Publié dans Politique

Syndicat des artistes - Halte aux abus des autorités !

Publié le jeudi, 19 avril 2018

Certains artistes malagasy subissent dernièrement des abus des autorités. Un abus qui se manifeste par les annulations des concerts sans raison valable et crédible. Plusieurs groupes malagasy de renom ont été victimes ces derniers jours suite à des décisions intempestives des autorités. La semaine dernière, Black Nadia a vu son concert annulé suite à une note émise par un chef district dans la Région d'Itasy interdisant jusqu'à nouvel ordre toutes manifestations publiques dans sa circonscription.

Khelene, Rosssy, Dadi Love qui sont programmés dans la même localité la semaine prochaine pourraient également subir le même sort. Une perte pour les organisateurs puisque la compagne de communication a déjà commencé quelques mois à l'avance mais surtout logistiquement car plusieurs préparations doivent être réalisées avant un concert. Cela provoque également l'instabilité au niveau du planning des artistes car un événement annulé provoque une grande perte de temps et aussi d'autres contrats car la ou les dates ont déjà été réservées pour la ville. Mais la situation s'empire. Cela ne s'arrête pas là puisqu'un autre concert du groupe Rossy, prévu se tenir au Coliseum au mois de mai a également été annulé. Pour rappel, deux jours avant le jour du spectacle, c'est-à-dire le 28 avril, les autorités y organiseront un spectacle gratuit. Une initiative qui s'apparente plutôt à un croc-en-jambe à l'endroit du roi du Tapolaka. En effet, selon ce dernier, mettre en place tous les matériels et la sonorisation prend environ deux jours. Ce qui ne leur permet pas de faire la préparation comme il se doit.  Ainsi, le concert de Rossy est automatiquement annulé.
Apolitique
Dérangé et voire fâché par la situation, le syndicat des artistes s'est réuni hier à son siège, au Kianjan'ny Kanto Mahamasina pour pointer du doigt ces abus et annulations d'événements devenus trop fréquents ces derniers temps. Une réunion qui a vu la présence des membres de la Solidarité syndicale de Madagascar  ainsi que plusieurs membres du bureau du syndicat  des artistes comme Princio, Melky, Belahy et bien d'autres encore. D'après Paul Bert Rahasimanana ou Rossy, président du syndicat, les manifestations culturelles n'ont rien à voir avec la politique contrairement à ce que certains pensent. " Nous sommes des artistes et quoique certains d'entre nous occupent une place politique, nous sommes avant tout des artistes qui essaient de vivre avec notre art. Comme tout citoyen, nous devrions être libres d'effectuer notre travail.  Ce qui n'est plus le cas maintenant. Cela sans compter les dépenses et les frais. Nous avons déjà effectué toutes les démarches nécéssaires dans l'organisation d'un concert mais des ordres surgissent que les manifestations sont littéralement interdites. Or, tout le monde sait que c'est la période idéale pour reprendre le chemin des concerts. C'est intolérable et nous demandons que ça cesse " explique Rossy.
Sur un autre plan,  le syndicat des artistes a également insisté sur le fait que l'Omda doit être le seul à gérer les droits d'auteur et non pas avec l'Omaci (Office malgache du cinéma). Dernièrement, une loi a été validée au sein de l'assemblée que l'Omaci doit avoir 50% de la recette des droits d'auteur versée à l'Omda. Ce qui n'est pas acceptable selon les artistes car ils ont choisi de travailler avec l'Omda et non pas avec cet office. Ainsi, des décisions seront prises si la situation ne s'améliore pas.
Tahiana Andrianiaina

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Editorial

  • Point de droit
    Aristote (384-322), un philosophe de la Grèce antique, l'auteur de la célèbre pensée « l'homme est un animal politique », dans son exposé thématique sur la vertu, prônait le concept du « juste milieu ». Il invitait toujours l'homme à chercher la médiane entre un « par défaut » et un « excès ».Une philosophie qui avait largement contribué ou influencé à la conception de la pensée occidentale. Une sagesse que le monde de l'Ouest, par la voie du dialogue, tente de prioriser autant que possible. La recherche du consensus marque les progrès dans toute démarche de règlement de conflit. On bannit toute tentative au fanatisme et à l'intégrisme.

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