Publié dans Politique

Affaire Houcine Arfa - Le mystère demeure entier

Publié le lundi, 22 janvier 2018

« Il ne faut pas se fier aux déclarations d’un fugitif ». C’est en gros le point commun des diverses déclarations des autorités malagasy pour botter en touche les révélations effectuées par Houcine Arfa, une fois qu’il est à l’abri en France. Un mois après son évasion de la prison d’Antanimora et de sa sortie du territoire malagasy, Houcine Arfa reste encore l’un des sujets phares discutés dans les chaumières et les salons. A l’unanimité, l’opinion est loin d’être satisfaite des explications données. Pour une frange de la population, le mystère sur l’évasion de ce français ayant travaillé auprès de la présidence de la république malagasy reste entier. A l’heure actuelle, une poignée de personnes composées entre autres par le médecin chef de la prison d’Antanimora, de l’infirmier major  et des agents pénitenciers croupissent dans leur lieu de travail en tant que prisonniers. Ils sont pointés du doigt comme étant  les présumés facilitateurs de l’évasion.

 

Pour les autorités, s’il y avait corruption, elle ne concerne pas la ministre de la justice, le directeur du cabinet et la procureure de la république à qui Houcine Arfa, selon ses dires, a versé une somme conséquente pour faciliter son évasion, préparée des mois à l’avance. Le projet d’évasion a pris  forme dès son transfert de Tsiafahy à Antanimora. Une longue et minutieuse préparation dont seules ainsi ces personnes misent à l’ombre suite à l’éclatement de l’affaire, seraient au parfum. Une thèse facilement rejetée dans la mesure où avec le statut du prisonnier, ces personnes incriminées n’auraient pas le courage de nager en contre-courant et foncer  tête basse dans ce genre d’affaire.  Ce n’est pas la première fois  en effet que des étrangers se sont évadés  des  prisons malagasy et une fois arrivés chez eux, ils n’hésitent pas à balancer leurs « potes ». Ayant déjà retenu la leçon du passé vécue par leurs collègues véreux, c’est impensable que le médecin chef et consorts auraient mordu facilement à l’hameçon. Une enquête approfondie doit –être effectuée afin que la vérité éclate et les commanditaires ainsi que les complices soient identifiés. Une démarche demandée d’ailleurs par le milieu de la justice malagasy à commencer par le syndicat des magistrats. L’objectif final n’est pas d’incriminer untel ou untel mais de redorer le blason du corps, martèle sa présidente, Fanirisoa Erinaivo.

L’opinion public épouse cette demande du syndicat des magistrats et ce malgré que le président de la république a donné le coup de sifflet final de l’affaire en déclarant qu’il a confiance à ses collaborateurs. Une manière pour Hery Rajaonarimampianina de boucler l’affaire et de désigner les vrais coupables de cette évasion….

La rédaction

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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