Publié dans Politique

Arriérés du sommet de la francophonie 2016 - Des prestataires ruinés par la présidence

Publié le vendredi, 23 février 2018

Deux ans après la tenue du sommet de la Francophonie à Madagascar, celui-ci  laisse toujours un goût amer à des opérateurs nationaux. Jusqu'à maintenant, du moins hier, une bonne partie des prestataires n'ont pas encore été payés par la présidence de la République. 6 milliards Ariary, c'est la somme que l'organisation du sommet de la francophonie (Osf), rattachée à la présidence, devrait payer à ces opérateurs nationaux qui avaient offert leurs services durant ce rendez-vous des pays francophones en 2016.

 «Depuis janvier 2017,  nous avons fait autant de kilomètres pour demander  nos dus au palais d'Iavoloha auprès du Daf, mais aucune réponse satisfaisante ne nous est parvenue », révèle un des créanciers de l'Etat Malagasy. Un an et plus pour quémander un paiement, la bonne gouvernance tant criée sur les toits demeure un pur slogan.
« Et dire que d'autres prestataires dont nous tairons pour le moment les noms mais qui sont proches du régime ont été payés en totalité », renchérit une opératrice qui, à l'instar de ses compagnons de fortune, se trouve dans une situation peu enviable. Eux qui ont assuré soit le transport, soit  la restauration ou la prestation intellectuelle se sentent abandonnés d'autant plus que l'Osf est déjà dissoute et la nomination de ses dirigeants abrogée. Une pratique pas très catholique dans la mesure où elle a encore des dettes à apurer. « Si on savait depuis le début qu'on vivra dans une telle situation, nous n'aurons jamais participé aux offres de marchés publics lancées à ce sommet international », regrette amèrement un des retenus. « On croyait avoir réalisé une bonne opération, c'est le contraire qui s'est pourtant produit », ajoute-t-il. Selon ses confidences, il est  aujourd'hui harcelé par la banque et se trouve sous la menace d'une saisie de ses biens. Il n'est pas le seul à vivre quotidiennement cet enfer, d'autres sont assaillis par leurs fournisseurs, eux également victimes collatérales de ce retard, si on peut encore le qualifier ainsi, de ce paiement de l'Etat. Au nombre de 36, ces prestataires non payés par la présidence de la république lancent un appel de détresse.
Les citoyens, quant à eux, s'interrogent si l'organisation internationale de la francophonie (Oif) de Michaelle Jean,  la France et le Canada, les deux grandes nations de la francophonie, sont au parfum de ces impayés, mettant en péril la situation des prestataires qui ont rendu agréable leur séjour à Madagascar et assuré le bon déroulement du sommet de la francophonie 2016….
La rédaction

1 Commentaire

  • Posté par goba
    samedi, 24 février 2018

    et dire que nous sommes dans un pays très religieux......
    dazns d'autres etats africains, il y aurait eu moins de chance que ce genre de desagrement se soit produit..comme quoi, nous, on a beaucoup a apprendre des africains

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