Publié dans Politique

Suspicion de corruption à l’Assemblée nationale - Contribution de 200 millions Ar par ministère… 

Publié le jeudi, 05 avril 2018

 

Les discussions dans les chaumières et dans les salons tournent encore autour du vote des lois électorales à l’Assemblée nationale. Un exercice effectué mardi dernier et dont l’issue a été en faveur du régime qui a pu passer ses projets de texte sans anicroches, grâce à ses 79 députés. Ces derniers, après avoir été hébergés et nourris pendant trois jours au Paon d’or à Ivato, ont décidé de voter comme un seul homme, chaque article présenté lors de cette session. Avant le début de la séance plénière, les députés de l’opposition et quelques indépendants ont manifesté bruyamment et ont brandi des pancartes demandant la fin de la corruption. En effet, durant le stage bloqué des députés pro-régime, les bruits circulaient qu’une somme de 50 millions Ar sera octroyée à chaque parlementaire. La stratégie adoptée par le régime pour protéger ses députés à savoir contact coupé avec l’extérieur, transport groupé en bus pour rejoindre le Palais de Tsimbazaza le jour du vote, n’a fait qu’augmenter le doute sur l’existence de cette corruption. Et pas plus tard qu’avant-hier, une vidéo tournée en cachette  est diffusée en boucle sur les réseaux sociaux montrant des députés pro-régime discutant de la réussite de leur « coup ». Le démenti apporté par  « l’un des acteurs de ce film » a fait rire sous cape la population.

Maintenant des informations relatives à cette suspicion de corruption arrivent au compte-gouttes.  Une source avance que chaque ministère aurait été sollicité pour apporter sa contribution à hauteur de 225 millions Ar. D’après l’information, c’est un haut responsable auprès de la Présidence qui aurait contacté un à un les ministres, les recommandant de trouver et payer cette somme pour le besoin de la cause. Des ministères se sont exécutés sans murmurer et ont fait des pieds et des mains pour réunir la somme demandée. Certains auraient même abusé de leurs prérogatives administratives pour sommer des demandeurs de leurs services à contribuer. C’est le cas d’un super ministère qui a confié cette tâche ignoble à son directeur général. Celui-ci a fait le tour des clients potentiels et qui ont des dossiers en instance dans le département. Du racket pur digne de la mafia sicilienne. En dépit de cet ordre du haut responsable de la Présidence, un ministre a refusé carrément de participer à la danse macabre. Le numéro un de ce ministère, très fortement représenté aux  quatre coins de l’île et ce jusqu’au fin fond de la brousse, aurait tout simplement rétorqué, qu’il ne versera pas un sou si c’est pour amadouer les députés…

La Rédaction

 

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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