Publié dans Politique

Hausse du prix du riz - Réaction tardive du Gouvernement

Publié le mardi, 05 décembre 2017

Il a fallu que les prix atteignent des sommets pour que le Gouvernement décide enfin de prendre les taureaux par les cornes. Pour tenter de mettre un cran d'arrêt à la hausse irrépressible du prix des produits de grande consommation tels que le riz, le Premier ministre et les responsables concernés au sein de l'Exécutif ont tenu une réunion à la Primature de Mahazoarivo lundi dans la fin de soirée.

Dans la foulée, une descente fortement médiatisée menée par le Premier ministre Solonandrasana Mahafaly Olivier a été menée au marché d'Anosibe hier dans la matinée. L'occasion pour le numéro Un du Gouvernement de s'entretenir avec les grossistes sur les tenants et aboutissants de cette hausse. Durant la descente, il a été ainsi annoncé que le Gouvernement par le biais du ministre du Commerce et de la Consommation a établi un partenariat avec les grossistes pour que les prix du riz soient inscrits de but en blanc sur leurs étals. D'après les estimations du Pm, le sac de riz de 50kg devrait coûter environ 72 000 ariary. En outre, il a été annoncé que le ministre du Commerce et de la Consommation effectuera une descente à Toamasina. Des efforts seront également entrepris pour l'accélération de la sortie du riz au niveau du Port de Toamasina et l'accélération de la délivrance des certificats de consommabilité au niveau du ministère de la Santé publique. L'objectif est de réduire drastiquement le prix du riz étant entendu que l'offre sera désormais plus conforme à la demande. La mise en place de Task force au niveau des Districts, composé de chefs de District, de représentants du ministère du Commerce et de la Consommation pour vérifier quotidiennement le prix du riz importé et celui produit localement, les stocks et la demande mensuelle. L'objectif est de supprimer les rétentions de stocks et les abus. « Les détaillants ne devraient pas prendre une grosse marge. 10% au maximum suffisent », a ainsi commenté le Premier ministre. Pour beaucoup d'observateurs, ce plan de l'Exécutif arrive tardivement. L'action du Gouvernement vient en effet plusieurs mois voire une année après le début du problème.  Cela fait longtemps que la population subit en effet les contrecoups de cette hausse du prix du riz.  Visiblement, comme pour la défunte épidémie de la peste pulmonaire urbaine, le Gouvernement n'a pas pris le problème de la hausse des prix du riz au sérieux, et tente actuellement de trouver des solutions. Le Gouvernement savait pertinemment depuis l'an dernier que ce problème se produirait. « La faible production de riz due aux aléas climatiques est à l'origine du problème. En outre, l'offre ne suit pas la demande », explique d'ailleurs le communiqué de presse de la Primature rapportant la descente du Premier ministre à Anosibe. Le Gouvernement n'a visiblement pas encore fait sien l'adage qui dit « Gouverner c'est prévoir ».
A.R.

1 Commentaire

  • Posté par njarasao
    mercredi, 06 décembre 2017

    médecin après la mort c'est ce qu'on peut dire!un vrai dirigeant sait prévoir!!!ou, il veut que tout ça se passe pour prouver qu'il travaille

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Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

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