Publié dans Politique

Conjoncture - 2018, une année à haut risque

Publié le mardi, 02 janvier 2018

Qu’on le veuille ou non, l’année qui débute porte en elle de grands espoirs et en même temps de profondes appréhensions. Le nouvel an, 2018, suscite des espoirs chez les citoyens compatriotes durement éprouvés par les redoutables et inhumaines conditions d’existence durant toute la période de l’année écoulée.

La population aspire aux grands changements. Selon la Constitution, le mandat de cinq ans du Président de la République expire cette année. Le régime Hvm tire à sa fin. Sauf manigance savamment tramée et orchestrée par les maîtres-penseurs du pouvoir, l’élection du Président devra se tenir, au plus tard, au cours du dernier trimestre de l’année. Etant constaté et vécu la piètre prestation du Chef ainsi que l’équipe qu’il dirige dans la direction des affaires de l’Etat, le peuple a hâte de tourner la page. Vu la médiocrité du taux de popularité de ce régime, le changement tant attendu dans la haute sphère du pouvoir est à la portée de… main. En tout cas, il n’est pas impossible !
Cependant, les craintes et les doutes planent. Les risques de magouilles tendant à détourner le choix des électeurs inquiètent, au plus haut point, les observateurs politiques. L’ensemble de la Société civile (Cmf/Cnoe, Sefafi, etc.) et la plate-forme de l’opposition redoutent les allégations de tripatouillage des résultats du vote. Ces derniers temps, le régime, par le biais du chef du Gouvernement, donnait l’impression de desserrer l’étau. Les clins d’œil à l’endroit des mouvements associatifs les plus influents et virulents membres de la Société civile se multipliaient. Ils auraient pu pondre ensemble le chronogramme de l’élection présidentielle vers la fin de l’année, conformément aux dispositifs de la Constitution. L’avenir nous le dira sur la pertinence de ce consensus.
Des hausses tous azimuts
En ce début de l’année, le pays va affronter les méfaits des différentes augmentations de prix annoncées sur certains produits stratégiques. En effet, la loi de Finances 2018 prévoit la révision à la hausse de diverses taxes imposées par l’Etat sur les produits pétroliers. Une majoration que les compagnies pétrolières vont, certainement, se répercuter sur les prix à la pompe. Or, selon les résultats des analyses des experts des Institutions de Bretton Woods, une augmentation de 20 % sur les taxes prélevées ne devrait pas trop influencer sur les prix à la pompe. Mais, les compagnies ne sont pas prêtes à s’y soumettre.
Les autorités portuaires de Toamasina, pour leur part, ont annoncé un relèvement de 20 % sur le coût du trafic des containers au port. La société nationale Jirama prévoit, de son côté, une hausse de 10 % touchant les gros consommateurs (unités de production,…) qui vont, bien entendu, se rattraper sur le marché. Les consommateurs ménagers avaient déjà eu leur « part », de 7%, en juillet 2017.
La série d’augmentations, en amont, aura à coup sûr des effets délétères, en aval, sur le marché et crèvera les modestes porte-monnaie de la grande majorité.
Quelles que soient les promesses des dirigeants, en ce début d’année, la vie s’annonce intenable pour 2018.
Les enjeux hypothétiques sur le plan politique, de cette année, ne rassurent guère les compatriotes. Les plus avisés, sans être trop pessimistes, craignent la dégénérescence de la paix civile qui, déjà fragilisée par les effets pervers de la recrudescence de l’insécurité ambiante, risque de céder pour toujours.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Servir et non se faire servir !
    En tant que présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, magistrate et députée d'Ambatofinandrahana, pour un second mandat de son état, mit le point sur le « i » dès l'entame de la mandature des nouveaux élus à Tsimbazaza. Face aux comportements qui frisent l'indélicatesse de certains élu(e)s et qui défrayent la chronique, Mme Razanamahasoa tient à préciser qu'un député en tant que représentant(e) du peuple a été élu pour servir les intérêts du « vahoaka » qu'il est censée représenter et non se faire servir comme un prince.

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