Publié dans Politique

Déchéance de Rajaonarimampianina - Un passage obligé !

Publié le lundi, 14 mai 2018

Le souhait de tous  c'est que les dirigeants finissent leur mandat. Pour le Président malgache, Hery Rajaonarimampianinina, la déchéance s'avère toutefois utile voire nécessaire au vu des violations répétées de la Constitution qu'il a perpétrées, estiment un certain nombre d'observateurs, ne serait-ce que pour servir d'exemple. Un tel verdict devrait en effet valoir d'exemple voire d'avertissement pour les futurs dirigeants du pays au cas où ils songeraient à violer la Constitution du pays.  Pour les observateurs, la déchéance de l'actuel Président de la République pour violation pourrait ainsi être un passage obligé.

La décision de la Haute Cour constitutionnelle sur la requête aux fins de déchéance du Président de la République Hery Rajaonarimlampianina, déposée par les 73 députés pour le changement, est en tout cas attendue pour cette semaine par la société. Déposée le 25 avril 2018, soit il y a près de trois semaines, cette requête figure toujours parmi les dossiers en instance auprès de la Haute juridiction d'Ambohidahy. Pour les députés pour le changement, la HCC devrait rendre sa décision le plus rapidement possible.
En tout cas, force est de constater que les moyens pour déclarer la déchéance du Chef de l'Etat sont patents, estiment les observateurs. Dans leur requête, les députés MAPAR, TIM, MMM et indépendants évoquent l'article 167 de la Constitution qui stipule que « Aux fins de respecter le prescrit constitutionnel, le président de la République, dans un délai de 12 mois à compter de son investiture, invite les instances compétentes à désigner les membres qui composeront la Haute Cour de Justice afin de procéder dès l'expiration de ce délai à l'installation de la Haute Cour de Justice. Toute partie justifiant d'un intérêt peut saisir les institutions compétentes de demande de sanction en cas de carence. En ce qui concerne le président de la République, exceptionnellement, l'instance compétente est la Haute Cour Constitutionnelle qui serait autorisée à prendre les sanctions qu'aurait pu prendre la Haute Cour de Justice si elle était installée ».
Dans leur requête, les députés de l'opposition pointent du doigt les violations répétées de la Constitution par Hery Rajaonarimampianina notamment à propos de son refus de mettre en place de la HCJ, mais aussi par rapport à la non-application du Pacte de responsabilité requis par la HCC dans sa décision concernant la mise en accusation du Président de la République en 2015. Une requête que la HCC avait rejetée. En tout cas, pour un certain nombre de juristes, à l'époque la HCC avait déjà laissé une chance au locataire d'Iavoloha de rectifier le tir par rapport à la non-mise en place de la HCJ. Pourtant, jusqu'ici, trois ans plus tard, cette haute juridiction n'est toujours pas en place, ce qui constitue une flagrante violation répétée de la Constitution.
En tout cas, la balle est dans le camp des Juges d'Ambohidahy qui devraient se prononcer sur le sort de Hery Rajaonarimampianina. Il faut savoir que les députés pour le changement ont usé de toutes les démarches légales avec cette requête aux fins de déchéance du Président de la République. La prochaine étape, au cas où la HCC répondrait par la négative à leur requête  les députés passeront à « l'action ». Hier, les députes pour le changement ont annoncé hier des « actions d'envergure» pour vendredi et samedi  au cas où la décision de la HCC tardait à être rendue publique.
La Rédaction

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Editorial

  • Point de droit
    Aristote (384-322), un philosophe de la Grèce antique, l'auteur de la célèbre pensée « l'homme est un animal politique », dans son exposé thématique sur la vertu, prônait le concept du « juste milieu ». Il invitait toujours l'homme à chercher la médiane entre un « par défaut » et un « excès ».Une philosophie qui avait largement contribué ou influencé à la conception de la pensée occidentale. Une sagesse que le monde de l'Ouest, par la voie du dialogue, tente de prioriser autant que possible. La recherche du consensus marque les progrès dans toute démarche de règlement de conflit. On bannit toute tentative au fanatisme et à l'intégrisme.

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