Publié dans Politique

Affaire Houcine Arfa - Qui sont les conseillers ripoux du Palais ?

Publié le lundi, 08 janvier 2018

Quelques jours seulement après son arrivée en France, Houcine Arfa a fait des révélations fracassantes concernant des conseillers du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina. Emprisonné à la maison de force de Tsiafahy pour une peine de trois ans, ce Français ayant travaillé à la Présidence de la République en tant que conseiller ou formateur des membres de la garde présidentielle a pu quitter le territoire malagasy, grâce à « la complicité du personnel », le mois dernier.

Il a rejoint l'île Mayotte, département français, à bord d'une pirogue à moteur, avant de prendre l'avion pour la France. Une évasion rocambolesque comme l'a qualifiée la presse française. Une fois sur place, l'homme accusé par la Justice malagasy de « détention illégales d'armes à feu, tentative de kidnapping, usurpation de fonction et extorsion de fonds », s'est confié au média. Pour lui, ce n'est que de pure mascarade pour le faire taire. A part les faits de nier en bloc ces accusations, Houcine Arfa a révélé les raisons de son arrestation et de son incarcération. Il n'a pas hésité à pointer du doigt certains conseillers du Chef d'Etat malagasy qui, selon lui, se livrent à des trafics de vanille et de bois de rose. C'est faisant suite à cette découverte que ses ennuis auraient commencé. D'autres révélations sont également lues sur « Facebook », mais des sources concordantes avancent qu'il s'agirait plutôt d'un compte « fake ». Face à ces accusations portées par Houcine Arfa, la population malagasy attend la suite. Jusqu'à aujourd'hui, les autorités malagasy se murent dans le silence. Aucune voix autorisée n'ose pour l'instant se prononcer de peur certainement d'être taxé de l'avocat des diables au cas où… La prudence est de mise du côté des autorités d'autant plus que Houcine Arfa n'est pas encore allé loin dans ses révélations. Les bribes d'information recueillies parlent d'une possible demande d'extradition émise par la partie malagasy. Une démarche qui se heurtera à coup sûr à un refus catégorique des autorités françaises qui, en aucun cas, n'extradent pas leur ressortissant. Pour l'instant, Houcine Arfa fait languir plus d'un en gardant jalousement l'identité de ces conseillers ou proches du Président qui font ces activités illicites. Par contre, personne n'est en mesure d'affirmer la durée de ce mutisme de l'évadé qui s'est plaint également d'avoir été « soutenu timidement » par l'ambassade de France à Madagascar durant son incarcération.
Néanmoins, Houcine Arfa n'a pas du tout intérêt à garder jalousement ses secrets. Les gens qu'il a accusés, qui se reconnaissent, ne vont pas certainement se laisser faire facilement.  Tant que ses puissants adversaires ne sont pas neutralisés, Houcine Arfa encourt des risques incalculables…
La rédaction

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Editorial

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    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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