Publié dans Politique

Députés Tim, Mmm ,Mapar et indépendants - Interpellation de la Hcc et plainte au Bianco

Publié le jeudi, 05 avril 2018

Les députés issus du parti « Tiako i Madagasikara » (Tim), « Miraka amin’i Prezida Andry Rajoelina » (Mapar) et le « Malagasy Miara - mianga» (Mmm) ainsi que quelques députés indépendants (environ 73 députés) se sont donné rendez – vous devant l’Assemblée nationale à Tsimbazaza hier vers 10 heures. Ces parlementaires se sont, par la suite, dirigés à Anosy avant de marcher à pied en direction du siège de la Haute Cour constitutionnelle (Hcc) à Ambohidahy. Suivis de très près par leurs partisans respectifs, ils ont déposé une lettre de réserve auprès de  cette Cour d’Ambohidahy par rapport aux lois électorales qui viennent d’être adoptées à la Chambre basse. Devant l’Institution, les députés ont brandi des pancartes avec la mention  « Aok’izay ny kolikoly » (Stop à la corruption) pour dénoncer les faits de corruption qui entourent cette adoption de lois organiques. Comme il fallait s’y attendre, les éléments des Forces de l’ordre ont répondu présent sur les lieux.  « Les lois ont été adoptées de manière illégale. Nous anticipons la situation pour que la Hcc ne soit induite en erreur », a expliqué le maître Hanitra Razafimanantsoa, du parti Tim.

Et cette élue du 1er Arrondissement d’affirmer que   « ces textes sont contraires à la Constitution et nous voulons une nouvelle adoption dans les règles ». Ces parlementaires espèrent donc que les juges constitutionnels tiennent comptent de ces irrégularités dans leur prochaine décision en matière de constitutionnalité de ces lois organiques. Pour une invalidation et une nouvelle adoption Ces députés qui font désormais bloc contre ces lois organiques fraichement adoptées exigent une nouvelle adoption des lois dans l’entier respect des procédures parlementaires et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale en matière de vote de lois organiques. En se référant au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’article 79 stipule notamment que « les amendements sont mis en discussion, par priorité, sur le texte servant de base à la discussion. L’Assemblée ne délibère sur aucun amendement s’il n’est pas soutenu lors de la discussion. Les amendements à un même alinéa ou à un même article peuvent faire  l’objet d’une discussion commune (…)». Pourtant, les députés de l’opposition ont dénoncé l’absence totale de discussion au cours de la séance de mardi dernier. Après Ambohidahy, les députés ont pris la direction du Bureau indépendant anti – corruption (Bianco) à Ambohibao pour déposer la plainte pour corruption avec des preuves à l’appui. Rappelons qu’avant – hier, le Directeur général du Bianco avait déjà confié aux médias que son équipe prend le dossier en main et qu’une enquête est déjà ouverte. Affaire à suivre  de près !

 Sandra R.

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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