Publié dans Politique

Affaire Houcine Arfa - Les pénitentiaires demandent la libération de leurs pairs

Publié le mercredi, 17 janvier 2018

Le syndicat des agents  pénitentiaires est sorti de son mutisme hier pour demander la libération de trois de ses agents placés  en détention préventive à la maison de force de Tsiafahy, pour complicité dans l’évasion du Français Houcine Arfa, soupçonné d’attentat contre le Président…  Au cours d’un point de presse à Antanimora, le syndicat des pénitentiaires a pris la défense de ses collègues. 

 

« Malgré la menace permanente qui pèse sur les agents lors de l’escorte des prisonniers et le manque de matériels des agents pénitentiaires, les conséquences néfastes des ordres données retombent toujours en dernier lieu sur les agents pénitentiaires », a déploré d’emblée le syndicat dans une déclaration lue devant les membres de la presse. Pour appuyer leur demande, les  membres du syndicat  arguent que ces agents pénitentiaires sont également des victimes ayant subi des violences dans le cadre de leur travail lors de l’attaque ayant permis l’évasion du détenu français survenue dans la nuit du 28 au vendredi 29 décembre derniers.  

D’après les récits, les trois agents en charge de l’évacuation d’Houcine Arfa vers l’hôpital ont été pris en embuscade par des individus lourdement armés ayant débarqué de deux voitures 4?4. Le taxi transportant le prévenu a été immobilisé sur la route et les agents d’escorte n’ont rien pu faire en voyant les fusils pointés en leur direction. Houcine Arfa et sa femme ont ensuite disparu avec les véhicules tout terrain des assaillants. 

Dans leur argumentaire pour demander la libération de ses pairs, le syndicat soutient également que les trois agents incarcérés n’ont aucune raison de fuir et sont prêts à répondre à toutes les sollicitations de la justice dans le cadre de l’enquête.  En outre, précise le syndicat, la maison de force de Tsiafahy n’est pas destinée à recevoir les personnes en détention préventive. Ceci étant dit, le syndicat des pénitentiaires affirment encourager la poursuite des enquêtes concernant cette affaire pour que justice soit faite. Ces membres du syndicat interpellent également  les dirigeants pour une dotation en matériel des agents pénitentiaires car ce manque de sous-équipements serait une des raisons de l’insécurité dans le pays.

Recueillis par L.A.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Contre une présidentielle anticipée - Le HVM et ses sbires divaguent
  • Venue du Pape à Madagascar - « Je ne peux pas promettre à 100 % », dixit le Cardinal Tsarahazana
  • Andry Rajoelina - « La nomination des ministres autres que MAPAR et TIM était à notre insu »
  • Choix de ministres HVM indésirables - Peaux de banane de Rajaonarimampianina contre Ntsay Christian
  • Sortie de crise - Les sans-grades se ridiculisent
  • Quatrième République - Les artisans de la descente aux enfers du régime
  • Vie de parti politique - La famille « recomposée » du HVM s'entretue
  • Le contexte politique vu par Jeune Afrique - Madagascar : un parfum de fin de règne pour Rajaonarimampianina
  • Premier ministre Christian Ntsay « Il faut laisser le gouvernement travailler »
  • Non à Riana Andriamandavy VII - Forte mobilisation des journalistes

La Une

Editorial

  • L’épreuve du feu
    Un premier et le plus grand test de grandeur nature attend le Gouvernement Ntsay. Supposé être né d’un accord politique entre les grandes formations politiques, principalement le MAPAR, le TIM et le HVM, le nouveau Cabinet subit un examen crucial et complexe qu’il faille réussir. Tel un prévenu qui, au cours d’une épreuve, doit porter une barre rouge de feu et réussir à traverser un obstacle avec, et cela, sans se faire brûler, le nouveau Premier ministre est soumis à un test très  délicat : parvenir à publier dans les heures sinon les jours qui viennent du calendrier de l’élection présidentielle anticipée ! Un test éprouvant et très dur, cependant le salut de la Nation passe obligatoirement par-là !  Ntsay fait face à deux blocs naturellement ou  foncièrement inconciliables, contradictoires.

A bout portant

AutoDiff