Publié dans Politique

Voyage en France - Marc Ravalomanana libre comme l’air !

Publié le vendredi, 12 janvier 2018

Comme si de rien n’était. L’ancien président Marc Ravalomanana vient de s’envoler vers la France, jeudi soir. Il était notamment accompagné de Guy Rivo Randrianarisoa, député élu sous la bannière Tim. Comme pour faire un pied de nez au régime Rajaonarimampianina, Marc Ravalomanana a même publié sa photo, entouré du parlementaire Tim et d’un autre partisan sur sa page officielle sur les réseaux sociaux.

Dans son programme de ce jour, le président national du « Tiako i Madagasikara » prévoit de rencontrer les membres de la  diaspora malagasy en France. Une occasion pour ce candidat à la course présidentielle de poursuivre sa précampagne en vue de conquérir une nouvelle fois le fauteuil présidentiel.
L’on se rappelle pourtant des propos du ministre de la Justice, Elise Rasolo Alexandrine, mercredi dernier qui soutenait fermement que « les décisions de justice contre Marc Ravalomanana sont toujours valides ». Par la même occasion, la Grade des Sceaux a annoncé que le concerné sera notifié de ce verdict et aura à sa disposition un délai pour faire opposition. Une fois le délai terminé et à défaut d’opposition, la condamnation sera mise à exécution de façon immédiate, d’après toujours les déclarations du numéro un de Faravohitra.
Aucune Ist
En principe, en dépit du fait que la condamnation ne soit pas encore définitive, un individu qui est placé au cœur d’une démêlée judiciaire est normalement empêché de franchir d’autres frontières extérieures à celle malgache. Plus d’un se demande alors pourquoi aucune interdiction de sortie de territoire n’a été prononcée contre l’ex – chef d’Etat après cette déclaration tonitruante du côté du ministère de la Justice. Pourtant, la déclaration faite par Elise Rasolo Alexandrine sonnait comme une relance de la condamnation qui a frappé Marc Ravalomanana. A la manière dont la Grade des Sceaux avait même parlé de l’application de la décision de justice, les observateurs allaient jusqu’à envisager une imminente arrestation du leader du Tim.  Une arrestation que Marc Ravalomanana assurait attendre de pied ferme.
Rappelons qu’à l’issue d’un procès tenu au mois d’août 2010, Marc Ravalomanana est reconnu coupable de meurtre et complicité de meurtre et a été condamné par contumace à une peine de travaux forcés à perpétuité. Les charges retenues contre – lui sont liées au carnage provoquant la mort de plusieurs dizaines de manifestants le 07 février 2009 à Ambohitsorohitra. La décision de la Cour criminelle ordinaire du tribunal d’Antananarivo est sortie alors que l'ancien chef d’Etat était encore en plein exil en Afrique du Sud. Outre cette condamnation relative à l’affaire 07 février 2009, deux autres condamnations pèsent également sur l’ancien président. Autant de décisions de justice qui semblent pourtant laisser l’ex – président indifférent !
S. R.

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Editorial

  • Où sont-ils ?
    Mesdames et Messieurs les Hauts Conseillers de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) siégeant sur le haut de la colline d’Ambohidahy sont-ils encore là ? Que font-ils ? Seraient-ils en train de somnoler ?  Ici-bas, c’est la cacophonie. Des bruits confus et incongrus se font entendre de partout. Des dirigeants politiques du pouvoir comme l’opposition, des membres de la société civile élèvent tous la voix, parfois, discordante. Vivement l’ « arbitrage » de quelqu’un ou d’une Institution de la République ayant autorité morale ou voix au chapitre et habilitée officiellement à trancher voire taper sur la table. La HCC, car il s’agit d’elle, doit sortir de sa léthargie. Etant la seule autorité censée juger le cas de l’espèce qui tourmente le pays, en ces temps difficiles, elle doit réagir, sans tarder.

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