Publié dans Politique

Droits humains à Madagascar - Le harcèlement des activistes préoccupe Amnesty international

Publié le jeudi, 22 février 2018

Amnetsy international vient de publier son rapport pour la période 2017 – 2018.  Un rapport qui rend compte des actions et préoccupations d'Amnesty international pour l'année 2017. Pour le cas de Madagascar, cette Organisation internationale aborde plusieurs sujets liés aux droits de l’homme et qui ont fait l’objet de violation dont la liberté de réunion, la liberté d’expression entre autres. Le harcèlement des activistes écologiques parfois réduits au silence sous le coup de poursuites judiciaires se situe également parmi les principales préoccupations de cette organisation.

Dans un premier temps, Amnesty international souligne l’interdiction voire la répression des manifestations pacifiques sous prétexte de prévention contre les troubles à l’ordre public. A ce sujet, l’organisation relève les critiques de WakeUp Madagascar et le SeFaFi (Observatoire de la vie publique à Madagascar), qui œuvre contre l’interdiction de manifester sur la voie publique pendant un mois en juin 2017. Sont également évoquées, les entraves à la manifestation prévue par le Mouvement pour la liberté d’expression à l’occasion du premier anniversaire de l’adoption de la loi instaurant un nouveau Code de la communication médiatisée, qui prévoit de lourdes amendes pour des infractions telles que l’outrage, la diffamation ou l’injure envers des agents de l’autorité publique.

 

 Arrestations  

« Les défenseurs des droits humains qui s’opposaient à des projets d’exploitation des ressources naturelles ou qui accusaient de corruption des représentants de l’Etat risquaient tout particulièrement de subir des actes de harcèlement, d’être arrêtés sur la base d’accusations forgées de toutes pièces ou de faire l’objet d’autres violations dans le cadre du système pénal », peut – on lire dans le même rapport. Les cas des militants écologistes Clovis Razafimalala et Raleva ont été particulièrement évoqués. Libéré en juin, après avoir passé 10 mois en détention provisoire à la prison de Toamasina car accusé d’avoir organisé une manifestation ayant dégénéré en violences, ce militant écologiste a fait l’objet d’une interpellation au niveau international. En juillet, il a même été condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement avec sursis par le Tribunal de Toamasina. Pour sa part, le militant écologiste Raleva a été placé en garde à vue au poste de Police de Mananjary, dans le sud-ouest du pays, après avoir remis en question la légalité des activités minières d’une entreprise chinoise dans la Région de Mananjary, le 27 septembre. Il a ensuite été transféré à la prison de Mananjary. Le 26 octobre, le Tribunal de Mananjary l’a déclaré coupable d’usurpation du titre de « chef de District », le condamnant à une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis. En outre, Amnesty international aborde aussi les conditions de détention dans les prisons malagasy, le système judiciaire ainsi que les droits sexuels et reproductifs, précisément l’avortement.

 Recueillis par  S.R.

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Editorial

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    Un premier et le plus grand test de grandeur nature attend le Gouvernement Ntsay. Supposé être né d’un accord politique entre les grandes formations politiques, principalement le MAPAR, le TIM et le HVM, le nouveau Cabinet subit un examen crucial et complexe qu’il faille réussir. Tel un prévenu qui, au cours d’une épreuve, doit porter une barre rouge de feu et réussir à traverser un obstacle avec, et cela, sans se faire brûler, le nouveau Premier ministre est soumis à un test très  délicat : parvenir à publier dans les heures sinon les jours qui viennent du calendrier de l’élection présidentielle anticipée ! Un test éprouvant et très dur, cependant le salut de la Nation passe obligatoirement par-là !  Ntsay fait face à deux blocs naturellement ou  foncièrement inconciliables, contradictoires.

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