboucher sur une transition. Une hypothétique transition qui  ne figurerait nulle part dans la Constitution … De fait, le pays serait automatiquement en régime juridique de vide constitutionnel.


Le peuple a donné mandat au chef d’Etat pour cinq ans et pas plus. Un mandat qui prendra fin le 25 janvier 2019 soit deux mois et quelques semaines seulement avant la date prévue par le gouvernement pour l’élection présidentielle prévue le 7 novembre 2018. Le second tour de la présidentielle, si elle était nécessaire, aurait lieu le 19 décembre.  Même s’il n’y avait pas eu les manifestations au 13 mai ayant abouti à la décision de la Haute Cour constitutionnelle imposant la tenue d’une élection anticipée, l’élection présidentielle aurait toujours eu lieue au mois de novembre étant donné quel e mandat de l’actuel Chef de l’Etat se termine au mois de janvier 2019. Il faut ainsi se demander ce qui motive ces politiques à réclamer la refondation et donc la non-tenue de l’élection qu’en cette période. Pourquoi se sont-ils  tus durant toute la durée du mandat de Rajaonarimampianina ?
La thèse d’une manœuvre dilatoire favorable à la classe dirigeante et quelques politiciens se confirme de plus en plus. Ils veulent tout simplement imposer d’une manière détournée à la population le maintien de Hery Rajaonarimampianina à la tête du pays. Les Malagasy ont pris leur mal en patience et se sont mis à attendre sagement les élections qui leur permettront entre autres de rectifier l’erreur monumentale de 2013, erreur qui a mis un candidat par accident à la barre du pays.
La rédaction

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Editorial

  • Cas d'exception ?
    Le rideau est tombé sur les manifestations publiques initiées par les 73 députés pour le changement sur le Kianja, le parvis de l'Hôtel de Ville, à Analakely. Le MAPAR/TGV d'Andry Nirina Rajoelina quitta, le premier. En effet, la dissolution du Gouvernement Mahafaly Solonandrasana Olivier et la nomination d'un nouveau Premier ministre, Ntsay Christian, se trouve à l'origine de la décision conformément au verdict de la HCC du 25 mai 2018. Certes, la totalité des revendications sur la Place du 13 mai n'avait pas encore été  exaucée, mais, le fait d'avoir pu écarter le Gouvernement HVM constituait déjà un grand point d'acquis. D'autant que le Gouvernement de consensus publiait, sans tarder, le calendrier électoral anticipé. C'est une avancée non négligeable !

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