Publié dans Politique

Menaces contre des députés Tim-Mapar - Plainte de réserve contre le préfet et des gros bras

Publié le jeudi, 19 avril 2018

Les députés du Tiako i Madagasikara (TIM) et du Miaraka amin'ny Prézida Andry Rajoelina (MAPAR) vont déposer une plainte contre le préfet de police d'Antananarivo pour des menaces et une autre plainte de réserve contre X, a indiqué hier la députée élue dans le premier Arrondissement de la Capitale, Maître Hanitra Razafimanantsoa.

A l'issue d'une réunion de l'Organe mixte de conception mardi, le préfet de police, avait avancé que la manifestation que les députés issus du TIM du MAPAR et des parlementaires indépendants envisagent d'effectuer devant l'Hôtel de ville à Analakely ce samedi était un « acte de déstabilisation » purement et simplement. L'ancien de la Force d'intervention de la Gendarmerie nationale (FIGN) d'avancer également que « trois quarts des personnes qui manifestent à Analakely sont généralement des casseurs ».  Et le Général de brandir ainsi la menace d'arrestation contre les parlementaires TIM et MAPAR. Il indique que leur présence à Analakely constituerait une infraction,  et en tant que tel, il s'agit d'un flagrant délit qui ne nécessiterait aucune demande de levée de l'immunité parlementaire auprès du Bureau permanent de l'Assemblée nationale. Des affirmations qui ont amené les parlementaires à décider de déposer une plainte de réserve contre le préfet avant la manifestation de samedi. 
La seconde plainte : une plainte contre X sera également déposée auprès des autorités compétentes, annoncent les députés TIM-MAPAR-INDEPENDANT. En effet d'après Maître Hanitra, des rumeurs circulent selon lesquelles des gros bras seraient payés pour créer des troubles lors de la manifestation projetée par les parlementaires ce samedi sur le parvis de l'Hôtel de ville d'Analakely. Selon les informations qui ont couru, un leader politique aurait été aperçu en train de remettre un carton supposé plein de liasses d'argent à un membre d'une association de gros bras très connu dans la ville.
Pour rappel, devant la presse, le Général Angelo Ravelonarivo avait indiqué que le parvis de l'Hôtel de ville était une voie publique, aucune manifestation ne pouvait y avoir lieu. L'officier Général avait également refusé de recevoir la lettre déposée par une délégation du TIM et du MAPAR qui était venue à Tsimbazaza quelques minutes plus tôt pour informer la Préfecture de leur projet de compte-rendu à la population tananarivienne.
Le préfet de police de rappeler que les textes prévoient une demande d'autorisation et non une lettre. Et de souligner également qu'une éventuelle demande d'autorisation des députés MAPAR, TIM et INDEPENDANTS sera désormais frappée d'irrecevabilité pour forclusion. En effet, devait-il expliquer, les textes prévoiraient qu'une demande doit être déposée cinq jours avant la date prévue. Faudrait-il pourtant souligner que les textes sur les réunions publiques et les manifestations sur la voie publique prévoient que la demande d'autorisation doit parvenir aux autorités « 48 heures au moins avant la date de la réunion projetée » et non cinq jours comme le soutient le préfet.
La Rédaction

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Place du 13 mai - Le mouvement des 73 députés gagne un nouveau souffle !
  • Eglise catholique apostolique romaine - Un quatrième Cardinal pour Madagascar
  • Hery Rasoamaromaka convoqué à la Brigade spéciale - La machine de la répression en marche
  • Dépôt du mémoire en défense - Erreur de calcul monumentale de la Présidence !
  • Grande manifestation des 73 députés - Déballages, carnaval, spectacle au programme ce jour
  • Administrateurs-civils de Madagascar - La coupe est pleine
  • Déchéance - Le Président a sciemment bloqué la mise en place de la HCJ
  • Promulgation des lois électorales - La Constitution violée pour la énième fois
  • Négociateur du HVM - Maharante Jean de Dieu, une personnalité clivante
  • Initiative pour l'Emergence de Madagascar - Un premier forum international à Antananarivo

Editorial

  • Point de droit
    Aristote (384-322), un philosophe de la Grèce antique, l'auteur de la célèbre pensée « l'homme est un animal politique », dans son exposé thématique sur la vertu, prônait le concept du « juste milieu ». Il invitait toujours l'homme à chercher la médiane entre un « par défaut » et un « excès ».Une philosophie qui avait largement contribué ou influencé à la conception de la pensée occidentale. Une sagesse que le monde de l'Ouest, par la voie du dialogue, tente de prioriser autant que possible. La recherche du consensus marque les progrès dans toute démarche de règlement de conflit. On bannit toute tentative au fanatisme et à l'intégrisme.

A bout portant

AutoDiff