Publié dans Politique

Commune urbaine d’Antananarivo - Vivement le contrôle du Bianco et de l’Ige, selon le deuxième adjoint au maire

Publié le mardi, 14 novembre 2017

S’exprimant devant la presse, Julien Andriamorasata, deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine d’Antananarivo en charge des finances et  de l’administration, était direct hier. Selon ses dires, les autorités municipales de la grande ville de Madagascar souhaitent vivement que le Bureau indépendant anti-corruption et l’Inspection générale d’Etat (Ige) mènent des contrôles auprès des services de la Municipalité. La déclaration a fait suite aux accusations de la politicienne Lalatiana Ravololomanana et non moins membre du Conseil municipal d’Antananarivo. Cette dame est mue par une haine viscérale contre le maire Lalao Ravalomanana, selon Julien  Andriamorasata. Il a alors  énuméré quatre raisons principales à ce propos. La première d’entre elles est son échec aux élections municipales de juin 2015. La deuxième concerne la récente attribution au maire d’Antananarivo d’un trophée international en lien avec la promotion de l’agriculture urbaine en partenariat avec la région Ile-de-France.

 

 Infraction pénale

La troisième raison est d’ordre affectuel. En effet, une fille de Lalatiana Ravololomanana était directrice des affaires juridiques à Analakely. Mais celle-ci a failli à ses obligations. Elle a bloqué tous les actes administratifs qui devaient être soumis à l’appréciation du préfet de police, ce qui constitue une infraction pénale. Pour cause, la responsable défaillante était mutée à d’autres fonctions. La mère n’a pas digéré du tout cette mesure, selon l’observation de Julien Andriamorasata. Le quatrième motif a un lien avec le controversé sujet d’Omavet. Lalatiana Ravalolomanana accuse l’ancien couple présidentiel de machiner derrière cette initiative afin de se servir de la caisse de cet organisme semi-privé à des fins électorales. Elle a même fait croire que ce serait un fonds de propagande pour le numéro un du parti Tiako i Madagasikara. « C’est une diffamation publique pour laquelle cette dame risque gros si les principaux concernés  portent plainte devant la Justice », avertit l’interlocuteur.

 Pressantes

Abordant le brulant sujet d’Easy Park, le responsable entend jouer l’entière transparence. « Il s’agit d’un projet-pilote qui ne rapporte pas encore grand-chose », souligne-t-il. Mais il est d’une aide précieuse pour l’administration municipale en mal de trésorerie. De plus, le Trésor public n’a pas reconnu cet organisme de telle sorte que celui-ci est contraint de verser directement ses dus aux caisses municipales. Le fonds étant  disponible a été d’un grand secours pour l’équipe d’Analakely en cas de dépenses obligatoires et pressantes comme les missions à l’étranger et l’organisation à Antananarivo en décembre de l’assemblée générale de l’Association des grandes villes de l’océan Indien dont Lalao Ravalomanana est la présidente en exercice.  « Toutes les pièces comptables correspondantes sont  là », indique Julien Andriamorasata en montrant deux documents tenant lieu de comptes administratifs pour les exercices 2015 et 2016 concernant les recettes et les  dépenses.

 M.R.

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Editorial

  • Et le savon !
    Trop occultée par les affres et les fantasmes de la politique, l’économie s’éclipse et meurt à petit feu! Elle peine à subsister. Des mesures d’urgence s’imposent. Le samedi 12 janvier 2019, le premier responsable de l’Autorité nationale en charge des mesures correctives commerciales (ANMCC) donna une conférence de presse en présence de certains opérateurs locaux. L’objet étant de faire état des dispositions engagées afin de « donner un nouveau souffle à l’industrie nationale ». D’après Barthélémy, directeur Général de l’ANMCC, des mesures de sauvegarde ont été arrêtées touchant les importations de certains produits comme les pâtes alimentaires, des détergents en poudre ainsi que des couvertures. Pour une durée de 4 ans, renouvelable, les importations de ces produits ciblés seront soumises au droit additionnel de 30%.  Il n’est jamais tard pour bien faire ! Les acteurs nationaux de l’industrie ont dû attendre des années des mesures pour protéger nos produits face à l’importation ...…

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