Publié dans Politique

Marc Ravalomanana - « Rajaonarimampianina manque de personnalité et d’autorité »

Publié le mardi, 09 janvier 2018

« Je ne suis pas un hypocrite pour fréquenter des gens qui ne me considèrent pas ». C’est la réponse donnée par Marc Ravalomanana pour expliquer son absence au Palais d’Iavoloha lors de la présentation de vœux au couple Rajaonarimampianina. Hier, Marc Ravalomanana a fait face à la presse et à part sa mésaventure à Toliary le week-end dernier, il a lancé des piques à l’endroit du régime actuel.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a été l’un des cibles du conférencier qui le qualifie d’un dirigeant sans personnalité et qui manque d’autorité. « Quand on est un dirigeant d’un pays, il faut avoir des qualités dont entre autres la personnalité et l’autorité. Hery Rajaonarimampianina ne possède pas ces qualités.  Il se laisse influencer par ses conseillers et hésite à prendre des décisions idoines face à des situations importantes », affirme l’ancien Président. Lui qui n’a pas hésité à affirmer que Hery Rajaonarimampianina n’est pas un homme de parole. Il cite comme exemple pour argumenter ses dires la réconciliation nationale évoquée lors des rencontres initiées par le Ffkm  au Cci Ivato. « Jusqu’à maintenant tout le monde attend la suite. Rien n’a été fait dans ce sens. Pire, c’est le contraire qui se produit », analyse Marc Ravalomanana en faisant allusion certainement à ses vécus de ces derniers mois. Il s’agit entre autres de la fermeture de la société  triple A (AAA) et des coups bas perpétrés par un membre du Gouvernement  à son endroit à Toliara. « Même les militaires qui sont venus saisir la sonorisation ce samedi  lors de notre rassemblement étaient conscients de l’irrégularité de leurs actions ». Une mauvaise gestion des situations qui illustre l’incompétence du régime actuel, d’après Marc Ravalomanana. Celui-ci, dans ses attaques contre la gestion de l’équipe de Rajaonarimampianina, n’a pas omis de citer l’insécurité galopante dans le pays, l’exportation illicite des ressources naturelles et la dépréciation inquiétante de la monnaie locale ainsi que l’amateurisme des autorités à gérer les cataclysmes naturels. « Le Président est descendu à Toamasina pour constater les dégâts du cyclone Ava sans emmener dans sa délégation des experts internationaux. Or, les fonds propres de l’Etat ne suffiront pas pour la réhabilitation des infrastructures abîmées, il faudrait ainsi recourir aux aides de la communauté internationale. Pour gagner du temps, ça aurait été  judicieux d’inclure dans la délégation les représentants des institutions financières internationales et ceux des bailleurs de fonds », conseille l’ancien Président qui se considère comme un expérimenté en matière de gestion d’un pays.
Il a d’ailleurs fait remarquer que la confiance n’est plus de mise entre les bailleurs de fonds et le régime actuel. « En quatre années de règne de Hery Rajaonarimampianina, le robinet international  ne déverse qu’au compte-gouttes les  aides financières pour Madagascar. La seule raison de cette réticence c’est que les instances internationales doutent de la sincérité et de la capacité des autorités actuelles », martèle Marc Ravalomanana. Les doutes des bailleurs, selon ce dernier, se reposent essentiellement sur les contrats signés récemment avec la Chine et l’émission des nouveaux billets de banque en plus des  affaires des conseillers du Président en l’occurrence Claudine Razaimamonjy et de MbolaTafaray….
La rédaction

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Editorial

  • Horizon…2019 !
     Emergence, terme fétiche en cette fin de mandat du régime en place. Tellement, les barons aux cravates bleues terminent leur funeste parcours en coulant le pays. On dit qu’un objet émerge quand il remonte en surface et se trouve en contact avec l’air. Pour un homme, entièrement sous l’eau, le terme « émergence » indique pour lui l’idée d’une remontée en surface et lui offre la possibilité de pouvoir respirer l’air. Madagascar, en cinquante-huit ans d’indépendance, sauf la petite parenthèse des années 60, ne cessa de dégringoler. Une descente aux… enfers qu’aucun régime démocratiquement élu n’avait pas pu stopper tout au moins ralentir. En effet, à partir des années 70, le « navire Madagascar » commença à prendre de l’eau. Le comble du malheur, le drame s’aggrave d’année en année. La Deuxième République, le principal tombeur du pays, détruit tout. La dictature rouge de l’Amiral Didier Ratsiraka coula la Grande île. Le régime socialiste…

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