Publié dans Politique

Mahafaly Solonandrasana à la Primature - La gabegie au quotidien !

Publié le mardi, 12 juin 2018

Au lendemain de la passation de service entre le nouveau Premier ministre, Ntsay Christian et l’ancien, Mahafaly Solonandrasana Olivier, le public est mis au parfum de la gabegie régnante au quotidien à la Primature. Il s’agit du nombre de personnes gravitant autour de l’ancien Premier ministre et qualifiées de conseillers ou chargés de mission. Alors que le pays venait de sortir d’une crise de cinq années et le leitmotiv devrait être restriction budgétaire, Mahafaly Olivier Solonandrasana, s’était permis le luxe  durant ces deux années au poste de Premier ministre de dépenser autant de fonds publics pour entretenir ses collaborateurs. Dès sa prise de fonction, Ntsay Christian, comme il  est d’usage après chaque passation, a pris la décision d’abroger la nomination des proches collaborateurs de son prédécesseur. Et c’est la stupeur du côté du public, en prenant connaissance à travers la presse, que Mahafaly Olivier  a eu besoin pour composer et faire tourner son cabinet de 113 membres. La qualité de certaines  de ces personnes ne souffre d’aucune discussion, bien entendu, mais c’est la quantité qui pose problème. De simples conseillers techniques non permanents aux conseillers spéciaux permanents  en passant par les chargés de mission permanents ou non, « le guichet automatique de banque » de la Primature fonctionnait à haut régime. Pour une indemnité mensuelle de 600.000 d’ariary, en moyenne, par personne, une somme  de 68 millions d’ariary sort ainsi chaque mois de la caisse publique pour assouvir les besoins des proches collaborateurs de Mahafaly Olivier Solonandrasana. Avec les divers frais entre autres les carburants et les crédits téléphoniques, cette somme peut atteindre facilement les 100 millions d’ariary.
Une mauvaise gestion des argents publics illustrée et confortée  par la manne financière qu’un proche de l’ancien Premier ministre a découverte dans la résidence secondaire de son boss et qu’il a subtilisée d’un seul coup ou petit à petit. Un chef de Gouvernement qui conserve des espèces sonnantes, 1 milliard ou 12 milliards d’ariary, chez soi et le tout emballé dans des cartons comme des pâtes alimentaires, démontre une incompétence flagrante doublée d’un donneur de mauvais exemple à ses citoyens. A ce point, Mahafaly Olivier imite le Premier ministre limogé de la Malaisie, mais contrairement à ce dernier, il n’a pas eu la malchance d’être succédé par un homme maniaque qui aurait ordonné la perquisition illico presto de son domicile. D’ailleurs, les observateurs se demandent de l’absence d’initiative ou de réaction de Ntsay Christian pour faire de la lumière sur la provenance de cette somme volée au domicile de Mahafaly Olivier. Cette initiative ne pourrait pas pourtant  assimiler à un acharnement ou une quelconque revanche, mais à une démarche marquant « le changement ». C’est certainement partie remise, une fois la machine administrative en marche…
 La Rédaction

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Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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