Publié dans Politique

Sortie de crise - Les sans-grades se ridiculisent

Publié le vendredi, 15 juin 2018

Le ridicule ne tue pas. Prenant au mot cet adage bien connu, des politiciens véreux tentent de faire entendre leur voix peu audibles dans le milieu malagasy. Mais contrairement à la majorité de la population, ces politiciens peu crédibles manœuvrent pour que le pays s'enlise encore un peu plus dans la crise. Une crise née, rappelons-le, par le vote teinté de corruption au sein de l'Assemblée nationale et relatif à l'adoption des lois électorales.

Au lendemain de ce vote controversé, les choses se sont accélérées passant de la manifestation sur la place du 13 Mai  initiée par le collectif des 73 députés pour le changement à la dissolution du gouvernement Mahafaly en passant par la sanction du Président de la République par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) qui lui a ordonné de respecter désormais  la constitution et ce à commencer par le suivi strict des décisions émises par cette haute entité juridictionnelle du pays. Un ouf de soulagement pour le peuple qui aspire à vivre dans la sérénité mais surtout pour les électeurs qui veulent une bonne fois pour toutes émettre leurs avis par le biais des élections anticipées libres, transparentes et crédibles. Et ce dans le plus bref délai.
Mais des politiciens affamés ne veulent pas l'entendre de cette oreille et militent pour que la sortie de crise ne se fasse pas de cette manière. Ils misent sur leurs options qui se basent sur le partage des sièges que ce soit au niveau du gouvernement ou du pouvoir législatif. Inconscients, ces politiciens qui se vantent de représenter des partis ou des associations mais dont la représentativité laisse vraiment à désirer, profitent de chaque occasion pour faire parler d'eux. Ils se sont mis à nu à la soi-disant réunion au sommet concoctée par le Conseil du fampihavanana Malagasy (CFM) en proposant le draft de leur solution de la crise actuelle. Pour eux, tout est à refaire et sans le moindre scrupule, ils envisagent une nouvelle transition, de la création des structures budgétivores où les fauteuils seront distribués tous azimuts. Leur but est d'intégrer ces structures tout en sirotant l'argent des contribuables en contre-partie des gesticulations et masturbation intellectuelle qu'ils comptent réaliser durant leur nouvelle transition de plus de 12 mois. Les élections, anticipées ou non, ne font pas leur affaire d'où leur acharnement à faire capoter cette issue légale et légitime. Et pas plus que cette semaine, ces politiciens ont remis sur le tapis leur proposition bidon à la réunion organisée par la Commission  électorale nationale indépendante (CENI).
Peur des élections et du processus démocratique, ces sans-grades se ridiculisent en clamant sur le toit un projet qui dommage ne les conduit pas à leur mort…politique.
La rédaction

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Editorial

  • Cas d'exception ?
    Le rideau est tombé sur les manifestations publiques initiées par les 73 députés pour le changement sur le Kianja, le parvis de l'Hôtel de Ville, à Analakely. Le MAPAR/TGV d'Andry Nirina Rajoelina quitta, le premier. En effet, la dissolution du Gouvernement Mahafaly Solonandrasana Olivier et la nomination d'un nouveau Premier ministre, Ntsay Christian, se trouve à l'origine de la décision conformément au verdict de la HCC du 25 mai 2018. Certes, la totalité des revendications sur la Place du 13 mai n'avait pas encore été  exaucée, mais, le fait d'avoir pu écarter le Gouvernement HVM constituait déjà un grand point d'acquis. D'autant que le Gouvernement de consensus publiait, sans tarder, le calendrier électoral anticipé. C'est une avancée non négligeable !

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