Publié dans Politique

Antsiranana II - Le parc national de la Montagne d'Ambre menacé

Publié le mardi, 05 décembre 2017

La forêt dense et humide du Parc national de la Montagne d'Ambre dans la Commune rurale de Joffre-Ville, District d'Antsiranana II ainsi que la variété de faune et flore que celui-ci regorge sont sérieusement  menacées. Une déforestation sans précédente sévit dans cette réserve spéciale depuis quelques années sans que les autorités locales et le ministère de tutelle puissent y mettre un cran d'arrêt ou limiter les dégâts à la grande indignation de la population de cette partie nord de la Grande île.

La Montagne d'Ambre où l'on peut trouver des arbres mesurant plus de 25m de hauteur et une variété de bois dur tels que palissandre et autres attire les bûcherons de certaines régions  comme le miel attire les mouches. Environ 78 sources d'eau s'y  trouvaient auparavant mais actuellement il n'en existe que 16 tout au plus. Les conséquences de cette déforestation sauvage sont désastreuses et se font déjà sentir au niveau de 26 Communes sinon plus dont Joffre-Ville, Antsiranana I dans cette partie nord de la Grande île. Le changement climatique enregistré dans la localité est plus qu'inquiétant. Si auparavant la température la plus basse observée dans la Commune rurale de Joffre-Ville était de 2° et bien  actuellement elle varie entre 15° et 18°. La déforestation a tari les rivières si bien qu'à Antsiranana depuis quelque temps dans plusieurs quartiers de ladite ville  il faut se lever à 2h du matin pour s'approvisionner en eau.
Sonnette d'alarme
Le sénateur Amido qui nous a contactés hier d'Antsiranana  a tiré la sonnette d'alarme. « Les conséquences de la déforestation du parc national de la Montagne d'Ambre sont alarmantes. Il est temps que le ministère de tutelle adopte une autre approche dans sa politique de protection de l'environnement à Madagascar. La protection et l'entretien des parcs nationaux ou de réserves spéciales ne doivent pas revenir uniquement aux Ong. Le ministère de l'Environnement doit désormais songer à subventionner  les parcs nationaux en  l'occurrence la réserve spéciale de la Montagne d'Ambre. Celle-ci fait partie de la patrimoine nationale », a-t-il expliqué. Faut-il rappeler que la Montagne d'Ambre est le premier parc national créé à Madagascar en 1958.
Existence de réseau
Amido dans son explication n'exclut pas l'existence d'un réseau dans la déforestation qui sévit dans la Région Diana. De toute évidence, devait-il laisser entendre, des éléments des Forces de l'ordre, des responsables de la direction ou services de l'environnement et certaines autorités locales sont de mèche avec les auteurs de la déforestation dans ladite  région. « Sinon comment par exemple expliquer l'existence d'au moins 50 ateliers de menuiserie dans la Commune rurale d'Anivorano-Nord ? », a-t-il demandé.
A.Lepêcheur

1 Commentaire

  • Posté par Basil
    jeudi, 07 décembre 2017

    Dieu nous donne une ile pleine de ressources et de beauté. Nous avons ouvré à la détruire, jusqu'à ce que plus rien n'existe....

    Rapporter

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Concurrence au sein du HVM - Rivo Rakotovao tacle l'ex - ministre Paul Rabary
  • Vie politique - Qui a peur des élections ?
  • Assemblée nationale - Quid de la déchéance des députés « caméléons » ?
  • Election présidentielle 2018 - Les candidats pressentis du HVM
  • Elections anticipées - Une obligation et non une option !
  • Contre une présidentielle anticipée - Le HVM et ses sbires divaguent
  • Venue du Pape à Madagascar - « Je ne peux pas promettre à 100 % », dixit le Cardinal Tsarahazana
  • Andry Rajoelina - « La nomination des ministres autres que MAPAR et TIM était à notre insu »
  • Choix de ministres HVM indésirables - Peaux de banane de Rajaonarimampianina contre Ntsay Christian
  • Sortie de crise - Les sans-grades se ridiculisent

La Une

Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

A bout portant

AutoDiff