Publié dans Politique

Rivo Rakotovao - Un candidat de substitution pour 2018

Publié le dimanche, 12 novembre 2017

A peine élu président du Sénat, Rivo Rakotovao a effectué une tournée qui l’a emmené dans la partie Nord du pays notamment du côté de Mahajanga. Lors de ce séjour, le numéro un du Palais de verre d’Anosy en a profité pour vanter les mérites du régime actuel. Pour de nombreux observateurs, le numéro deux du pays a visiblement effectué une précampagne en vue des élections de 2018. Une question que se sont posés quelques analystes est alors de savoir pour qui cette précampagne a été menée, pour l'actuel Chef de l'Etat Hery Rajaonarimampianina ou pour lui-même.  Rivo Rakotovao, candidat à l’élection présidentielle en lieu et place de Hery Rajaonarimampianina ? Voilà une hypothèse qui fait en effet actuellement son bonhomme de chemin actuellement.

Au sein des rangs du Hery vaovao ho an’i Madagasikara, l’éventualité est évoquée. Et se pose alors l’épineuse question du remplaçant. Quelques noms sont avancés dont celui de l’actuel président du Sénat.  Pour le moment, la possibilité d'une candidature de l'actuel Chef de l'Etat Hery Rajaonarimampianina pour un second mandat tient la corde. D’ailleurs tous les signes tendent vers un dépôt de candidature de l’actuel locataire d’Iavoloha pour se succéder à lui-même. Pour ne citer que le parachutage d’un des proches parmi les proches à la tête du Sénat ou encore l’élaboration de textes électoraux déjà très controversés au niveau des acteurs politiques et des organisations de la société civile. Au sein de la famille politique du numéro un de l’Etat, certains semblent néanmoins réfléchir déjà à un remplaçant le cas échéant. Autrement dit à devenir un candidat de substitution.  En tout cas, si Hery Rajaonarimampianina devait renoncer à sa propre succession il devrait appuyer une personnalité susceptible de reprendre le flambeau du parti Hvm. D'un point de vue statutaire et au regard des rapports de force politique, Rivo Rakotovao a pour bon nombre d’observateurs  le gabarit et la carrure  pour prétendre au poste. D’abord parce que l’homme est président d’un parti, en l’occurrence le parti Hvm.  En outre, Rivo Rakotovao bénéficie de la confiance indéfectible de l’actuel Chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina qui a toujours été ministre dans les divers Gouvernements depuis le début du régime actuel. Après avoir été ministre auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Elevage, Rivo Rakotovao a été nommé au Sénat pour ensuite être propulsé à la tête de cette deuxième institution du pays.  Un poste stratégique car en cas de démission de l’actuel Chef de l’Etat, ce serait au numéro un de la Chambre haute d’être amené à prendre les rênes du pouvoir.  Dans les salons huppés de la Capitale, il se dit également que Rivo Rakotovao serait le seul à oser tenir tête et à recadrer le Chef de l’Etat si besoin était. Reste que le président national du Hvm est tout autant comptable que Hery Rajaonarimampianina du bilan calamiteux du quinquennat. Un argument qui ne joue pas en sa faveur dans l’éventualité d’une candidature de sa part.  

Recueillis par  A.R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Affaire Houcine Arfa - Le mystère demeure entier
  • Laïcité de l’Etat - Hery Rajaonarimampianina perpétue l’infraction
  • Marc Ravalomanana - La persécution continue
  • Changement de gouvernement - Bruit de bottes à la primature
  • Loi sur la Zone économique spéciale - Benjamina Ramanantsoa humilié
  • Taux de pauvreté en baisse - Un ministre paie 9 000 euros pour ses gardes du corps
  • Appel aux services d’Houcine Arfa - Le Président humilie les galonnés malgaches
  • Corruption de haut niveau - Un ex-maire roumain en fuite demande l’asile politique à Madagascar
  • Affaire Houcine Arfa - Trois tentatives de corruption de la Procureure de la République
  • Visas aux frontières - Levée de boucliers contre Ametis

La Une

Editorial

  • L’effondrement !
    L’anéantissement du régime, en place, serait-il proche ? Des signes précurseurs semblent l’annoncer. Essoufflement, fatigues ou sueurs froides, des symptômes réels d’une maladie grave  et qui apparaissent au moindre effort physique. On dirait qu’il ne reste plus au « malade » que quelque temps ! Sous une autre forme, l’édifice du parti au pouvoir, le HVM (Hery vaovaon’ny Madagasikara) dont la « construction » ne datait que de 2013, semble déjà menacé par l’apparition, ici et là, sur la façade principale, des « fissures  béantes ». Pour les spécialistes en bâtiment, l’effondrement de la bâtisse ne serait plus qu’une question de temps à moins que de sérieuses réparations ne soient pas effectuées, surtout en cette période de fortes pluies.

A bout portant

AutoDiff