Publié dans Politique

Affaire 7 février - Marc Ravalomanana encourt une arrestation

Publié le mardi, 09 janvier 2018

Réponse du berger à la bergère (ou plutôt l’inverse). A peine la conférence de presse de Marc Ravalomanana terminée dans la matinée, le ministre de la Justice, Elise Rasolo Alexandrine s’est également entretenu avec les journalistes hier à midi. Elle a évoqué le dossier concernant le locataire de Faravohitra ainsi que le cas de l’évadé, Houcine Arfa.

Plutôt dans la matinée, l’ancien Président a soutenu que « le Tribunal qui m’a jugé était incompétent de même que les décisions de justice prises à mon encontre sont invalides ».  Il évoque le fait que son jugement ait été rendu par la Cour criminelle ordinaire qui, selon lui, serait « incompétente ».Il soutient également que seule la Haute Cour de Justice dispose de cette compétence à le juger en tant qu’ancien Président.
« Cela m’étonne qu’on dise que les décisions de justice à Madagascar à son encontre sont invalides », a confié la Garde des Sceaux avant de poursuivre que « les décisions de justice sont toujours valides et Marc Ravalomanana a fait l’objet d’un procès. Même s’il n’était pas présent, à lui de faire opposition en vue d’un nouveau procès ».
Un délai pour faire opposition
Interrogé sur la suite des décisions contre le président national du « Tiako i Madagasikara », le ministre de la Justice de déclarer que « puisqu’il a fait l’objet d’un jugement par défaut, il sera notifié de ce verdict et aura à sa disposition un délai pour faire opposition. Si jamais ce délai est dépassé sans qu’il ait fait opposition, la décision du Tribunal sera bel et bien appliquée de façon immédiate». Une manière à la Garde des Sceaux d’affirmer que l’ex – Président encourt donc une arrestation. Aux yeux de la Justice, Marc Ravalomanana est donc un condamné mais il dispose encore d’un délai pour faire opposition.
Rappelons qu’à l’issue d’un procès tenu au mois d’août 2010, Marc Ravalomanana est reconnu coupable de meurtre et complicité de meurtre et a été condamné par contumace à une peine de travaux forcés à perpétuité. Les charges retenues contre  lui sont liées au carnage provoquant la mort de plusieurs dizaines de manifestants le 7 février 2009 à Ambohitsorohitra. La décision de la Cour criminelle ordinaire du Tribunal d’Antananarivo est sortie alors que l'ancien chef d’Etat était encore en exil en Afrique du Sud. Outre cette condamnation relative à l’affaire 7 février 2009, deux autres condamnations pèsent également sur l’ancien Président. Une situation qui risque d’handicaper sérieusement l’ex – chef d’Etat dans ses ambitions présidentielles.
S. R.

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